Non mentionné dans la vie d"Abbà Aragàoui
3. LircHay<i, CI'. Vie d Abbà Aragàoui, p. 34, qui passe sous silence les noms des autres disciples.
[4. Probablement le même que celui dont j'ai publié la vie : Vie d'Abbâ Yohanni, texte éthiopien et traduction l'ranr-aise, Alger, 1884, in 8.]
0. Cr. dans la vie d'Abbâ Aragàoui les détails de cette entrevue (p. 34- 35). D'après le même ouvrage, Abbâ Yohanni eut pour successeur Abbà Za-Iyasous. [Cf. aussi Conti Hossini, // Uadla Takla lia y md no l seconda la reduziane icaldebana, Rome, 1890, in-4, p. 13.]
6. [Serait-ce le même ([ue S. Aaron de Kêtr qui vivait au mvc siècle et dont la vie, écrite par un certain Jean, a été publiée avec une traduction latine par M. Turaiev, Vitie sanctorum indi(jeiiarum 11. Acta S. Aaronis et S. Pliilippi, Paris, 1908, "1 v. in-8. Cf. aussi du même auteur /^s/î'edovaniya oblasti agioloy itcheskikh islotchnikov Islorii Efiopii, S. Pétersbourg, 1902, p. 130-lo4J.
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bra-Touratà ; Mercure de Maguâë (variante : Hëbà) * ; André {Andryàs) d'Amâ'ëlà ; Isaïe {Isàyéyàs) de iMaklibara-Mâryâm ; Damien {Démyànos) deBéta-Bakliajlay ; T(âd)éouos de Bartarouâ (var. Baltaroua) ; Krëstos-Bézânâ de Taaniinâ; Gabra-Krëstos de 'Anagsé ; Yafqrana-Egzië de Guaguabèn (var. Goiighèn) ; Abbâ Gabr Khèr de Zanmëg-àgâ ; Abbâ Khiront de Maya-Sakaym -.
II. Les moines de Tordre de saint Eustaclie font aussi remonter leur généalogie spirituelle à Pakhôme, comme on le voit par un texte qui nous est arrivé très endommagé^. Saint Antoine [Ayitoné's) reçut le froc des mains d'un ange ; il eut pour fils spirituel Macaire; celui-ci eut quatre moines : Pakua-
^mës), Sinoda (Sanutius, Chenouti). Bë ; chacun
eut son couvent ; . . .bisaï eut pour fils spirituel Athanase {Atnasis),ie patriarche ; Athanase,Ebna-Sanbat ; Ebna-Sanbat, Ya'ëbika-Egzië ; c'est celui-ci qui vint en Ethiopie et donna l'habit monastique à Daniel : Daniel eut pour fils spirituel Eustaclie {Eouostatèouos)\ Eustache, Bakimos; Bakimos, Philippe (/^?7^)9(?5) de Dabra-Bizân '*. Abbâ Eouostatéouos eut pour fils spirituels cinq docteurs, Matéouos de Barbare, Séoua- Sëdëq d'Abour ; Bakuâmës de Dabra-Sarâti, Tadéouos de Dabsân, etc..
1. [Peut-être le mèaie que celui dont la vie a été publiée par M. Conti Rossini. Vilse sanctoriim indigenarum. I. Acta Mavqorèwos, Paris, 1904, 2 V. in-8. 11 mourut en 1419.
2. Madklianina-Egzië était abouna (chef spirituel de TEthiopie) au temps de 'Amda-Syon et de Nëouaya-Krëstos. La chronique éthiopienne que j'ai publiéedans mes Eludes sur l'histoire d'Ethiopie mentionne avec quelques variantes, la plupart des personnages religieux énumérés ici (Cf. pp. 10, 99 et notes 69-72, p. 233).
3. Bibliothèque nationale de Paris, fonds éthiopien, n' 100, fol. 1.
4. Sa vie a été publiée par Gonti-Rossini, // Gadla Filpos ed il Gadla Yohaniies di Dabra Bisdu, Rouie, 1901, in-4].
LES HÈGLl-S ATTRlliUÉCS A SAINT IWKtluMi; 303
III. Enfin les moines de Dabra Libanos, le couvent le plus célèbre de l'Ethiopie possèdent une généalogie spirituelle qui se rapproche beaucoup de la première*. Abbâ Antoine reçut l'habit monastique par la g-râce de Dieu, des mains d'un ang-e. Il eut pour fils spirituels Abbâ Macaire le Grand ; Abbâ Macaire, Abbâ Pakhôme ; Abbâ Pakhôme, Abbâ Arag-âoui ; Abbâ Aragâoui, Krëstos Bézâna ; Krëstos Bézâna, Abbâ Masqal-Moa ; Abbâ Masqal-Moa, Abbâ Yohanni; Abbâ Yohanni, lyasous Moa, parla ceinture et la tunique ; lyasous-Moa, Abbâ Takla- Hâymânot, par la ceinture et la tunique comme lui. Abbâ Takla-Hâymânot quitta Hajq pour venir dans le pays du Tigré ; il monta à Dabra Dâmmo pour recevoir le froc et la stole des mains de Yohanni. Ensuite, il se rendit à Jérusalem trois fois ; il trouva en chemin un mort et le ressuscita à douze ans. Il quitta Jérusalem suivi de celui qu'il avait ressuscité et arriva à Bour dans le pays du Tigré où il lui fit revêtir l'habit monastique et lui donna le nom d'Arëyana-Sagâhou. Il fit embrasser aussi la vie religieuse à Abbâ Madkhanina-Egzië à Bankual. Abbâ Madkhanina-Egzië eut pour fils spirituel Abbâ Samouel de Gadama- Ouali. Abbâ Takla-IIâymânot eut pour fils spirituels Eouostatéouos '^ et Barthélémy (Bartoloméouos). Eouostatéouos resta dans le pays d'Allâ... il eut pour
\. Bibliulhrciuo nationalo de Paris, fonds élhiopiun, n 100, fui. l'J. [Une variante a été publiée d'après un texte aniarina par l'erruehon : Deux notes éthiopiennes s. I. n. d. in-8,p. 404 408.]
2. Celui dont il est question dans la Chronique éthiopiemie, p. 10-99 et note 73, p. 233. [Cf. Turaiev, Issliedovaniya, p. 154-176 ; ses actes ont été publiés par le même, Vitie sanctorum indigenarutn. I. Acla b'. Eustathii, Paris, l'JOO, in-8].
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enfants spirituels une foule innombrable de religieux et de religieuses. Barthélémy resta à Jana-Amorâ; il eut beaucoup d'enfants spirituels et ils se partagèrent le pays depuis la limite du Tigré jusqu'à celle de l'Ang-ot. Puis Takla-Hàymânot alla à Makana Estifânos qui est Hayq et il se rencontra avec lyasous- Moa. Celui-ci lui demanda : Oui t'a donné le froc et la stole? — Il répondit humblement : Mon père Yohanni me les a donnés. — Mon fils, dit lyasous, sois père (à Ion tour) et donne le froc et la stole. Puis il quitta Hayq et alla dans le pays d'Amharà où il trouva les habitants livrés au démon et adorant les idoles. Il leur distribua l'enseig-nement de la foi et ils crurent. Alors il leur établit comme abbé à Dabra Dâdâ, un homme nommé Arëyana-Sagâhou. Celui-ci eut pour fils spirituels Abimos, Salàmà, Andryâs. Abimos alla à Oantoràri dans le pays d'Angot; Salàmâ à Moudà, le même que Giyàbà, commençant à Qomâ jusqu'à Ganta. Andryàseuten partage la terre de Sëbkatou depuis Sëdjanà jusqu'à 'Efraq et Qolà. Takla-Haymànot alla dans ieChodi {Chàoiià) et arriva à un endroit où son pied se brisa (?) appelé Dabra 'Asbou, àSagadj(a) qui fut nommé Dabra Libànos.Là, il eut beaucoup de fils spirituels, qui sont Filpos', Elisée (Elsaê), Honorius (Enoréoiws)', Bakimos, Zéna-Marqos, Tàdéouos, Gabra-Krèstos, Samuel de
1. [Cf. Turaiev, Issliedovaniya, p. 119-130]. Filpos (Pliilippe) avait le litre a'Ethiagé. Chassé du Clioa a la suite de la persécution contre les moines de Dabra-Libànos, il alla à.\ngo et à Gëcliéna. Cf. mes Etudes sur l'Iiistoire d'Ethiopie, p. 100 et notes, 77-79, p. 234].
t. Celui qui lut plus tard persécuté par 'Auida-Sjon 1. Cf. Chronique éthiopienne, p. 10, 100 [Cf. aussi Acta S. Basalota-Mikael et S. Anoréwos , sa vie publiée par Gouti-Rossini, Vitiesancturum indiyenarum, Paris, l88o, 2 fasc. in-Sl.
LES RÈGLES ATTRIBUEES A SAINT PAKIIOME 'M)^
Ouagâg-, Joseph de Enât Adkhënina du Damol,
Ijosyàs de Ouâdj, Marqoréouos de Marabété de Oualaqâ ; Qaoustos et Saga de Sarmat ; Tasfa-Hcdhân du Daouâro. La part de prédication de Marqos tut Morat; celle de Tadéouos, Sëlàlcha ; celle de Gabra- Krëstos, Dënbé ; celle d'Enoréouos, Ség"àdja ; celle de Bakimos, Chëirié. Après ceux-ci, il eut douze fils spirituels qu'on appela associés delà main (?). Abbà Filpos eut pour fils spirituel Aron, parle froc et par la stole ; Aron, beaucoup de docteurs dans le Bégamdër et à Efràz ; il donna le froc et la stole à Abbâ Basalota Mikàel ^ après l'avoir eu pour disciple. Abbâ Basalota Mikâel reçut la ceinture et la tunique de Basalota-Mikâel (?) de Gëstin,
J'ai traduit le texte des règles de Pakiioine d'après l'édition de Dillmann faite sur deux manuscrits"; il en existe deux traductions, l'une anglaise"^ et une allemande^ que je n'ai pu consulter.
1. [Sa, vie a été publiée avec celle d'Eaoréouos par ConliRossini.]