‹ Mélanges altaïquesChapitre 14 sur 21 · L'ATTENTE DE LA JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

L'ATTENTE DE LA JEUNE FILLE

Que Dieu m'accorde un mari

Dont la bague puisse m'aller.

Dont la parure puisse me convenir,

Un mari qui me demande de plein gré.

Mais je ne veux ni d'un sot

Ni d'un boiteux.

Si de plus beaux ne venaient pas

Pour me demander en mariage !

Jamais aussi longtemps que je vivrai,

Jamais, sous les rayons dorés de la lune,

Je ne voudrai me reposer auprès d'un étourdi.

Je ne voudrais pas d'une bourse vide.

Je n'aimerais pas les souliers troués.

Mais s'il venait, lui que je désire,

S'il se montrait, lui que j'attends.

Je le couvrirais de baisers,

Même si sa bouche était couverte de sang de loup;

Je caresserais ses mains.

Même si des serpents pendaient à ses doigts.

Ah ! si le vent avait de l'intelligence.

Si la tempête avait le don de la parole,

Elle se chargerait dé messages,

De messages fréquents

Entre deux amoureux.

D'après Porthan. Voir Skiëldebrand : Voyage pittoresque au cap Nord. Stockholm, i8o5. Gœthe a fait une poésie allemande sur le sujet finnois.

NEITOISEN WAL2TUS.

Mikâ lie minua luonnut^ Kuka kurjoa kyhânnyt, Nâille pàiwille pahoille^ Mokomille mielaloille?

Mahoit ennen, Emoseni Pesta pîeniâ kiwiâ, Kapaloija karttusia, Mytôstellâ mâttâhitâ, Ennen kuîn tâtâ tytârtâ, Tâlle suurelle suruUe, Mokomille mielaloille ?

Niin toinun isoinen heitti, Niin kuin wâarân wârttânânsâ; Niin on weikko wierastunna, Kuin orawa kuiwan kuusen; Niin sisko siwuite kâypî, Kuin kalat kiwisen rannan.

Ej oie sitâ sisârtS,

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