Paris, ISOC, in
3. Dans son article sur le roman grec {(ieschichte dcr hijcanlinischen lAtteralur, Munich, 18'J", in-8, p. 867, Kruinbaciicr laisse le soin d'en reclicrclicr les oriyincs à Veselovski ou à (juclque autre investif,'aleur.
4. Sur l'oriijiae de Floire et Blanckellor, Romania, t. XXVlll, 18'J'J, p. 354-359.
192 mi;l\nges africains et orientaux
-M. Reinliold. Le principal argument de ce dernier est que, des contes arabes écrits où M. Huet croit trouver les originaux des divers traits du roman, le plus ancien (A) est une anecdote transmise par Ibn el Djaouzi, mort au plus tôt en 1200 de notre ère. A cela, les partisans de la théorie orientale répondent qu'Ibn el Djaouzi a emprunté ses récits à la tradition arabe et qu'il prend pour héros de son récit un khalife qui vivait dans la première moitié du X'' siècle.
Mais il y a d'autres points qui pourraient être invoqués à l'appui de la théorie de M. Huet. Ainsi, pour détourner le jeune prince d'aimer la jeune fille avec qui il a été élevé ', la reine conseille à son mari de vendre Blancheflor et de faire croire au jeune homme qu'elle est morte pendant une absence qu'il a faite. Pour preuve, on lui montrera un tombeau qui sera censé être celui de la jeune fille. A son retour, Floire est inconsolable et il va se tuer, quand ses parents finissent par lui révéler la vérité (vers 391-1117).
M. Huet (p. 353) a rapproché ce trait de celui de
1 . Un lapproclieiuent sommairement indiqué par M. Huet (p. 3o6), pouvait être encore complété par l'exemple suivant. Le l'ait de deux enfants, élevés et instruits ensemble, et devenus en grandissant amoureux l'un de l'autre se rencontre dans les Mille et une .\uils (éd. du Qaire, 4 vol. in-8, 130:2 liéy., t. H, p. Iit3-194 ; éd. de Bombay, 4 v. in-8, 1297, hég., t. Il, p. 2Gl-'2{i'2). Umanqiie dans les recensions de Habicht et de Beyrout.
11 a été traduit par de Hammer (Contes inédits des Mille et une ^uits, Paris, 1828, 3 V. in-8, t. 11, p. 346-347), Weil (Tausend und eine -\aclit, Stuttgart, 4 V. in-8, 1889, t. IV, p. 66-67) ; Lane [Arabian Mglits, Londres, 4 V. in-8, 1889, t. 11, p. 3:^0; ; Burton {Arabian .Mghls, Londres, 1889,
12 V. in-8, t. IV, p. 39-40) ; Ilenning (Tausend und eine yacht, Leipzig, 22 vol. in-18. s. d., t. YllI, p. 37|. 11 existe aussi dans les yaouadir d'Ahmed el Qalyoubi (Le Qaire, 1302 hég., in-8, p. 114-115), d'où je l'ai traduit dans mes (.'o«/es et légendes arabes \Revue des traditions populaires, t. XV, p. 109).