‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 99 sur 105 · Voir plus haut : Une élégie amoureuse, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut : Une élégie amoureuse, p

3. (l'était ici l'occasion de remarquer que le nom île la rose en persan (goul) a fourni le terme de blason qui désigne la couleur rouge (gueuh.').

4. Anis el '(U'hchng, trad. Cl. Huart, Paris, 1875, in-8, cli. vi p. 37.

360 MKI.ANGES AFRICAINS ET ORIFATAIX

avaient nn éclal et un parfum tout particuliers ; ses rossignols faisaient entendre des mélodies inconnues ; ses cyprès s'élançaient majestueusement dans les airs ; ses palmiers aux fruits savoureux cliarmaienl par leur beauté ; sa verdure resplendissait de fraîcheur et de vie ; ses tulipes, marquées d'un fer rouge, semblaient ravies en extase : à cette vue, l'oiseau de mon âme s'éprit de ses roses comme le rossignol... c'était le jardin de Mir Ali Ghir Nevàï^

On peut regretter que M. Joret n'ait pas toujours été heureux dans le clioix des traductions qu'il cite. Au lieu de se servir pour les mémoires du sultan Baber, le fondateur de l'empire moghol dans l'Inde, d'un passag-e de Ritter (p. 151, note 2), il était plus naturel de consulter l'excellente traduction de M. Pavot de Courteille 2 faite sur le texte original djaghataï, et non sur une version persane comme celle de Leyden et d'Erskine, à laquelle Ritter a eu recours.

Le livre se termine par une bibliographie des ouvrag-es exclusivement consacrés à la rose ; un spécialiste trouverait sans doute à la compléter ; je n'ai à y ajouter que les trois monographies suivantes :

Andrews, Monography of the gemis rosa, Londres, 1787, in-4.

Britard, Manuel complet de Vmnateur de t^oses, leur monographie, leur culture, Paris, 1836, in-18.

\. Trail. Pavel de Comle'iWe, Dictionnaire turk-oviental. Paris, 1870, in-iS : Préface, p. ix.

i. Mt-mnires de Baber, Paris, 1871, 2 v., in-8.

Jnllien, La 7'o.^e {Travaux de V Académie impériale de Reims, t. XXXVI. 1863).

***, Dictionnaire des roses ou guide général du rosiériste, Bruxelles, 1885, 2 v. in-8, 2 y. in-12.

Verguéra, Bibliographie de la rose, Madrid, 1892.

Tout compte fait, et malg-ré les observations qui précèdent et qui portent sur des points avec lesquels M. Joret n'était pas familier, ce volume sur la Rose est une excellente monog-raphie qui mérite d'être proposée comme modèle aux travaux de ce genre. L'auteur a rempli toutes les parties du programme trop restreint qu'il s'était tracé ; grâce aux citations des poètes qu'il a recueillies et qu'il aurait pu augmenter, il a donné à son livre, outre une valeur scientifique, une allure littéraire qui en accroît l'intérêt. On doit le féliciter d'avoir compris que la science, surtout celle du folk-lore. n'a rien à gagner à se montrer rébarbative et qu'elle peut, sans sacrifier l'exactitude, faire preuve de goùl on acrueillaul les éléments littéraires.

Page 1