I Joan., III
associer notre volonté à l'œuvre de notre transfiguration, pour faire que la béatitude promise soit pour nous non seulement Taumône de la libéralité infinie, mais la couronne décernée par Téternelle justice : Reposita est mihi corona jmtitiœ ^ .
Le vrai chrétien est celui qui ne perd jamais de vue cette destinée suprême, qui la désire non pas comme une sorte de pis-aller et pour se consoler de ne pouvoir s'éterniser aux festins de la terre, mais comme l'objet de son libre choix et de ses généreuses préférences. Pour la conquérir, rien ne lui semble trop dur : ni les obscurités de la foi, ni les angoisses de la volonté dans sa lutte contre le mal, ni le travail, ni la souffrance, ni la mort. Aux prises avec toutes les formes de l'épreuve,, il ne crie jamais : c'est trop ! il accepte tout de la main d'un père ; il est prêt à accepter davantage encore, à sceller même de son sang son immortelle espérance. Quel que soit le fardeau qui l'accable, il le compare, comme faisait saint Paul, avec ce poids immense de gloire que Dieu lui réserve, et il le déclare léger : levé. Quelle que soit la durée de son épreuve, il la compare avec l'éternité de la récompense, il dit : ce n'est qu'un moment : momenianeum, Momentaneum et levé tribulationis nostrœ supra modum in suhlimitate œteiiium gloriœ pondus operatur in nohis 2.