‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 84 sur 105 · Revue des Etudes ethnographiques et sociologiques · texte numérisé non relu

Revue des Etudes ethnographiques et sociologiques

2. Cf. Golériischeff, Sur un ancien conte égyptien, Berlin, 1881, in-8, F. M. Esteves Pereira, Onaufrago, Coïrnbra, 1901, in-4 ; Maspéro, Contes égyptiens, Paris, 1882, pet. in-8, p. 137-148. Cf. sur l'ensemble de cette liltérature l'introduction de ce dernier ouvrage, p. i-lxxx, et aussi Wiedeniann, Die Unterhaltungslitteratur der alten .Egypter. Leipzig, 1902, in-8, ainsi (pie la traduction anglaise de Hutcliinson, /^o/aw/ar lilerature in anrient Egypt. Londres, 1912, in 12. On y trouvera les idées émises dans l'introduction de M. Giron qui n'a pas cité ces ouvrages.

3. Cf., comme tableau d'ensemble, l'histoire de la liltérature copte de Leipoldt dans la Geschichte der chrisllischen Literaturen des Orients, Leipzig, 1907, in-8, p. 121-123.

4. Cf 0. von Lcmm, Der Alexanderroman bei den h'opten, S. Pétersbourg, 1903, in-i.

5. Mollor, Zu den Bruchslûc/cen des fcoptischen Kambysesroman, Zeitschrift fur icgyptische Sprache, t. XXXIX. p. M3-llfi;H. Schuefer : Bruchstûck eines koptisclien Romans ûber die Eroberung .Egyptens durch Kambyses dans les Sit:ungsberichte der Kgl. Preuss. Atcad. d(r Wissen- *r/io/"/(?n, 1899, p. 727-744.

tienne '. C'est à cette seconde catég-orie que M. Giron a emprunté les matériaux de ce livre, où il a réuni cinq frai»ments de légendes, dont les deux premières seulement, contrairement à ce que dit le titre, sont entièrement inédites ; la quatrième l'est en partie ; enfin la troisième et la cinquième ont été complètement publiées.

Le premier fragment (Entretien du démon et d^Eve) est trop court pour qu'on puisse le juger et le comparer aux traditions apocryphes sur le même sujet ; toutefois le résumé que Weil a donné de ces dernières 2 me paraît autrement vif que ce que nous donne M. Giron de ce qui nous reste de la narration copte.

Le fragment U ( Le sacrifice d'Abraham) présente plus d'originalité. Le dialogue concis du verset 7 du chapitre xxii de la Genèse est développé en une conversation malicieuse où Isaac emploie tous les arguments pour sauver sa vie ^.

Le fragment III {Histoire de Marnna) n'est nullement inédit. II se compose de deux morceaux de la légende de sainte Marine, publiés, le premier d'après le manuscrit d'Oxford, le second, d'après un manuscrit de Paris. Or tous deux avaient déjà paru avec

1. M. Amélineau a publié sur le même sujet ses Contes et légendes de V Egypte chrétienne {Va.v'i?., 1888, 2 v. pet.in-8). Mais, bien qu'il ait négligé absolument d'iniiiquor ses sources, on peut admettre que la très grande majorité, sinon la totalité de ses récits, est traduite non du copte, mais de l'arabe.

2. Biblische Legenden dcr .)/w.<tî//»2cT«/jer, Francfort-s.-M , 1845, in-i2, p. 20-27.

3. Dans le .Midrach et chez les Musulmans, le dialogue est tout autre et modifié par l'intervention rie Satan. Cf. Griinbaum. Xeue Beitrdge sur sf/niti\rlten Sri, /enhnndf. Lc\(]t'n, 1803, in-8, p. M3-Hfi.

une édition française par les soins de M. Hyvernal i. Cette dernière édition est d'ailleurs préférable à celle de M. Giron en ce qu'elle donne la disposition du texte du manuscrit de Paris, ce qui permet de se rendre compte de son état et de la valeur des restitutions qu'a tentées le nouvel éditeur. Le seul mérite de ce dernier est d'avoir donné le verso du folio qui nous fournit la date de 640 de l'ère des martyrs, 924 de J.-C. Par l'examen de l'écriture, M. Hyvernat était arrivé à une conclusion semblable, quoique moins précise (x* siècle). Quant à la léi'-ende de sainte Marine (la jeune fille portant des habits d'homme et accueillie comme moine dans un couvent^, s'entendent attribuer la paternité d'un enfant naturel, ne protestant pas par humilité, l'élevant et reconnue seulement pour une femme après sa mort), M. Giron n'a trouvé d'autre point de comparaison qu'un chapitre de la Légende Dorée de Jacques de Vorag-ine. C'est insuffisant, et ce recueil du xni® siècle aurait dû être remplacé par d'autres plus anciens qui auraient servi de base à une discussion sur la source de la lég-ende : ainsi la version g-recque, dont une des recensions remonte aussi au x« siècle ^, et la version syriaque, pu^^Iiée par M. Nau ^, qui considère cette lég-ende comme ayant été composée primitivement en g-rec ou traduite du syriaque en grec^.

Page 1