‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 48 sur 105 · Tazyin et asoudq, t. I, p · texte numérisé non relu

Tazyin et asoudq, t. I, p

'i.P oètes arabes chrétiens, Beyroul, 1890, in-8, p. 283. 4. Liber poesis et poetaruin, p. 103-105.

dans la détresse, maria sa fille à un Arabe des Benou 'Atif qui lui donna cent chameaux ^ Puis il partit avec elle. Au retour d'El Moraqqicli, ses frères (sic) convinrent de dire qu'Asmâ était morte. Ils prirent un bélier, mang^èrent sa chair, ensevelirent ses os enroulés dans une pièce d'étoffe et lui élevèrent un tombeau. Quand El Moraqqich arriva, ils lui racontèrent qu'Asmâ était morte et l'amenèrent près du tombeau. Il le contempla et y revint fréquemment. Un jour qu'il était étendu tout près, la figure cachée dans son vêtement, ses deux neveux jouaient avec des osselets. « Il est à moi, dit l'un ; mon père me l'a donné ; il provient du bélier qu'on a enterré et, quand El Moraqqich est revenu, nous avons raconté que c'est la tombe d'Asmâ. » Le poète demanda alors des détails et, mis au courant, partit pour retrouver la jeune femme. Il se fit reconnaître d'elle par un stratagème semblable à celui de 'Orouah (un anneau jeté dans le vase de lait où elle buvait)"- et mourut de douleur.

El Isbahâni ne cite comme autorité de ce récit que Abou 'Amr.

Ces rapprochements doivent s'ajouter à ceux qu'a rassemblés M. Huet et que M. Reinhold ne me paraît pas avoir réussi à détruire. Quant à une imitation de Psyché (p. 150-157), c'est un paradoxe difficile à soutenir. Outre qu'il n'est rien moins certain que le

1. Faut-il voir dans ce douaire, payé par le mari, l'original de la vente de Blancheflor ?

2. Le même trait existe dans un conte touareg: Histoire du Cha'anbi et de sa fiancée, Hanoteau, Essai de grammaire de la langue tamachek, Paris, 1860, in-8, p. 165; Largeau, /"/ore saharienne, Genève, 1879, in-8, p. 49-50.

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