LES SOURCES ARABES DE FLOIRE ET BLANCHEFLOR
ben Soraïd ben Abou'l Azhar, qui le tenait de Hammad b. Ishaq qui l'avait entendu raconter à son père. Il cite aussi comme autre source Asbât ben' Isa qui le tenait de vieillards de la tribu. Au delà, nous ne trouvons plus que des traditions populaires anonymes, mais nous sommes arrivés au milieu du ix^ siècle de notre ère.
L'épisode du tombeau se retrouve dans un récit qui a pour héros un poète plus ancien que 'Orouali : il s'agit d'El Moraqqicli el Akbar, qui était antérieur au Prophète, c'est à dire au Yif siècle de notre ère. Ce récit se trouve dans le Kitàh el Aghàni d'Abou'l Faradj el Isbahâni^ qui a servi de source à Dâoud el Antàki'^ et au P. Cheikho^, le trait manque dans Ibn Qotaïbah'. Voici sommairement le récit du Kitàh el Aghàni.
El Moraqqich, dont le vrai nom était 'Amir, ou suivant d'autres, 'Aouf, s'éprit de sa cousine Asmâ, fille de 'Aouf ben Mâlek, le même qu'ElBorak. Il tomba amoureux d'elle étant très jeune, et la demanda en mariage à son père qui lui dit: « Je ne te la donnerai pas jusqu'à ce que tu te sois fait connaître par ton courag-e. «Ceci se passait avant que la tribu de Rabi'ah eût quitté le Yémen. El Moraqqich alla chez un roi, resta chez lui quelque temps, fit son panégyrique et reçut des cadeaux. Pendant ce temps, 'Aouf qui était
1. T. V, p. 190, trad. par Quatreinère, Mémoire aur l'ouvrage intitulé Kitdb el Aghàni, Journal asiatique, novembre 1838, p. SlO-'ill ; Perron, Fetnines arabes, p. 17'J-180 [Caussin de l'erceval, Essai sur l'histoire des Arabes, 2c éd., Paris, l'J02, 3 v. in-8, t. II, p. 338-340J.