‹ Mélanges altaïquesChapitre 13 sur 21 · LE CHANTRE · texte numérisé non relu

LE CHANTRE

Je ne suis pas de la famille des Rounoya- Je ne possède pas la magie du chant.

J'entends le son des Rouno au dehors.

Les sages sentences arrivent jusqu'à moi à travers

[la mousse du mur.

Les lattes de ma chambre en résonnent.

Le ménétrier accompagne la chanson.

Je devrais chanter aussi, si j'osais, [lage.

Si je n'avais pas peur de me montrer dans le vil- Si je ne craignais pas de faire rire les jeunes filles. Car elles ne manqueraient pas de se moquer de Si je chantais mes airs, [moi.

Je me laisserais entraîner à forger des rimes^ A chanter le feuillage du nénuphar Et la plus belle fleur de l'océan ; Mes chants en miel changeraient la mer, En fèves le sable de la mer, Llierbe marine en arbres verts.

MerenmuUat maltaîsixi, Merenkiwet kiiltâwixi, Merentyrskyt tyynymââni, Merenwaahet waipumaani.

Jos ma lauluillen laseisin^ WirrentyôUen tyônteleisin, Saisin pîelexet pihalle, Tammet keski tanhualle, Tammelle tasaiset oxat^ Joka oxalle omenan, Omenalle kultapyôrân, Kultapyôrâlle kâkôisen.

Kâkôinen kukahteloopi, Kulta suusta kumpuaapi, .

Waski leuwoillen waluupi, Hopia holahteloopi.

Les graviers du fond en beau houblon.

Et les cailloux en pierres précieuses.

Les vagues seraient forcées de s'apaiser ; L'écume finirait par disparaître.

Si je chantais mes airs, Si je me laissais aller à forger des rimes, La meule de foin viendrait à la ferme ; Des chênes pousseraient sur mon champ ; Aussitôt ils auraient des branches.

Sur chacune se trouverait une pomme ; Sur chaque pomme des roues en or.

Et sur ces roues de petits coucous- Us chanteraient coucou, coucou.

L'or pur dégoutterait de leurs becs ; Du cuivre sortirait de leur poitrine, Qui répandrait des rivières d'argent.

Cette poésie est empruntée au recueil intitulé : Pieîniâ Runoja.

NEIJON TOIWOMINEN.

Tuo Jumala tuota miestâ, Jonka sormuxet sopisi, Rinta-ristit kelpoasi, Joka naija nakkajaisi!

ÂllÔs tuhma tuUekkohon^ Kâwin-Kântâ keikuttohok, Kuin ej tulle tuuhiammat^ Koriammat kohti kâynek !

En mina sinâ ikânâ^ Kuunna kullan pâiwânâhân Nuku nurjuxen nutuUe, Painu paikka-kukkaroUe Raja-kengâlle rakastu.

Waan kuin tuttuni tulisi, Ennen nâht3dni nâkyisi, Sillen suuta suikkajaisin^ Jos ois suu suwen weressâ ; SîUen kâttâ kâppâjâisin, Jospa kâârme kâmmen-pââssâ.

Olisko tuuli mielellissâ, Âhawainen kielellissâ; Sanan toisi, sanan weisi, Sanan liian liikuttaisi^ Kahen rakkahan wâlillâ.

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