Revue de l'Orient chrétien, t. VU, 1902, p
2. Cf. une sriie d'exemples de ce genre dans les Acta Sanctorum , ianvier, t I, p. 258.
.S. Cf. L. Clu^ne». Vie de sainte Marine, texte grec, Revue de l'Orient chrétien, t. Vf, 1901, p. 572-592.
i. Histoire de sainte Marine, Revue de l'Orient chrétien, t. VT, p. 276-290.
5. FJIe existe d'ailleurs, bien avant la date de la rédaction copte, dans la version syriarfiie du Paradisns Patrum, publiée par le P. BedjAn, Acta
La tradition locale place encore aujourd'hui à Kanoubine (Koinobion), près de Tripoli de Syrie le couvent où habitait la sainte, dont le tombeau est encore vénéré de nos jours ^.
Le fragment IV {Histoire des filles de Zenon) complète, mais non entièrement les fragments coptes qu'avaient publiés MAL Amélineau 2 et de Rossis. Les lacunes sont comblées à l'aide d'une version arabe et traduite par le premier 4. Il eut été intéressant de la comparer, soit à la version svriaque s, soit à la version carchounie dont il existe plusieurs
marhjrum et snnctonim, t. VII, Pai'is, 1897, p. 272. Or celte compilation fut faite au vue siècle par Enanjesu et la version copte ne date que du x^. Un des manuscrits- représentant la première série des recensions latines est du i\e siècle. Cf. Clugnet, Vie de sainte Matnne, texte latin, Revue de l'Orient chrétien, t. VI, 1901, p. 3o7-3o8. Je ne parle pas des versions arabes publiées par MM. Guidiet Blochet {Revue de VOrient chrétien, t. VII, 1902, p. 245-276) non plus que du texte éthiopien tiré du Synaxaire et publié par M. Esteves Pereira [Revue de l'Orient chrétien, t. VIII, 1903, p. 614); elles sont toutes postérieures au copte ainsi que les versions anglaises et allemandes.
1. [Cf. l'introduction de L. Clugnet au recueil des textes relatif à la sainte ; Vie et office de sainte Marine, Paris, 1905, in-8].
2. Histoire des deux filles de l'empereur Zenon, extr. des Proceedings of the Society of Biblical Archseology, fév. 1888.
3. Frammento relativo alla vita di S. /larione, Meniorie délie realeAc. di Torino, 1888, 2e série, t. XXXVIII, p. 282. M. Amélineau {Rapport sur les travaux faits en égyptologie de 1880 à 1891, Woking. 1893, in-8, p. 1-i) iiientionnc unarlicleoù M. 0. von Lemm compare cette légende au conte de la princesse de Boukhten : je n'ai pas eu ce travail sous les yeux. [L'ne traduction de la version copte a été donnée, d'après la révision de M. G. von Lemm, par Wensinck, Legends of the Eostern Saints, t. II, Leiden, 1913, in-8, p. 7 16 cf. aussi le résumé par l'higoumène Philothée et le prêtre Micliel. Kitdb es Sddiq el Aniin, t. I, p. 307-309J.
4. La version du Synaxaire, trad, par Wùstenfeld (Synaxarium, das ist Heiligenkalender, Gotha, 1879, 2e partie, p. 252-2.14) est beaucoup plus concise [M. Wensinck, op. laud.^ a donné la traduction des deux recensions, p. 17-34].
5. Cf. Wright, Catalogue of the syriac manuscripts in the British Muséum, Londres, 3 v, in-4, 1872, t. III, n» DCCCXVIll, 4 h. (p. 1046), DCCC, 25 (p. 1110), où les personnages se nomment Marie et Théodore; DCCCCLIV, 4 (p. 1118); DCGGCLVIII, 10 (1121). [Le texte syriaque a été publié et traduit par M. Wensinck, op. laud. Textes orient., n* 2 et trad., p. 35-.')7\
manuscrits * et qui a été analysée par M. Sacliau -. Dans cette dernière, la femme du roi qui n'est nommée ni dans le copte ni dans l'arabe est appelée « Chams el Monir ».
Le fragment V n'est pas inédit : c'est la reproduction d'extraits donnés par Zoeg-a-*. Le sujet est assez sing-ulier ; un patriarche d'Alexandrie qui a été diacre à Constantinople répète, pour l'édification de ses auditeurs, le récit qui lui a été fait par son oncle Dorothée, eunuque des empereurs. L'impératrice, femme de Basilisque, s'aperçoit au bain que sa fille est enceinte. Héliodore, patriarche deConstantinople, attribue le fait à l'opération du Saint-Esprit, et il est appuyé par des évêques g-ag-nés à sa cause. L'empereur s'adresseà Théodose, patriarche d'Alexandrie, qui envoie Paphnuce, évêque d'Ausem pour réfuter Héliodore devant l'empereur. Celui-ci est directement intéressé à la question, car si sa fille est reconnue coupable, il sera, en vertu d'une loi imaginée par le conteur, déposé et ses biens seront confisqués. Le récit s'arrête au milieu du débat entre Héliodore et Paphnuce. Il est probable que la discussion se terminait par la défaite du premier, pour la plus g-rande gloire de l'Egypte: peut-être même un miracle faisait-il reconnaître Héliodore comme complice, l'enfant proclamait son père. Mais ce ne sont (lue des
1, Uri, Catal. cod. orient. Bib. Bodleianie, t. I. cod. syr. et carfluini, n. 90, 1 ; Sachau, Verseichniss der sijrischen Haiidschrift en sur Berlin, Berlin, 1S!)0, 2 v. in4, t. I, n» CXI, 10 ; CXH, I ; t. II, n» GCXLV. 4.
:2. Op. laud., t. I, p 381-382. [Les deux recensions carcliounies ont été publiées depuis avec une traduction par M, W'ensinck, op. laudnto, n° Il el 111 des textes orientaux, p. .18-89 de la traduction].
:'.. Calfilnfjus codiriim rnpfiroriini (reprod. anasf.) Leipzijï, 1003. in-4. n'CLXVII, p. 283-2S7,
conjectures, et il serait à désirer, comme le dit M. Giron, qu'un hasard fit retrouver un manuscrit complet de celte histoire.
En somme, par la publication de son livre, l'auteur a rendu service aux études copies et aux recherches qui ont les légendes pour objet ; mais on peut regretter qu'il ne soit pas suffisamment au courant de la littérature du sujet : cette partie de son travail devra être reprise.