‹ Mélanges altaïquesChapitre 18 sur 21 · LE FILS SANGLANT · texte numérisé non relu

LE FILS SANGLANT

D'où viens-tu ? d'où viens-tu?

Mon fils joyeux !

Du bord de la mer, du bord de la mer.

Ma petite mère d'or!

Que fis-tu là?

Mon fils joyeux!

J'abreuvai les chevaux^

Ma petite mère d'or I Comme ton pourpoint est couvert d'argile,

Mon fils joyeux ! Les chevaux ont trépigné, les chevaux ont trépigné,

Ma petite mère d'or!

D'où vient que ton glaive est couvert de sang ?

Mon fils joyeux !

J'ai frappé mon unique frère.

Ma petite mère d'or !

Que comptes-tu faire ? où penses-tu aller ?

Mon fils joyeux!

Loin d'ici dans des pays étrangers.

Ma petite mère d'or!

Où laisseras- tù ton vieux père ?

Mon fils joyeux !

Qu'il aille dans la forêt fendre du bois.

Qu'il ne désire plus me voir !

Ma petite mère d'or!

Mihinkâs wanhan Muoriis heitât ?

Pajkain iloinen Istukaan murkassa, watwokoon tappuroita,

Elkôôn ikânâân minua toiwokoo^

Muori kultasein!

Minnekkâs sen nuoren Muoriis heitât ?

Pojkain iloinen !

Kâykkân koreanna^ ottakaan toisen^

Elkôôn ikânâân minua toiwokoo^

Maori kultasein !

Mihinkâs nuorem pojkais heitât ?

Pojkain iloinen ! Kâykâân koulua, kârsikâân wihtoja,

Muori kultasein !

Minnekkâs sen nuoren piikais heitât ?

Pojkain iloinen !

Kâykâân metsâssâ, syôkâân marjoja,

Elkôô ikânâân mina toiwokoo,

Muori kultasein!

Millonkas sieltâ kotian tulet ?

Pojkain iloinen !

Silloin kuin pâiwâ pohjasta paistaa,

Muori kultasein !

Millonkas pâiwâ pohjasta paistaa ?

Pojkain iloinen !

Silloin kuin kiwi wein pââllâ pyôrii,

Muori kultasein !

Millonkas kiwi wein pââllâ pyôrii ?

Pojkain iloinen !

Où laisseras-tu ta vieille mère ?

Mon jfils joyeux !

Qu'elle reste assise à efl&lerle chanvre.

Qu'elle ne désire plus me voir,

Ma petite mère d'or î Où laisseras-tu ta jeune épouse ?

Mon fils joyeux!

Qu'elle se pare et prenne un autre .

Qu'elle ne désire plus me voir,

Ma petite mère d'or!

Où laisseras-tu ton jeune fils ?

Mon fils joyeux !

Qu'il aille àTécole sentir la verge du maître.

Ma petite mère d'or !

Où laisseras-tu ta petite fille ?

Mon fils joyeux I Qu elle aille dans la forêt manger des baies ;

Qu'elle ne désire plus me voir.

Ma petite mère d'or !

Quand reviendras-tu de l'étranger ?

Mon fils joyeux!

Quand le jour se lèvera au nord.

Ma petite mère d'or ?

Quand le jour se lèvera-t-il au nord ?

Mon fils joyeux!

Quand les pierres danseront sur Teau,

Ma petite mère d'or Quand les pierres danseront-elles sur l'eau?

Mon fils joyeux !

Silloin kuin hôyhen pohjaan painuu

Muori kultasein !

Millonkas hôyhen pohjaan paînuu ?

Pojkain iloinen !

Silloin kuin kaikki TuomioUe tuloo ?

Minun Muori kultasein !

Quand les plumes iront au fond de Teau,

Ma petite mère d'or I Quand les plumes iront-elles au fond de Teau ?

Mon fils joyeux !

Quand nous paraîtrons tous devant le tribunal de

[FÉtemel, Ma petite mère d'or!

SchrÔter considère cette belle romance comme une imitation d'une poésie suédoise, ou d*une ballade écossaise ou anglaise. Nous ne partageons pas cette manière de voir.

SANAT KUOLLON Y LITE.

Kâwi kâsky taiwahasta, Kaiken luonnon kantajasta :

« Tule tânne tuttuwani, Astu armas ystâwâni, Astu Amanan tykôâ, Muuta murhesta majasi !

Kyir on jo osasi oUut, Kyll' on oUut kyyneleitâ, Walitusta, waiwotusta.

Nyt on pââllâ pââsin pâiwâ, Pââsô pâiwistâ pahoista ; Rauta rientâpi tôkôsi, Waiwoista wapaus suuri. — »

Nâinpâ lâxi luoxe Luojan, Kulki pojes kunniahan^ Riensi riemuhun jalohon, Wapantehen waelsi, Elâmâstâ surkiasta^ Nâistâ mailman majoista.

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