LÉGENDES DE PERSE
Ahoii Tammâm compila le recueil poétique intitulé la Hamàsah ; Tebrizi le commenta, et l'auteur des Légendes âe /a P^rse les réunit en une seule personne. De même, quand on lit à plusieurs reprises V Adhobicgian pour VAdherbaidjan (p. 104, 105) et les îles Waak-Alwayik pour Ouaq-Ouaq, il est impossible de ne pas rendre responsable l'auteur plutôt que l'imprimeur. Je m'arrête, car pour relever les erreurs de toutes sortes, il faudrait un volume |)lus considérable que les Légendes de la Perse elle-même. En résumé, au point de vue folk-lorique comme au point de vue littéraire, ce livre n'a aucune valeur.
(Clouston, Some pers/a/t taies from varions sources, Glasgow,;i892. in-32.)
L'intention de M. Clouston, en publiant ce petit volume, est de montrer aux lecteurs anglais que tous les contes orientaux ne renferment pas forcément un élément merveilleux comme on serait tenté de le croire par les Mille et une nuits (p. 3). Si, au fond, la proposition est exacte, l'exemple choisi ne l'est pas, car il ne serait pas difficile de citer, dans le g-rand recueil arabe, divers contes, entre autres les Amours de 'Ali hen Bakkàr et de Chems en Nahàr, où le merveilleux ne joue aucun rôle et qui rentrent plutôt dans le genre « Nouvelle » indûment refusé par l'auteur à la littérature orientale (p. 8). Dans ce but, il a puisé à diverses sources, très vaguement indiquées, huit contes, dont cinq (le premier, le quatrième, le cinquième, le sixième et le huitième) sont empruntés à une collection persane intitulée Mahboub et Qolouh (L'aimé des cœurs) 2, traduite par M. Rehatsek. Il n'eut pas été