‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 52 sur 105 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

LES BAMBARAS *

(J. Henry. L'dme d'un peuple africain, Munster i. \V. 1910, in-8).

L'abbé Henry a passé de longues années chez les Banibaras ; je ne sais si, en qualité de missionnaire, il y a fait beaucoup de conversions : on ne le croirait pas, à l'entendre parler de la mentalité de ses ouailles (p. 10, 07 et spécialement ch. vin), mais comme observateur, il a vu et retenu beaucoup de choses et sa connaissance de la langue lui a été d'un grand secours. On doit donc accorder toute confiance à ce qu'il rapporte pour l'avoir observé de ses propres yeux. Mais quand il s'agit de l'interprétation, c'est autre chose. Ni plus ni moins qu'un Bambara, il se laisse inlluencer, à son insu, par les préjug-és de sa religion ; tout ce qui peut se rattacher aux doctrines juives ou chrétiennes est pour lui l'œuvre du diable qui dispute à Dieu le g-ouvcrnement du monde ; nous ne sommes pas loin du manichéisme. Un exemple nous en est donné par l'auteur (p. 54, note 1), à propos du Korti, anathème doué d'action par lui-même, qu'on lance comme un chien sur un ennemi et qui,

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