‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 64 sur 105 · Op. laud., p · texte numérisé non relu

Op. laud., p

5. Contes et légendes de l'Egypte chrétienne, Paris, 1888, 2 v. in-18, t. Ij ch. VII, Connnenl le royaume de David passa aux mains du roi d'Abyssinie.

G. Contribution à l'étude de la iild'ralm-e arabe-ro/ife, Le Qaire, 190"), in-4, p. 7.'i-8(i. voir plus loin.

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Pi c'eût, été le cas pour un voyag-eur au courant de la langue et des traditions du pays, des traces profondes qu'a laissées dans l'iniag-ination j)oj)nlaire la léi»ende (le la reine de Saha et de son filsi.

Ouant au texte lui-même, on pourrait croire d'après l'introduction de M. Le Roux qu'il est uniquement consacré à l'histoire de la reine de Saba et de Ménélik : ce serait une erreur. 11 débute par un exposé, attribué aux 318 Pères du Concile de Nicée, de l'histoire des Juifs depuis Adam, pour aboutir à une conclusion formulée par le patriarclie de Rome, Domitius : la terre est partagée entre le roi de Rome et le roi d'Etliiopie : celui-ci étant le fils aîné de Salomon l'emporte sur l'autre. Après le long- épisode qui fait le sujet du livre de M. Le Roux, le récit continue en se rapportant à diverses choses : la prédiction du Christ, le bâton de MoVse ; les ang-es révoltés, les cornes de l'autel, les hérétiques, l'entrée du (ihrist à Jérusalem, sa mise en croix, sa résurrection ; enfin le dernier chapitre traite du roi de Rome et du roi d'Ethiopie.

J'ai vérifié, autant que faire se pouvait, la'traduction anglaise de la traduction de M. Le Roux : j'ai constaté que c'est une adaptation et que les plus grandes libertés ont été prises avec le texte (je ne parle pas d'un certain nombre de fautes dans les noms propres). Je ne lui en ferais pas un reproche

1. Cf. Knno Litttnann, Bibliotheca abisshiica, I, Leydo, 1904. in-8 : The Lef/eiul o/'the Qiieen Sheba in the tradition of Axum, el les exemples qu'a rassemblés M. Bezolil [op. laud., p. xlip. Déjà en 1541, le P.Alvarez menlionnaif les souvenirs qui, à Axouni, se rattachaient à la reine de S;ilia ; Verdad^ira /nformaçao, L\shonne, 1889, in-4, ch. xxxvr. p. 2" : Slanley ol' Alderney, Narrative of the Poi'lufj/iie.ie emhnxxi/ to Ahyaxinia, l.on.lres, 1881, in-8, p. 70-78.

s'il n'avait prétendu donner une traduction complète^. Assurément, on pouvait tirer du Këbra-Nag-ast la matière d'un livre sur la légende de la reine de Saba, mais pour cela, il aurait fallu être au courant de la question et des travaux antérieurs, en donner dans l'introduction un exposé sommaire et clair, au lieu de sonner la fanfare pour une découverte qui n'en était pas une : enfin prévenir le lecteur que ce qu'on lui présentait était un remaniement qui n'avait pas la prétention d'être une traduction complète, exacte et suivie. A ces conditions l'ouvrage pouvait rendre des services sinon aux spécialistes, du moins au public lettré. J'oubliais une chose: M. Le Roux a nég'ligé de nous dire quelle fut la part d'Ato Haylé Marjam dans la traduction 2.

\. « Anii they ar now given in fui/ » (Inlr., p. 2ri).

2. Depuis, iM. Le Roux a jiublié on' fran(;ais un renianieinont de la légende (Chec la reine de Saba, Paris, n)14, in-lS) insri'é dans des récits d'aventures personnelles. On peut lui faire les mêmes reproches (|ii';i i't^dition anj-laise.

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