‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 89 sur 105 · DiogiJne Laerce, 1. Il, ch. v, J.'îo · texte numérisé non relu

DiogiJne Laerce, 1. Il, ch. v, J.'îo

4. Cf. Bud'^i^, /nIroduclioH, p. xxiii, nolel. Il faudrait, à défaut liu texte arabe d'ibn Misi<a\\eih, comparer la version persane (jui en a été faite et dont un manuscrit exisleau Britisli Museuinavec le textede BarHebroeus. [Le texte persan a été publié à Tébriz en 1294 hég.]

•i. Cf. Ed. Damiri, Ilaïat el Haïoudn (Boulatj, 2 vol. in-4, 1292 hég., l. I, p. 7-8 ; t. II, p. 197). [Reproduit par Ali Dedeh el Bosnàoui, Mohàdha-

3"2U MÉLA.NGtlS AIKICAINS ET OUILMALX

en Occident, soi-disant d'après un Irailé de Joseplie sur les causes naturelles, en réalité, d'après une légende rabbinique rapportée par Fabricius ', citant Josué Aben Ghouif dans le Sefer Der achat al Hattora et Rabbi Moïse Alcliekli. 11 s'agit encore deNoé, mais les animaux sont immolés dans l'ordre suivant : un lion, un agneau, un porc et un singe. On retrouve ce conte dans les Gesta Roîïianoruin'^ ; c'est de là qu'il a passé dans le Violier des histoires romaines^ dans le LiOro de los Enociemplos, n° 374 ^ ; dans Pauli^. Il y est fait allusion dans Chaucer^,

rat el Aoudil, p. 107. Abou Bekr et Toitouchi Sirddj el Molouk. Boulaq. 1289 h. in-8, p. 2u8. Ellbchihi. J/c*A7a//'e/' (Boulaq, 1:292 bég.), t \. in-4, t. Il, ch. Lxii, p. 142, reproduit par Ali Dedeli el Bosnàoui, o/j. /aurf., p, 167. par Arnold, Chvestomathia arabica, Italie, 1853, i' v. in-8, t. 1, p. ù'à, et par Ben Sedira, Cours de littérature arabe, Alger. 1879, ia-12, n° XLV. La version d Ll Ibciiibi a été traduite en zouaoua (Ben Sedira, Cours de langue kabyle, Alger, 1887, in-8, p. 61) et en français dans les Nouveaux viélanyes de littérature orientale de Cardonne, i'aris, an IX, 2 v. in-12, t. 1, p. 19, Allégorie orientale sur le vin. Cest peut-être ce dernier ouvrage qui a été la source d'un conte populaire qui a encore cours dans le Doubs, d'après un sermon d'un curé de Cour-les Baume, (Cf. Thuriet, Traditions populaires du Doubs, Paris, 1891, pet. in-8, p. 269). Les noms et l'ordre des animaux (paon, singe, lion et pourceau; s'acordent avec ceux des versions orientales, non des versions occidentales dont il va être question.

1. Codex pseudepigraplius Veteris Testamenti, Hambourg, 2 vol. pet. in-8, 1713-1723, t. I, p. 275 ; Clouston, Flowers from a persian garden, Londres, 1890, in-8, p. 196. La bibliographie donnée par ce dernier est à peu près nulle. [Cf. aussi Marmier, Contes populaires de différents pays. Paris, s. d., 2 vol. in- 18 jés., .1. 11, p. 377. La plantation de la vigne ]

2. Ed. Œsterley, Berlin, 1872, in-8, p. o39, cLap. eux. De inventione vinearum. La liste des rapprochements, donnée par l'éditeur, p. 738, est absolument incomplète sous le rapport des versions orientales. ^Gf. aussi Swan, Gesta Romanorum. Londres, 190o, in-8, p. 336-337].

3. Ed. Brunet, Paris, 1838, in-16, ch. cxxx. De l'invention des vignes, p. 371-372.

4. Gayaugos, Escritores en prosa anteriores al siglo XV, Madrid, 1851, in-8, p. 587.

5. Schimpf und Ernst, éd. Simrock, lleilbronn, 1876, in-12, n* 203, p. 162.

6. The Canterbury Taies, éd. Th. Wright, s. 1. n. d.. iu-8, v. 16976 et 5uiv. (The Prologe of the Maunciples talej.

CONTES SYRIAQUES 32l

dans les mêmes termes que dans le CalendiHer des Bergers^.

Le chapitre IV est consacré aux maximes des sages juifs et rappelle le Pirkê Ahoth ■; le chapitre v qui traite des paroles prohtables des relig"ieux chrétiens est emprunté en grande partie, comme l'a reconnu M. Budge, à une version syriaque de VHistoire lausiaque de Palladius"'. Les maximes que contient le chapitre vi et qui sont attribuées aux rois et aux sages musulmans, comme celles du chapitre vn (maîtres et érudits) sont des lieux communs développés chez tous les moralistes de l'Islam. Vient ensuite le chapitre vni consacré aux dires des médecins^. Le suivant, consacré aux fables, est plus intéressant. Nous retrouvons (n° 369) une fable de la variante ésopique (qui existe aussi en syriaque et en arabe) de la Hase et la lionne^ \ n° 371, celle de la Part du Lion^. Celle du chien qui salit une mosquée (n° 375) a été fort justement rapprochée par

1. Cf. une note de Tyrwliitt, ojk laud., p. 181, col. 2, note du vers 16976, Ch. K\sa.rd, Histoire des livres populaires, Paris, 18o4, 2 v. in-8, t. I, p. 13y-140.

2. Cf. [l'édition d'Ewald, Pirke aboth, Erlangen, 182o, in-8 cl aussi] Levi, Parabole, leggende epensieri raccolli dai libri talmudici, P'Ioruncc, 1861, in-12.

3. Cf. sur la con)posilion de cet ou\rageAmélineau,Z>e hislorià lausiacà, Paris, 1887, in-8; et Butler, Tke lausiac hislory o/' Pal ladi us, Ca.iubndf£v, 18'J8, in-8, et particulièrement pour les versions syriaques, p. 77-96 ; Lucol, Histoire lausiaque, Paris, l'J12, 1 vol. in-12, p. i lui.]

4. Cf. sur ce sujet El Ibcliihi, Mostalref, t. H, p. 328 et suiv.

5. Cf. les rapproclienicnts dans mon Loqmdn berbère (p. 61, noie \). Il faut y joindre la recension syriaque publiée par Ilolileld, Beilrxge sur syrischen Fabelliteratur, lialle, 1893, in-8. Dans Bar Hebneus, c est une renarde qui remplace la hase.

6. Celte fable forme le sujet d'une dissertation fort incomplète (car, de toutes les versions orientales, elle ne connaît que celle en touareg) de Gorski, Die Fabel von Loivenantlieil, Berlin, 1888, in-8. Cf. la bibliographie que j'ai donnée de cette fable dans mon Essai sur la Zenatia du Mzab, de Ouargla et de l'O. /tir', Paris, 1893, in-8, noie, p. 175-178.

o2'l MELANGES AFHICM.NS LT OKIENTALX

M, Budge (Iiitrotliictioii, p. xxiv), d'une version donnée par les Arabie Proverbs de Burckhard. L'apologue n** 378 aurait été mieux placé dans les chapitres des dits des sages persans ; les héros de l'aventure, en effet, d'après Mas'oudi ', Ibn Badroun'-, El Itlidi"^ sont un roi de Perse, Behrâm, et un mobed ; elle a passé en Espagne, mais les personnages sont anonymes dans le recueil de D, Juan Manuel. Le comte Lucanor Ex. XXI, De ce qui arriva à un philosophe avec le Jeune roi son élève '*. Dans le recueil des Quarante Vizirs, il s'ag-it de Mahmoud le Ghaznévide et de son vizir Ayaz''. La fable n" 383 est celle, bien connue, du Chapon et du Faucon, dont la plus ancienne version orientale jusqu'ici connue était celle que contient VAnvar~i-

1. Prairies d'or, texte et traduction par Barbier de Meynard et Pavet de CourLeille, l'aris, 1861-1877, 7 vol. in-8, t. H, p. 169, reproduit dans les l'i'oleyomcaes d'ibu Klialiioun, éd. Qualreiuère. Paris, 1858, in-4, p. 92- 94, Irad. de Slane. Paris, 3 vol. in-4, 1863-1868, t. II, p. 107-108.

2. Commentaire du poème historique d' Ibn Wf)doun, éd. Dozy, Leyde, 1846, in-8, p. 29.

3. ridm en Nàs. Le Qaire, 1297, in-8, p. 18. Le passage a été traduit en anglais par M°" Clerk, Ilnm en Nds historical laies and anecdotes, Londres, 1873, pel. in-8, p. 110-115.

4. Gayangos, Escritores en prosa anterioî'es al siglo XV, p. 388-389, A. de Puibusque, Le comte Lucanor, Paris, 1854, in-8, p. 278-283 [Juan Manuel, El libre de los Enxiemplos, éd. Knustet Birscli ilirschfeld, Leipzig, 1900, p. 81-86 ; York, Count Lucanor, London, 1869, in-8 (n° xvii), p. 99-105].

5. [Belletèle, Contes turcs, extraits des Quarante Vicirs, Paris. 1812, in-4, p. 184-180, (Jt-rq Vecir, version en dialecte tatar de Kazan, Kazan, 1896. in-8. p. 61. Buhrnauer, Die viersig Veziere, Leipzig, 1851, in-8, p. 151-152] (iibbs, The history of ihe forty 17i-2Vs, Londres, 1886, in-8, p. 144-145 ; Pelis de la Croix, Histoire de la sultane de Perse et des Visirs ; dans l'édition des Mille et un jours du Panthéon littéraire, Paris, 1843, in-8, p. 338-339, Histoire des deux hiboux. C'est cette version qu'on rencontre en tainoul avec .Mabinoud pour héros Subramah Pantulu, Folklore of Teluyus, .Madras, s. d.. in-12, p. 12-14. Lesage qui avait été le collaborateur de Petis de La Croix, connut par lui cette anecdote qu'il adapta à l'une des aventures de Gil Blas, 1. VIII, ch. vi, Comment Cil Blas fit connaître sa misère au duc de Lerme et de la façon dont usa ce ministre avec lui [Histoire de Gil Blas de Hanlillane, Paris, 1891, in-i8 jés., p. 479 et suiv.).

CONTES SVRIAOUES 323

Soheïli de Hosaïn Vaiz Kâchefi'. Un certain nombre (Je ces fables qui ont le renard pour héros, ne se rencontrent pas dans les autres collections ; peut-être ont-elles été empruntées au recueil des 300 fables que Rebbi Méïr, au milieu du n^ siècle de notre ère, avait composé sous le nom de Michlê Chou'alim et (jui sont toutes perdues, à l'exception d'une seule'-. Je passerai rapidement sur les chapitres suivants: XI, sur les songes et les présages 7'èalisès ; xn, sur les hommes généreux ; xm, sur les avares ^ ; xiv, sur ceux qui ont exercé des métiers méprisés ; xv, sur les acteurs et les comédiens. Le chapitre xvi, sur les niais, comprend les anecdotes qu'on trouve ailleurs attribuées à Si Djoha ou à Nasr eddin Hodja*; quelques autres, par les détails qu'elles renferment, paraissent avoir une origine juive ou chrétienne (n°' 352, oo3, 560, 576, 578, 579, 594, 598, 599); d'autres sont sûrement syriaques (n'^^612, 618, où il est question de Jacques d'Edesse, mort en 708), Le chapitre xvn est consacré aux possédés; xvni, aux voleurs et aux filous ; xix, aux événements merveil-

1. Cf. la bibliographie dans Benfey, Pantschataniva, f. I, Leipzig, 1859, in-8, §77, p. tt^ el suivantes, couipléiés par les notes de l'édition de La Fontaine par Régnier, t. 11, l'aris, 1884, in-8, p. 314. il faut joindre aux auteurs cités: Ibn el Djaouzi, A'^/^r/ e/ J^/aa, Le Oaire, 1304 liég.,in-8, p. l'JO ; Abou Ràs, Voyages extraordinaires et nouvelles agréables, Ir. Arnaud, Revue a/ricaine, 1881, p. 381 el Behù ed dm El Aiuili, cité par Clieiklio. Madjdni ladab, t. 111, Beyroul, 1884, in-12,p. 68 [Cl. aussi Chauvin, Bibliographie des ouvrages arabes, Liège, 1897, in-8, t. Il, p. 117J.

t. Ci'. BluMiental, Habbi .1/eir, Franclort, 1888, in-8, p. 97 ; Jacobs, Tke Fables 0/' .L'sojj, Londres, 1889, 2 v. in-8, t. I,p. 120.

3. Cl'. Ibn 'Abd Kabbih, Kitdb el 'fgd el Farid, Boulaq, 1293 hég., 2 vol. in-4, p. 321 et suivantes; Ellbchihi, Moslatref, I,204-210[le pseudo Ujàhizh, Le livre des beautés et des antithèses, éd. van Vlolen, p. 87, 111, Leyde, 1898, in-8].

4. Cf. l'étude que j'ai publiée au commencement des Fourberies de Si UJeh'a, Irad. par M. Mouliéras, Paris, 1892, in-12 p. 1-79 [et A.Weselski, Der Hodscha Nasr eddin, Weimar, 1911, 2 v. in-8j.

leux ; XX, aux caractères phjsionomiques décrits par les sa^es ; ce dernier chapitre est en grande partie emprunté au grec. L'ouvrage se termine par (quelques pièces de poésie morale et une élégie sur la mort de Jean Bar-Madané. On voit, par ce rapide exposé, quel service a rendu M. Budge, non seulement aux études syriaques, mais aussi au foik-lore et combien nos remerciements lui sont dus.

LES NOSAIRIS *

R. Dussaud, Histoire et religion des Nosaïris, Paris, 1900, in-8.

Au nord du Liban, dans le pays montagneux situé entre Tancien Eleulhère, l'Oronte et la côte, vit une population peu industrieuse dans son pays, mais dont les colonies prospèrent dans les villes où elles sont (Hablies. Ce sont les Nosaïris, plus généralement, mais aussi plus inexactement désignés sous le nom d'Ansariés, qu'on a quelquefois représentés, sans la moindre vraisemblance, comme issus d'un croisement de Francs et d'indigènes pendant les croisades. Leur nom même est une énigme : tantôt, on y a vu un diminutif méprisant de Nasrani (chrétien) ; tantôt on l'a dérivé de Mohammed ibn Nosaïr qui aurait été au ix^ siècle le fondateur de la secte. Mais cet Ibn Nosaïr était un partisan du onzième imam et comme tel, ne peut être l'auteur d'un système emprunté à la doctrine nosaïrie qui n'admet que sept imams. Eux-mêmes disent avoir émigré à la fin du xi** siècle de notre ère, de la Mésopotamie où leur chef aurait habité le bourg de Nasaria. M. Dussaud estime, avec toute apparence de raison, que les Nosaïris actuels sont les Nazareni que Pline l'Ancien (H. N. v. 81) place précisément à l'endroit que les Nosaïris occupent aujourd'hui.

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