LA FEMME
Si je pouvais avoir une poig-née de verg-es Et t'en frapper, — que maudit soit ton père ! Gardien de moutons.
0 Dieu ! g-rand merci de t'avoir créée,
Vieille fille qui mouds pour les moissonneurs^.
Ces chants sont souvent à double entente.
Mais l'inspiration des poètes kabyles ne se maintient pas toujours à ce niveau: leur talent devient une arme pour saliriser ceux qui ne leur ont pas donné une récompense aussi forte qu'ils l'espéraient, ou encore, grief impardonnable, leur ont fait faire un méchant repas :
t. [On peut y rattacher la catégorie des cliants alternés et injurieux que les Berbères de l'Atlas marocain nomment ahidoiis et dont Saïd Bouiifa donne un spécimen dans ses Textes berbères en dialecte de l'Atlas marocain, p. 80-116].