Iliti Klialdoun, op. hiiid.. t. II. p
L'Nli ÉLÉGIE AMOUREUSE d'iBN SAÏl) EN NAS 183
1299 de J.-C), son fils Aboo'l Baqâ Khâled lui succéda ; mais il eut bientôt à combattre son frère Abou Yahya Abou Bekr, le frère de lait de Mohammed ibn Saïd en Nâs, qui s'était révolté à l'instigation du chambellan Ibn Ghamr (711 hég'. 1311-1312). Le rebelle s'empara de Bougie, vainquit les troupes de son frère et se déclara indéjiendant i. Abou'l Baqà Khàled abdiqua, et Tunis tomba au pouvoir d'un de ses parents, Abou Yahya el Lihyâni (le Barbu) sur lequel Abou Yahya Abou Bekr s'eftorça de reprendre la ville. Dans ce but, il dirigea plusieurs expéditions vers l'Est : pendant l'une d'elles, il charg-ea Mohammed ibn Saïd en Nas, son frère de lait, qui s'était attaché à sa fortune, de lui ramener des machines de guerre et des troupes de Bougie où commandait son chambellan Ibn Ghamr 2. Tunis fut pris en 71(S hég. (131(S) ; le sultan Abou Yahya el Lihyani s'enfuit en Egypte, près du prince mamlouk Oalaoun et son fils Abou Dliarba échoua en voulant continuer la guerre. Tout le pays se soumit au vainqueur, excepté Mahadia et Tripoli. Après la mort d'Ibu (îhamr et la destitution de son successeur, Mohammed (|ui commandait à Béjà, reçut le gouvernement de Bougie el eut à la défendre contre les attaques du roi deTlemcen, Abou Tâchfin, qui avait recommencé la guerre coutre les Hafsites (724 hég.) Sa conduite donna lieu à des soupçons, ainsi que celle de Mousa ben 'Ali el Kurdi, chef des
1. Sur II! iv^ns de co prince, cf. ibn Klialdoun. Histoire des Berhéves, \. 11, p. 433-481 : I. 111, p. l-2i ; Kéiaml, Histoire de Boinjie. .\otices el Mémoires de In Société arc.'téologitjiie de Constantine, 1869, p. 182-194.