‹ MélangesChapitre 12 sur 29 · ET SUR LA 80CIÉTÉ · texte numérisé non relu

ET SUR LA 80CIÉTÉ

(A l'occasion du roman de M. Sainte-Beuve.)

Ce livre, promis depuis longtemps, avait éveillé une attente que sa publication n'a pas réalisée. Nous en félicitons M. Sainte-Beuve. Aurait-il dû, par le choix d'un titre différent, prévenir cette attente? Il parait le croire. Nous y attachons, quant à nous, peu d'importance. S'il fallait que le titre fût significatif, il n'y avait guère de choix entre le mot que Fauteur a choisi et un autre mot plus austère, mais plus repoussant, que lui eussent proposé Massillon et Bourdaloue. Ce n'est pas le titre, c'est l'ouvrage qui importe.

L'auteur a voulu prémunir ses jeunes contemporains contre les attraits d'un péché que le monde a peu à peu mis à part de tous les autres sous le nom adouci de faiblesse, en attendant qu'il soit permis de lui donner quelque nom plus indifférent encore, plus adouci et plus flatteur. M. Sainte-Beuve lui restitue son vrai nom; il l'appelle péché; et, rendant au mal comme au bien son indestructible unité, refaisant la

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