‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 38 sur 105 · Carminuin orientaliiun triga, Stralsund, 181b, in · texte numérisé non relu

Carminuin orientaliiun triga, Stralsund, 181b, in

o. Ci', d'autres extraits dans sa Chrestomathia arabica. Leipzig. 1826, in-8, et dans V Anthologie de Grangeretde la Grange. Paris, 1828, in-8. 4. Cf. Bulletin de Correspondance africaine, t. III, 1883, fasc. I-II.

3. Il renferme une histoire détaillée du prophète et une liste de tradilionnistes. Voir dans lladji Khalil'ah, Lexicon bibliographicutn, t. IV, n" 8449, l'énuniération des abrégés et des gloses de cet ouvrage. [L'n fragment assez considérable a été publié avec une traduction allemande par Witstenfeld, Das Leben Mohammed, Gôttingen, 1857-60, l. I, X-XXXIII.]

UNF, KLÉGIE AMOUREUSE d'iBN SAÏD EN NAS 181

Bibliothèque Nationale d'Alger, n» 1657*. Elle nous apprend que Fatli eddin Mohammed ben Mohammed b. Mohammed ben Ahmed ben Abdallah ben Mohammed b. Yahya, originaire de Séville, naquitau Oaire au mois de dzou'l qa'dah 071 hég'. et mourut en chabàn 734.

La mention de Séville, comme lieu d'origine de l'auteur, nous permet de le rattachera la famille d'Abou Bekr ibn Saïd en Nâs, célèbre traditionniste qui partit de Séville en 1248 de .1. G. lors de la prise de cette ville par les chrétiens et s'établit à Tunis auprès du sultan hafside El Mostansir contre qui Saint Louis dirigea sa dernière croisade -. Le prince tunisien fit bon accueil au savant espagnol et l'historien El Maqqari nous a même conservé des vers que celui-ci adressa à El Mostansir :t. Ibn Saïd en Nâs avait deux fils dont l'un fut nommé chambellan du prince héréditaire Abou Fârcs : mais les soupçons conçus par le sultan l'irritèrent contre la famille d'Abou Bekr, probablement après la mort de celuici ; il fit tuer Ahmed en rabi' second 679 hég.(128()) ; son frère Abou'l Hosaïn parvint à s'échapper '• et se rallia plus tard à la fortune du prétendant Abou Hafs. Après la défaite deMermadjenna ^ en safar 682 mai (128.'3), il le sauva de concert avec Mohammed, l'aïeul de l'historien Ibn Khaldoun et Mt^hammed el Fezazi ; ce jM'ince, épuisé de fatigue, était porté

1. [C'est l'opinion ailoptée par Wiistenfeld, Die (leschichtschveibeider Araber, GolUngen, 1882. in-l, p. 167-108].

2. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, Irad. de Slane, t. Il, p. 382.

3. Ana/ecles sur Ihisloire et la littérature des Arabes d'Eapayne, Leyde, 1858-61, 2 v. in 4, l. Il, p. 198.

i. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, t. II, p. :!83. 5. Ville de Tunisie entre Qaïrouàn et Baghaï.

alternativement sur les épaules de chacun de ses Irois compagnons et put atteindre de la sorte, malgré la dilTiculté des chemins, la forteresse deC)ala'ah Sinàn K Après de nombreuses aventures, Abou Hais parvint à vaincre l'usurpateur Ibn Abi 'Omara et monta sur le trône de Tunis 2 ; mais jaloux du crédit accordé à El Fezâzi, Abou'l Hosain abandonna le prince pour chercher un asile à la cour de Othmân ben Yaghmourasen, roi de Tlemcen, où vivait, dans une demi-captivité un membre de la famille des Hafsites, Abou Zakaryâ. Il le décida à revendiquer le trône de ses ancêtres : grâce à la complicité de la g-rande tribu arabe des Béni 'Amer, Abou Zakaryâ échappa à la surveillance dont il était l'objet, passa dans la province de Constantine, se fit reconnaître comme sultan par les Arabes et les Berbères Sedouikech, s'empara de Bougie dont il fit sa capitale et reçut la soumission de Dellys et d'Alger 3. F*our reconnaître les services d'Abou'l Hosain, il lui donna le titre de chambellan et lui conserva son crédit jusqu'à sa mort : le fils d'Ibn Saïd en Nâs fut même le frère de lait d'Abou Yahya, un des fils du sultan. Abou'l Hosain mourut en 690 (1291 de J.-C.) et fut remplacé par une de ses créatures d'origine espagnole, Abou'l Oâsem ben Abou Djebbi *.

A la mon du sultan Abou Zakaryâ (698 liég- , 1298-

1. Ibn KliaMoun, op. laud., t 11, p. 394. Qala'ah Sinàn était située dans l'ouest (le la Tunisie, à 8 lieues au nord-est de Tébessa.

■2 Cf. sur ce prince la Farésiade d'Ibn Konfoud, extraits trailuits par Clierbonneau. Journal a>!iali(/ue, t 840,1, [^ p 147 et suiv. Ibn Khaldoun, I/isloire des Berbères, t. 11, p. 394-411.

3. Cf. la Farésiade J. As., 1849, t. I, p. 197 ; Ibn Khaldoun, o/). faud.. t. Il, p. 399-400.

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