La première série ries Persische Studien a paru en
3. Geschirhie des Artarhsiri i-Papakàn, Gœttingen, 1879, in-8.
4. Das Yalkar-i-Zarirnn tind sein Verhàltniss sutn Schah yameh, Munich, 1890, in-8.
LTUDKS PliRSANES 333
Zarêr (Zerir) dont les principales données uni touini la matière d'un épisode du Chah Nâmeh *. Le roi Ardjâsp envoie au roi Wichtâsp (Gouchtasp du Chàh-Nàmeh, Hydaspès des Grecs) une ambassade pour l'inviter à renoncer à la religion mazdéenne : en cas de refus, il lui fera la guerre. Celui-ci, sur le conseil de son frère Zarer, repousse cette proposition et se prépare au combat. Avant la bataille, il consulte son conseiller Djamàsp qui lui apprend que Zarêr et beaucoup d'autres héros succomberont. En effet, après des prodiges de bravoure, il est tué traîtreusement par le sorcier Wedrasch (Bidirefch du Chah Nàmeh) le roi Ardjàsp ayant promis la main de sa tille à ({ui le débarrasserait d'un si redoutable adversaire: à son tour, Wichtâsp promet la main de sa fille à qui veng-era Zarér. C'est le fils de celui-ci, Bastour (Nestour) qui réussit dans cette tâche; les ennemis sont vaincus et Spendadàt (Isfendiàr), fils de Wichtâsp, prend Ardjàsp et le renvoie monté sur un àne comme l'unique survivant de son armée. M. Nœldeke, après avoir établi que ce récit a servi de modèleà 1 épisode du Chah Nàmeh et qu'on le retrouve aussi, mais altéré, dans un passage de la Chronique de Tabari -, remonte plus haut en admettant que le compilateur du Khodâ-Namâk (^versla fin de l'époque sassanide) a eu sous les yeux le Zarêr-Namàk ou Zarér-Nameh. Ce livre a une allure épique, parfois exagérée et, quoi qu'il forme un tout bien déterminé,
1. T. IV lie la traduclion lie Mohl. Le livre des Huis, Paris, 1877, in-8, p. 287-391 ; 423-451.
2. Annales, éd. cieLeydc, t. 1, p. G7(i et suiv. [cf. aussi Elb Tiia'alibi : Histoire des rois de Perse, éd. et traJ. Zotenbcrg, Paris, 1900^ in-4, p. 263-276J.
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l'on peut conclure de certains passages (|ue ce n'est qu'un des poèmes qui avaient pour sujet la lutte séculaire entre l'Iran et le Tourân. Viennent ensuite quelques pag-es sur Daqiqi (| 2), le prédécesseur de Firdaousi dans son œuvre patriotique et dont ce dernier a conservé quelques vers dans son poème ; puis (I 3) l'étude d'un texte pelilvi, publié et traduit par un Parsi de l'Inde ', et renfermant un récit de l'invention du jeu des échecs et du nerd, analogue à celui qui est donné dans le Ghali-Nâmeli : le roi de l'Inde, Spêcliarm, envoie Taklitaritôus à Kliosrou Anouchirwân avec le jeu d'échecs récemment inventé. Si les Persans ne découvrent pas la marche du jeu, c'est une preuve de l'infériorité de leurs sages ; ils devront payer tribut à l'Inde. Le troisième jour, Wadjourgmithr (le Bouzourdjamhir de Firdaousi et des Arabes) y reconnaît la représentation des opérations de la guerre, g"agne douze parties à Taklitaritôus et, à son tour, invente un nouveau jeu dont les Indiens ne peuvent deviner le secret, aussi paierontils double tribut. Il représente par ce jeu le cours de la vie humaine dans ses rapports avec les planètes et les signes du Zodiaque qui déterminent la destinée. Il lui donna lenom de Nerd Artakhchér, d'où vient celui de Nerdâchir, abrégé ensuite en Nerd, sous lequel il est connu. Nous avons là la forme la plus ancienne et la plus complète de cette tradition, abrégée dans le Chàh-Nàmeh, altérée
1. Pesbutan Daslur Behramji Samlan^ Gatijasfiayagan, tlie original peLlevi texl, Ihu saine translileralcd in /end ctiaractcr» and Irauslaled inlo ttie gujarati and english languages, Bombay, 1883, in-8.
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dans El Ya'qoubi* et à peine indiquée dansMas'oudi"-. M. Nœldeke place la rédaclion du texte pelilvi dans les premières années de l'islam. Ce chapitre se termine par quelques remarques (§ 4) sur quelques passages obscurs du Chah Nâmeh. Le second est consacré à des recherches sur les mots grecs et araméens passés en persan. On voit quel intérêt présente ce court mémoire, plus substantiel que bien des gros volumes pour le folk-lore ou l'histoire des origines littéraires.
i. V.A. Iloulsma, Lcidcii, 2 v. in-8, 1883, l I, p. 99 [cf. aussi EHi Tlia'alibi f/istoire des fois de Perse, p. t>22-624].
2. Prairies d'or, éd. et Irad. l'avct do Courleille et Barbier de Mcynard, t. Il, Paris, 1863, in-8, p. 203.
LES MÈDESi
(A.Delaltie S. J., Le peuple et Vempire des Medes. Bruxelles, 1883, in-4).
Le mémoire de M- Delattre se ressent de son orit»ine, rAcadémie royale de Bruxelles ayant mis au concours la question suivante: Exposer, d'après les sources classiques et orientales, V origine et les développements de Vempire des Mêdes ; apprécier les travaux de MM. Oppert, Raiolinson (sir Henri et Georges), Spiegel et autres sur ce sujet. L'auteur a suivi trop rig-oureusement ce programme, et ne nous a pas donné un tableau général de TEmpire mède, où la réfutation des hypothèses et des systèmes mentionnés aurait tenu moins de place. On peut regretter qu'au risque d'étendre les limites de la question de l'académie, M. Delattre n'ait pas condensé, dans une œuvre d'ensemble, les renseignements souvent contradictoires en apparence, que les inscriptions et les traditions ont laissés sur les Mèdes, et qu'il ait négligé, aussi bien la question du Zoroastrisme et de l'Avesta, opposés au magisme, que l'histoire de la chute d'Astyage et la substitution rapide de l'élément perse à l'élément mède dans l'hégémonie de l'Asie occidentale. L'auteur a péché par excès de fidélité et de conscience.