Berlin, 1898, in
-t. Rome, 1898, in-8.
mémoire d'Ocstrup i. — P. 58, note 1, à propos du Tarikh el hokamà, c'est une erreur de l'attribuer à Ibn el Qifti, comme l'a amplement démontré A. Millier, Ueber das sogenannte Tarikh el hokaraa des Ibn el Qifti -. — P. 59. Parmi les traductions faites parishaqben Honaïn,M. Carra de Vaux oublie de sig-naler celle des Catégories d'Aristote.
Le chapitrer traite des philosophes et des encyclopédistes ; en premier lieu El-Kindi et son disciple Abou Zeid, fils de Sahl el Balkhi. Malheureusement, il est reconnu aujourd'hui que le Livre de la création de V Histoire dont se sert M. Carra de Vaux pour faire connaître la doctrine de ce dernier, lui a été faussement attribués. Viennent ensuite ElFarâbi et l'Encyclopédie connue sous le nom de traité des Frères de la Pureté. M. Carra de Vaux fait ressortir le caractère singulier de ce dernier livre qui dénote une largeur d'esprit bien supérieure à celle de la société musulmane et des théologiens. Les auteurs de ces traités ne sont pas seulement des vulgarisateurs comme il est dit p. H' ; il n'eut pas été inutile de signaler en passant les relations qui ont existé entre leurs doctrines et celle des Ismaéliens * et les livres attribués à Hermès chez les Arabes.
1. StH'lierover Tusing og en .Va/, Copenhague, 1891, iii-8. [On lrou%'era la liste dos divers travaux sur ce sujet dans li's l'ascicules IV, V. VI, VII, de la Bibliographie des ouvrages arabes i\e V. Gliauvin. Liège, 1900-1903, parus après le livre de M. Carra de Vau.v|
2. Actes du Ville Congrès des Orientalistes (Stockholm et Christiania). Section I. sémitique, A. Leyde, 1891, in-8, p. 15-36.
3. Introduction du t. II, trad. Huart, Paris, 1901, in-8. p. x.
4. P. HT, note 1. Il eût fallu dire que l'œuvre complète des Ikhoudn e« safd a été publiée à Bombay en 4 volumes in-8 (1303-1306 hég.) tandis que des éditions partielles avaient paru à Calcutta en 181:!, en i846 et plus lanl au Qaire en 1889. r.n outre, puisque M. Carra de Vauv cite la
DEUX PHILOSOPHKS ARABES 233
Ici s'arrête la première partie : le tableau de la pensée musulmane jusqu'à Avicenne. On est surpris de ne pas trouver cité, sinon le mémoire de W. Meister *, du moins l'ouvrage d'un des devanciers de M. Carra de Vaux 2. L'effort tenté, il y a trente ans, par Dug-at est méritoire, malgré des lacunes et des erreurs : cette omission est d'autant plus singulière qu'il avait puisé la biographie d'Avicenne aux mêmes sources (Ibn Abi 'Osaibyah, alors inédit, et Ibn Khalliqân) cf. p. 205-213. M. Carra de Vaux y aurait vu son attention appelée sur un point qu'il eût été curieux d'étudier par la comparaison avec les vers qui nous sont parvenus : l'influence que le poète mystique Ibn er Roumi put exercer sur Avicenne qui commenta son Dhoàn. Il n'est pas question dans ce livre d'Avicenne comme poète arabe (cf. cependant Dugat, p. 210-212). Comme poète persan, M. Carra de Vaux se borne à dire (p. 151) : « Avicenne a été étudié par l'orientaliste Ethé ». L'indication n'est pas absolument exacte et l'auteur n'a pas eu sans doute sous les yeux l'article d'Ethé: celui-ci s'est borné à publier et à traduire dans les Gœttinyer Nachrichtea (1875, p. 55.5-567) une quin-
traduction allemande de la Discussion entre les animaux et Vhomme par Dielerici, il aurait pu, s'adressant à des lecteurs fran(;ais, mentionriLM' celle de Garcin de Tassy, dans ses Allégories, Paris, 187fi, in-4, p. 73-188. Il n'était pas non plus hors de propos de rappeler que ce traité est devenu populaire, au point de prendre place sous une forme abrégée, dans les Mille et une Nuits. [^Depuis, M. Miguel Asin a démontré que c'était là que le prêtre chrétien Anselme Turmeda devenu musulman sous le nom de Cheïkh'Abdallah Terdjumàn, a puisé les éléments d'un de ses traités: El Original (irnhe de la dis/ntta del Asno contra Fr. Anselmo Turmeda, Madrid, lyi i, in-8].