livre qui complète son précédent écrit sur le Présent et
SÉANCE ANxNUELLE DU 28 NOVEMBRE 1894 365
Vavenir du Catholicisme^ il constate Texistence et analyse les causes d'une réaction de la pensée contemporaine contre le Fositmisme; en même temps, il montre Téchec inévitable de ce mouvement, s'il ne conduit pas ses
auteurs jusqu'à la vérité intégrale qui est la vérité chrétienne.
Notre école des sciences continue à se signaler par les travaux de ses maîtres, parmi lesquels je devrai nommer une fois de plus M. de Lapparent et M. Branly. Le savoir du premier, servi par le talent littéraire que vous avez si souvent applaudi, que vous regrettez de ne point applaudir encore aujourd'hui, déborde sur toutes les frontières de la pensée, sans jamais perdre de sa profondeur et de sa sûreté. Les patientes investigations du second sur les rapports de Télectricité avec les phénomènes lumineux, ne cessent de fournir à l'Académie des sciences de nouveaux apports d'observations destinées à se condenser un jour en une vaste synthèse.
On vous a dit les récompenses académiques qui sont venues couronner les productions de quelques-uns de nos professeurs. Qu'il me soit permis d'ajouter à cette liste une médaille décernée par l'Académie des inscriptions à l'un de nos anciens élèves, M. Tabbé Clerval, du clergé de Chartres, pour la'savante et luxueuse publication d'un manuscrit chartrain du xi® siècle.
Enfin, Messieurs, pour favoriser le rayonnement scientifique de notre Université au dehors, nous nous proposons, cette année, d'ouvrir la belle salle que son Ëminence vient de bénir, au public ami. des lettres et
du savoir, en y instituant une série de conférences où quelques-uns de nos professeurs et de nos amis vieedront verser de leur trop-plein. Ces conférences commenceront dans la seconde quinzaine de janvier. On y entendra M. Alix, M. Beurlier, M. de Lapparent, M. Tabbé de Broglie et d autres encore dont les noms vous sont connus ou se feront connaître. On apprendra ainsi de plus en plus le chemin de notre Institut. On s'apercevra qu'il s'y fait, au service de TËglise et de la France, de bonne et utile besogne. On souhaitera de voir se dilater nos tentes. Qu'à cela ne tienne. Messieurs.
L'élégante construction que vous venez d'inaugurer ne représente que la vingt-cinquième partie du plan d'ensemble dont M. Ruprich-Robert est l'auteur. Digne héritier de l'artiste éminent qui fut son père, il a conçu l'œuvre entière : l'exécution dépend de vous. Ce qui est fait n'est presque rien à côté de ce qui reste à faire; mais en soi, c'est beaucoup, car c'est le passage du néant à l'être; le reste n'est plus qu'une affaire de croissance. On dit bien que les pierres ne croissent pas. Mais cela n'est pas vrai toujours. La bénédiction de Dieu est une semence de vie : elle est descendue sur nos murailles ; elle n'y demeurera pas stérile : le germe qu'elle y a déposé n'attend pour se développer que le soleil de la foi et la pluie fécondante de la charité. Ni l'un ni l'autre ne manqueront à cet ouvrage. Un jour viendra où l'Université catholique de Paris sera forcée, par ses succès mêmes, de secouer le vêtement de sa pauvreté et d'étendre sur ses nombreux enfants un
plus riche manteau. Si Toù peut alors réunir dans une même enceinte ceux qui d'avance avaient eu foi dans son avenir et ceux qui avaient douté d'elle, je vous demande à tous de quel côté, ce jour-là, vous voudrez être. C'est maintenant qu'il faut faire votre choix.
StAHCE ANNUELLE DU 27 NOVEMBRE I89S
Éminence, Messeigneurs, Mesdames, Messieurs,
La Faculté de Droit et l'Ecole des Lettres ont le privilège de trouver ici des interprètes qui se renouvellent chaque année.
La Faculté de Théologie jouit de la même prérogative, mais elle l'exerce dans une solennité distincte qui se célèbre à la fin de l'année scolaire. L'École des Sciences s'est fait écouter à maintes reprises et vous voudriez tous l'entendre encore, car elle parle un langage fait de charme, d'élégance et de clarté. Mais cette personne dont la voix est si douce — c'est de TÉcole qu'il s'agit — est en même temps d'humeur austère. Elle ne veut prendre la parole que pour annoncer des choses nouvelles ; et comme elle n'en a pas tous les ans à produire, elle ne parle pas tous les ans. Il serait pourtant injuste de la passer sous silence, car elle fait de bonne et utile besogne. Lorsqu'elle se tait, mon rôle est de lui rendre témoignage, de ramasser aussi
les miettes échappées aux rapporteurs spéciaux, de fournir une expression à la vie de Tœuvre tout entière et de montrer ses relations avec les faits et les idées de l'heure présente. Il y a quinze ans que cette, tâche m'incombe. Il fut un temps où je m'excusais des redites auxquelles elle me condamne. Mais je me suis aperçu que mes excuses, à leur tour, devenaient des redites. J'ai pris le parti d'y renoncer et de m'exécuter sans phrases.
Puisqu'il s'agit d'une revue d'année, avant tout il faut compter nos morts. Hélas! après douze mois, le nécrologe n'est jamais vide. L'année dernière à pareil jour, nous pleurions sur la tombe de Claudio Jannet ; le deuil qu'il a laissé dans nos cœurs vient de nous réunir encore, il y a peu de jours, avec sa digne veuve et ses enfants, dans notre église Saint-Joseph des Carmes ; et nous sentions tous, en priant pour l'absent, que nos regrets n'avaient pas vieilli. Mais depuis un an, nous avons eu à pleurer de nouvelles pertes. Un de nos évêques manque au rendez-vous. Successeur de M^'^Regnault sur le siège de Chartres, héritier de l'amour et du dévouement de M»"" Dupanloup pour notre œuvre, Mfi^'Lagrange tenait par ce double lien à nos premiers fondateurs, dont il continuait pour nous la sollicitude éclairée et bienfaisante. Il voulait que chacun de nous considérât l'évêché de Chartres comme sa maison. 11 appelait nos professeurs à contrôler l'enseignement de ses collèges ; il nous confiait le soin de former pour ceux-ci des maîtres. Atteint depuis longtemps d'une affection cardiaque, il en a supporté avec sérénité les
cruelles angoisses, il a donné aux témoins de sa lente agonie d'admirables exemples de patience, de soumission à Dieu et de confiance. Le 23 juin, il s'éteignait dans une syncope. Notre Université a été largement représentée à ses obsèques. Son souvenir vivra parmi ceux de nos bienfaiteurs les plus délicats et de nos amis les plus fidèles.
La mort nous réservait de plus foudroyantes surprises. Le 11 mai, au sortir de notre église où, dans un ministère caché, il se prodiguait aux humbles, M. Tabbé de Broglie tombait victime d*un lâche et stupide attentat. J*ai dit ailleurs ce que FËglise de France, la science sacrée, la jeunesse chrétienne ont perdu en la personne de ce prêtre admirable, de cet apologiste érudit, de ce penseur original. Une fois de plus je veux redire ici, au nom de tous mes confrères, la douleur qui nous est commune dans ce grand deuil de l'Université catholique qu'il a honorée par ses travaux, qu'il a soutenue de son dévouement désintéressé, qu'il a édifiée de ses vertus.
La jeunesse elle-même n'est pas à Fabri des coups de la mort. L'année qui vient de se clore nous a enlevé aussi quatre de nos étudiants, que Tafifection et l'estime de leurs camarades avaient discernés et que leurs regrets ont accompagnés dans la tombe : Alfred Levé, Daniel Violot, Charles Viaud et Maurice de Manneville.
Un événement qui n a, grâce à Dieu, rien de tragique, a fait encore dans nos rangs un vide profondément ressenti par tous : M. l'abbé Duchesne, membre
de rinslitut, avait été Tun de nos premiers maîtres. Il avait apporté à notre naissante école de théologie l'éclat de sa précoce renommée ; il avait fondé ici l'enseignement de l'histoire ecclésiastique. Lorsque le ministre de l'instruction publique, ratifiant la proposition de l'école des hautes études de la Sorbonne, l'appela i la direction de l'École française d'archéologie à Rome, nous nous sommes sentis partagés entre le regret d'une telle perte et l'honneur qu'un tel choix faisait rejaillir sur notre corps enseignant. C'est au printemps dernier que M. l'abbé Duchesne est allé prendre possession de son poste. Je l'y suivis de près et j'eus la joie de recueillir sur les lèvres de l'éminent cardinal Parocchi, bon juge en matière de science sacrée, un témoignage que je veux rapporter textuellement. « Je suis heureux, me dit Son Éminence, de voir M. Duchesne à Rome. Notre grand de Eossi n'avait laissé ici que des disciples, Il fallait que sa place dans l'archéologie chrétienne fût occupée par un maître : elle le sera maintenant. » Je traduirai le sentiment de tous ceux qui furent ici les confrères de M. Duchesne en remerciant NN. SS. les Évêques d'avoir, aujourd'hui même, consacré et perpétué par l'honorariat le lien qui le rattachait à notre œuvre.
La succession de M. l'abbé de Broglie dans la chaire d'apologétique a été dévolue au R. P. Largent, de l'Oratoire, précédemment professeur de Patrologie, puis d'Histoire ecclésiastique, à la Faculté de Théologie. Nul mieux que ce maître érudit et disert, héritier des plus pures traditions théologiques, nourri de la
moelle littéraire du xvii* siècle français, et familier avec toutes les formes de la pensée contemporaine, ne pouvait assurer, pour le bien de notre jeunesse studieuse et de tous les croyants avides de s'instruire, la continuation d*un enseignement que son regretté prédécesseur avait porté si haut. Mais le vide qu il comblait d'un côté se reformait ailleurs. Nous avions à le remplacer^ en même temps que M. Duchesne dans sa chaire d'Histoire ecclésiastique. Chacun de ces deux professeurs donnait deux leçons par semaine. Il y aura bien encore quatre leçons, mais elles seront données • par quatre professeurs explorant quatre provinces distinctes de l'Histoire de l'Église. M. l'abbé Beurlier, initié depuis longtemps à la connaissance de l'antiquité chrétienne, enseignera l'histoire des premiers siècles de notre ère en Orient et en Occident. LeR. P. Baudrillart, de l'Oratoire, portera sur la période moderne, celle qui date de la Renaissance, les lumières de son vaste savoir historique. Tous deux mèneront de front cet enseignement avec celui dont profitent nos aspirants à la licence es lettres. La période du moyen âge est réservée à M. l'abbé Clervai, archiviste-adjoint de la ville de Chartres et supérieur de l'École des Clercs de Notre-Dame. Ancien élève de nos Facultés de Théologie et de Lettres, il a conquis, cette année même, avec honneur, le diplôme de docteur es lettres à la Sorbonne, par une thèse fort remarquée sur l'histoire des écoles chartraines au moyen âge.
Sans quitter les œuvres qui l'attachent au vénérable sanctuaire dédié à la Virgo jparitura^ il trouvera, il a
trouvé déjà — car son cours est ouvert, — dans son amour de la science et dans son attachement à notre Université le secret de mener de front les deux lâches. Autrefois, dans l'Europe chrétienne, les cités savantes se prêtaient ainsi des maîtres illustres. On franchissait même de plus grandes distances que celle qui sépare Chartres de Paris. Mais on n'avait pas encore découvert le moyen d'enseigner dans deux villes en même temps. Vous voyez bien que la vapeur sert à quelque chose. Parfois même, dans son empressement à nous amener des hôtes venus de Chartres, la locomotive dépasse le but et descend par la fenêtre dans la rue qui conduit ici. C'est un beau zèle, mais il devra lui suffire d'avoir montré une fois ce qu'elle peut faire, et nous la tenons quitte de la récidive.
Le quatrième cours d'Histoire ecclésiastique est spécial aux étudiants en droit canonique. Connaître les lois de l'Église et les principes de sa discipline, c'est le premier devoir du canoniste ; mais quand il l'a rempli, il lui reste quelque chose à faire : c'est d'apprendre comment la diversité des rites, les résistances de l'hérésie ou du schisme, les vicissitudes de la propagation de l'Évangile, les influences ethniques et politiques font varier dans la pratique l'aspect de ce tableau que le commentateur des Décrétales serait tenté de peindre plus symétrique qu'il ne l'est en réalité. Histoire contemporaine de l'Église, répartition des diverses communions chrétiennes sur le globe, leur organisation, leur prosélytisme, leurs rapports avec les États, voilà d'importantes questions sur lesquelles les ouvrages
classiques de droit canonique et les manuels historiques ne contiennent que des données incomplètes, superficielles et trop souvent inexactes. Initier les jeunes clercs à ces connaissances actuelles et vivantes, n'est-ce pas les préparer, d*une façon neuve et éminemment utile, à servir TÉgUse qui voit tout vieillir autour d'elle et qui se rajeunit toujours ? Mais il faut au maître qui entreprend cette tâche, une préparation lointaine, dont les voyages, Tesprit d'observation, la connaissance des langues et des littératures étrangères, enfin et surtout une solide instruction géographique, composent les éléments. Nous avons trouvé toutes ces conditions réunies chez M. l'abbé Pisani, docteur es lettres, professeur de géographie à l'École des Lettres. C'est à lui que nous avons demandé d'inaugurer, en faveur de nos jeunes canonistes, un enseignement qui mérite, de tous points, d'être appelé nouveau. Les savantes études qu'il a publiées récemment sur les Églises orientales^ sur le Catholicisme en Arménie^ sur la Question arménienne^ ne permettent pas de douter de la compétence qu'il apporte dans cette difficile et intéressante création.
Je ne quitterai pas le domaine de la théologie sans avoir dit un mot des modifications récemment introduites par le Saint-Siège dans les statuts de cette école à la demande de ses fondateurs. 11 n'a jamais été question, comme on la dit, d'abaisser la valeur des grades, Notre doctorat subsiste avec ses anciennes et rigoureuses exigences, mais il subsiste comme grade éminent, offert surtout à l'ambition des futurs professeurs de Facultés. Au-dessous de ce doctorat supérieur, qui
sera comme une combinaison des deux éléments que représentent, dans les Facultés de l'État, le doctorat et Tagrégation, il y aura un doctorat ordinaire, correspondant, par la durée du stage et par la difficulté des épreuves, à celui que délivrent les Universités romaines. La licence demeure intacte au-dessous. Enfin, et c'est ici la principale innovation, le baccalauréat peut être délivré par la Faculté sur le vu d'un certificat d'examen passé dans l'intérieur des séminaires. Ce privilège, réservé aux diocèses fondateurs de notre Université, aura pour effet de resserrer le lien qui unit la Faculté de Théologie aux séminaires qui en dépendent et surtout par les programmes qu'elle rédige et par le contrôle qu'elle exerce, de faire rayonner, sur l'enseignement secondaire des sciences sacrées, l'influence de l'enseignement supérieur.
Les professeurs attachés à cette Faculté ne sont pas les derniers à prouver par leurs travaux personnels que l'activité scientifique est compatible avec le labeur de l'enseignement. M»*" Gasparri poursuit ses belles études sur la discipline canonique des sacrements. A ses grands traités, déjà classiques, du Mariage et de l'Ordre, il va bientôt ajouter celui de l'Eucharistie. M. l'abbé Boudinhon, son collègue, continue, en dirigeant un périodique estimé, le Canoniste contemporain^ d'aborder, avec une érudition sûre, toutes les questions qui préoccupent l'opinion ; je citerai entre autres celle des ordinations anglicanes. Le R. P. Auriault fait revivre en français, dans les pages de notre Bulletin^ la tradition théologique des plus beaux temps de l'École.
370 DISCOURâ bE RENTRÉE
M. l'abbé Graffin met la dernière main aax savants index qui vont bientôt compléter les deux premiers volumes de sa Patrologiê 9i/riaquê. M . le baron de Vaux se signale par de savantes publications de littérature arabe. M. l'abbé Fillion continue son édition et son commentaire de la Bible. M. l'abbé Vigouroux ajoute, à la liste déjà glorieuse de ses travaux, la direction d'une grande œuvre collective, le Diciionnan-edê la Bible. Les revues spéciales ou générales font apparaître fréquemment la signature de nos autres professeurs.
Pour la troisième fois cette année, la Faculté a eu à décerner le prix biennal de 2.000 francs fondé par une généreuse bienfaitrice pour encourager les écrits apologétiques. Le prix Hugues^ c'est ainsi qu'il est désigné, a été partagé en deux parties inégales. Un premier prix de 1.500 francs a été obtenu par M. l'abbé Gombault, curé de Montlivaut, diocèse de Blois. Un second prix de 500 francs a été accordé à M. l'abbé Gallard, curé de Béguey, diocèse de Bordeaux. Une transaction passée entre la fontlalrice et l'administration de Tlnstitut catholique assure, autant qu'on peut assurer quelque chose en ce monde si peu sûr, la perpétuité de cette utile fondation. Le prochain concours sera jugé en 1897. Il aura pour objet : le Miracle devant la conscience.
,le me suis étendu sur ce qui concerne la Faculté de Théologie parce que c'est un des traits caractéristiques de noire temps que rinlérêt, j'allais dire la curiosité chaque jour plus éveillée de l'esprit contemporain sur un ordre de questions longtemps dédaigné du public et relégué dans le monde fermé des séminaires. Si ce
n'est pas toujours avec bienveillance, du moins ce n'est plus avec dédain qu'on parle des choses théologiques. On s'en était détourné pour s'occuper d'autre chose ; mais voici que d'une part les nouveaux problèmes scientifiques, de l'autre la forme nouvelle des vieux et éternels problèmes moraux, ramènent partout l'inévitable contact avec la grande révélation chrétienne. Puisque tout le monde cherche un Messie de la pensée, l'heure de parler n'est-elle pas venue pour ceux qui l'ont trouvé? Invenimus Messiam ^
Mais puisque j'ai été trop long, il faut maintenant que je me hâte, au risque d'être injuste.
Notre école des sciences a obtenu, cette année, les plus honorables succès. Malgré la difïiculté grandissante des épreuves, elle a fait recevoir six licenciés es sciences mathématiques et huit licenciés es sciences physiques. Ses professeurs ne sont pas restés plus étrangers que leurs collègues des autres Facultés au mouvement scientifique. Le compte rendu qui vient de paraître des travaux du congrès international, tenu à Bruxelles l'année dernière, contient de remarquables travaux de M. de Lapparent sur Vâge des formes topographiques ^ de M. l'abbé Nau sur un traité d'astronomie, écrit en syriaque au xiii® siècle. M. Branly vient de donner à nos collèges catholiques un grand traité de physique où les meilleurs juges admirent ce qu'il a. su y condenser de savoir et d'expérience pédagogique.
La vie intellectuelle de notre Université a commencé,