acte h, SCÈNE IX
DAMlS.
Hé par quelles raisons?
MONDOR
C'est qu’on pourrait vous mettre aux Petites-MaâsoM, dàmis.
Cet amour, il est vrai, me parut un peu vide;
Et je ne pus tenir à l’appât du solide.
Je répudiai donc la chimérique Iris.
D’une beauté palpable enfin je fus épris.
J’ai chanté celle-ci sous le nom d’Uranie.
Àh ! que j’ai bien pour elle exercé mon génie î Et que de tendres vers consacrent ce beau mm f
MONDOR
Et je n’ai pas plus' vu Tune que l’autre ?
3AMlh.
Non.
La fierté, la naissance et le rang de la dame Renfermaient dans mon cœur le secret de ma flamme. Comment aurais-tu fait pour t’en être aperçu? fille-même, elle était aimée à son insu.
MONDOR
Mais vraiment un amour de si légère espèce Pourrait prendre son vol bien par delà l’ altesse!
DAMIS
N’en doyte pas; et même y goûter des douceurs, L’Amour impunément badine au fond des cœum,
A. ce que nous sentons que fait ce que nous sommes L’astre du jour se lève : il luit pour tous les hommes Et le plaisir commun que répand sa clarté Représente l’effet que produit la beauté.
MONDOR
J’entends. Tout vous est bon, rien ne vous importune^ Pourvu que votre esprit soit en bonne fortune ?
A. ce compte, un jaloux ne vous craindra jamais.
Et vos rivaux, monsieur, peuvent dormir en paix.
Et deux l... A l’autre I
DAMIS
Hélas I en ce moment encore Je revois son image, et mon esprit l'adore*,..
(A pari.)
Pour la dernière fois, tu me fais soupirer.
Divinité chêne! ïl faut nous séparer.
Plus de commerce; adieu, nous rompons.
MONDOR
Quel dommage !
L'union était belle !... Hé que répond l’image ?
De mon cœur attendri pour jamais elle sort,
Et fait place à l’objet dont nous parlions d’abord.
MONDOR
D’un poste mal acquis l’équité la dépose ;
Et rien, avec raison, fait p/ace à quelque chose?