LA CRÉATION DU FEU
Le cheval fut créé par Hisû,
Le soleil par Wapolo ;
Le feu est le fils du ciel.
Là-haut la flamme fut doucement bercée^
Entourée d'une ardeur éternelle,
Dans une étuve de cuivre jaune,
Dans une immense coupe d'or.
Hiisiy un des douze fils de Kaléwa, est le principe du mal. W^q^olo, le héros d*un mythe, une divinité finnoise.
KOKKO.
Tulipa kokko Turjanmaalta, Laskîxen I..apista lintu^ Jonk' or suu tulen palawa, Kita kiiran lâmpiâwâ.
Jonk' ol silmât siiwen alla, Nâkimet selân takana^ Yxi siipi wettâ wiisti, Toinen taiwaîta jakaili.
Sata miest' ol' siiwen alla, Tuhat purston tutkamilla Kymmenen joka kynâssâ.
L'AIGLE (le vent du nord).
L'aigle vient de Tourya ;
L'aigle vient de Laponie ;
Son bec est flamboyant,
Son souffle est ardent comme le vent du désert ;
Il a des yeux sous les ailes.
Des yeux aussi sur son dos.
D une de ses ailes il touche la surface de la mer,
De r autre le ciel.
Il y a cent guerriers sous son aile.
Mille au bout de sa queue,
Et dix cachés dans chaque tuyau de ses plumes.
<c Turja, » d'après Ganander, tous les pays éloignés, méridionaux, surtout des endroits connus par la magie. Dans son origine le mot Turjanmaa signifie Laponie; par le fait le mot allemand n*est qu'une traduction du mot finnois : car Turja signifie en allemand Lappen^ c'est-à-dire lambeau de drap, chiffon. Turjantunturit est le nom des montagnes de la Norvège limitrophes de la Laponie; Turjan kallio signifie esquifs norvégiens.
Ce morceau est emprunté à un recueil intitulé : Pieniâ Runoja,
LA ULAJA.
En oie runonsukua.
Enkâ loihtulaulajoita.
Kuulen ulkoa runoja.
Lâpi sammalen sanoja,
Lâpi lau wen laulajoita.
Lâpi seinân soittajoita.
Laulaisinpa, taitasinpa, Kuin ma julkisin kylâssâ ; Kylân naiset naurahawat, Piiat pilkkana pitââwât.
Jos ma lauluillen laseisin, Wirrentyôllen tyônteleisin, Laulaisinpa lamminlîimmen, Merenlummen, liirettâisin ; Laulaisin meret mesixi, Merenhiekat herneheixi, Merenraohot ruoka-puixî,