‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 7 sur 105 · iMasiiueray, Observations grammaticales, -p · texte numérisé non relu

iMasiiueray, Observations grammaticales, -p

Le mépris est pour ceux qui n'ont pas souci de leur réputation :

Midi est venu ; la rencontre est certaine ;

Ceux d'Aer n'aiment pas la bataille,

Comme s'ils n'avaient cure des violons

Qui sont sur les genoux des femmes peintes.

Femme arabe, que le lait de la brebis n'a pas fait grandir

Il n'y a (pour e\\e\ que lait des chamelles dans leur parc.

Plus d'une autre t'a précédée qui était veuve, [était brûlé*.

(C'est pour cela que) dans Amded (depuis longtemps) mon cœur

Chez les Touareg-s, la guerre civile ou contre les Arabes remplace la guerre contre les chrétiens : elle n'est pas moins vivement célébrée :

Nous avons attaché la selle sur l'épaule du chameau docile

Et le sabre ; je l'excite en lui touchant le cou :

Je fonds sur la foule ; je lui donne de la lance et du sabre,

Et alors, ils ne font plus qu'un monceau ;

Les botes sauvages trouvent de la nourriture-.

On retrouve ici la même inspiration que dans le célèbre passage de l'Iliade: ... colère qui causa dix mille maux aux Achéens, envoya chez Adès de nombreuses âmes de héros, en Fit la nourriture des chiens et des oiseaux de proie (I, v. 2-5). C'est ainsi que s'exprime le poète anté-islamique 'Antarah :

Mon fer impitoyable a percé ses vêtements : l'homme généreux n'a point d'abri contre ma lance.

Je l'ai laissé en pâture aux bêtes sauvages qui le déchirent, rongeant ses belles mains et ses beaux bras ( Mo'allaqah, V. 49-50).

Page 1