‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 60 sur 105 · Die Pltiloso/jlten-Schule. Munich, d876, in · texte numérisé non relu

Die Pltiloso/jlten-Schule. Munich, d876, in

2. Dugat, Histoire des philosophes et des théologiens musulmans. Paris, 1898, in-8.

zaine de petites pièces persanes sans appréciation ni commentaires!. Et à ce propos, M. Carra de Vaux a négligé de discuter et même de signaler l'hypothèse qui attribue à Avicenne la traduction du pehlwi en persan du Zafer-Nâmeh^ réponse de Bouzourdjemliir à Kesra Anouchirwân 2.

La biog-raphie d'Avicenne est convenablement traitée. Au sujet de la date de sa naissance et de sa mort, il fallait rappeler les chronogrammes sur les dates de sa vie et de sa mort s, d'autant 'que le chiffre indiqué pour cette dernière est 427 hég-. et non 428. Le passage consacré aux traités médicaux d'Avicenne est bien court : il fallait rappeler que c'est comme g-rand médecin qu'il a surtout été connu pendant long-temps en Occident : c'est à ce titre qu'il figure dans une moralité du xv*" siècle, La condamnacioti de Banquet par Nicolas de la Chesnaye, médecin du roi Louis XII 4. C'est encore sa réputation de médecin qui lui fait attribuer par Khondmirr. la cure miraculeuse dont le médecin Erasistrate est l'auteur dans le récit grec qui met en scène Antiochus et Stratonice e.

i. [Depuis, M. Brown a consacré quelques pages à Avicenne dans le second volume de sa. Literaî^y History of Persia, Londres, 190G, p. 106- 111. Cf. aussi Brockelmann, Geschichte der arabischen Lilteratur, t. I, Weimar, 1898, p. 452-454].

2. Scliefer, Chrestomathie persane, Paris. 1883-1885, 2 v. in-8, t. I. p. 4.

3. Schefer, Chrestomathie persane, t. \\, p.. 273 du texte et 257 des notes.

4. P.-L. Jacob, Recueil de farces, soties et moralités du ATe siècle, Paris, 1859, in-12 ; on y voit « Avicenne, seigneur de bien » entre Térence et Aulu-Gelle et rappeler le combat des Centaures et des Lapithes.

5. Vie d'Abi Sina^ extraite du Habib us Sier par A. Jourdain, Mines de l'Orient, t. IV, Vienne, 1813, in-fo, p. 170-171.

6. Valère Maxime, 1. V, ch. vu, 2e partie, | 1 ; Plutarque, Vie de Démétrios, cb. xxxviii ; Lucien, De Deà Syrd, § 27, 28 ; Icaroménippe, § 15 ; Rhode, Z>er Griechische /^owan, Leipzig, 1876, in-8, p. 52-53. Ce dernier a

A ce propos, j'estime que M. Carra de Vaux a passé trop rapidement sur la lég'ende d'Avicenne. L'histoire réelle d'un homme a souvent moins d'importance que son histoire légendaire, car c'est elle qui ag-it surtout sur les masses. On en a eu la preuve dans l'influence exercée dans la première moitié du siècle dernier par la légende napoléonienne. Au lieu de se contenter d'une anecdote empruntée à une médiocre chrestomathie turke, M. Carra de Vaux aurait pu consacrer trois ou quatre pages à résumer la vie fabuleuse d'Avicenne et à indiquer, si possible, la provenance des contes dont il est le héros*. 11 pouvait se servir en eff'et de la version arabe du roman d'Avicenne par Mourâd Efendi .Mokhtâr-, soit de la version tatare d'Abdel Oaioum-^, sans oublier les renseignements fournis par M.Nœldeke^. Dans la liste des ouvrages d'Avicenne, je relève (p. 148) une singulière traduction du Kitàb el Insâf qui est traduit par Le livre des moitiés. Or \\^enrich {De auctormn grœcorum versionihus, p. 174 5) l'avait déjà rendu par Liber decisionis jiistœ. La

connu le trait attribué à Avicenne par les fragments traduits par Cardonne- Mélanges de littérature orientale^ Paris, 1770, 2 v. in-i2. T. II, p. 148, ICI. M. Carra de Vaux n'a pas connu cette biographie. [Cf. aussi Chauvin, Bibliographie des ouvrages arabes, t. V, p. 13G, note 1]

1. Cf. par exemple, à propos de la légende de l'opiat qui lui permet de se passer de nourriture dans la cave aux livres, ce que dit IMutarque (Banquet des sept sages, % 11), de la substance nutritive que possédait Epiuiénide et qui avait les mêmes propriétés. En outre, il est à remarquer que l'épisode de la caverne parait une altération d'un fait réel de la vie d'Avicenne ; il diffère dans la version arabe et la version tatare de celui qui est racontée dans Us Mille et un Jours. Cî. Chauvin, Bibliographie des ouvrages arabes, t. V, p. 142-i43J.

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