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la composition (lu livre, il n'avait aucun titre à en recueillir rh(»nneur; (^uatrefafres, dont llamy allait devenir le c<dlaborateur. put, avec ([uelque droit, signer l'œuvre collective; mais, dans l'avertissement, il fit la déclaration suivante : « Cet ouvrage est donc une o'uvre commun»* à M. Ilamy et h moi, en ce sens que les idées en ont été précisées, que l'ordre dans lequel elles devaient être exposées a été arrêté, que les conclusions ont été formulées à la suite d'études et de causeries qui nous mettaient aisément d'accord. Mais, cela lait, la réalisation de l'ouvrage est restée à bien peu |>rès en entier ii la charge de M. llamv. » D'ailleurs, dès 1873, dans la séance de l'Académie des Sciences du -j. juin, Quatrefages avait, en son nom et en celui du D' Ilamy, présenté un résumé d'après les Crania cthnicu des Races II II m ni nos fossiles — lia ces de C ans ta II.
C'est également en iSjocjue le D' llamv fit paraître son Précis de Palêontoloi^ie humaine, in-S", (hiris lequel, s appuvant constamment sur I examen des choses actiiellrs, il en tirait des lumi«'res (|ui venaient éclairer retliiiographit' des peuples |)rimitirs. Du premier coup, il avait jeté h-s bases de la classification des races humaines fossiles, (|u il fixa définitivement dans la première partie des Crania ellinica. Il avait préparé une sec«»ndc édition de cet ouvrage (lune «Tuditioii ritrc dans toutes ses parti.'s. initis dont les cAtés anatomi(jues sont surtout remar(|ii;tl)les ; mais elle est restée sans voir le jour dans la Itihiiotliècjue de l'auteur; cette Paléontologie :i hupielle (^)u:it refages a consacré deux articles dans le Journal des Savants, 1S71, est dédiée ii Kdouard Larlet, jirofesseur au Muséum, à la mémoire dii- (juel, deux ans plus tar<l, llamv devait rendre hommage au Congrès international <r:iiithriq)ologie de Bruxelles; c'était en efFel sur la pro|)ositinn <le ce savant maître qu il avait ete charge (1.S71») d'aller louiller les cavernes de la vallée de la Dheune, h Santenav, connue il lut |ilus t.trd. sur la demande de (^)uatrelages, envové re<-ueillir. jiour le Muséum. IcH matériaux d'étude trouvés dariH les louill'-* d.- I.iv (Kurc), de Muntlo^t (Kure-et-I.oir).
Les cours à la salle Gerson et les travaux du D"^ Hamy furent interrompus par la guerre; le 9 novembre 1870, un airôté du préfet du Pas-de-Calais nommait Hamy, chirurgien aide-major des gardes nationaux mtdiilisés de ce département, 3" légion, tandis que son ami Sauvage passait au même titre au 3* bataillon.
Un arrêté de Jules Simon, Ministre de l'Instruction publique, désigna le D' Hamy pour remplir les fonctions d'aide naturaliste d'anthropologie au Muséum pendant le congé accordé au titulaire, M. Jacquart (21 nov. 1872); quand ce dernier fut mis à la retraite, la nomination du D"" Hamy devint définitive (29 août 1870); vu le décret du 12 décembre 1891, portant réorganisation du Muséum d'histoire naturelle, le 1/4 décembre 1891, Hamy était nommé assistant d'anthropologie; le titulaire de la chaire d'anthropologie était M. de Quatrefages, qui fut Président de notre Société en 1890 et en 1891; à quatre reprises, Hamy, qui depuis 1875, faisait au Muséum des conférences spécialement destinées auxvovageurs du service des missions scientifiques, fut appelé à suppléer cet illustre maître, et il traita dans ces cours des races nègres (188 1), de l'Ethnogénie de l'Europe occidentale (i883), de la Géographie et de l'Anthropologie des races humaines de l'Afrique (i885), de la Géographie et de l'Anthropologie des races humaines du Nouveau Monde (1886). Quand Quatrefages mourut, âgé de quatre-vingt-deux ans, le 12 janvier 1892, Hamy était tout naturellement désigné pour lui succéder, et, le 5 mai 1892, il était nommé titulaire de la chaire d'anthropologie du Muséum dont il a été l'historien ; il avait été présenté par l'Académie des Sciences par G5 voix sur 65 votants; il rendait un juste hommage à son prédécesseur dans sa leçon d'ouverture, le 3i mai 1892. Les Nouvelles Archwes du Muséum renferment quelques-uns des mémoires les plus importants du D"^ Hamy et je ne citerai que les suivants : Recherches sur les Origines de l'enseignement de V Anatoniie humaine et de V Anthropologie au Jardin des Plantes; Vespasien Robin, arboriste du Roy; Jean le Roy de la Roissière et
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Daniel Rehel, peintres d'Itistoire naturelle du commencement du xvir siècle; les Anciennes .Menuiseries royales et la Ménagerie nationale fondre le i j brumaire an II ; le Père de la Zooloi^ie française, Pierre Gilles, d'Alhi, et. tout récemment, La Mission d'Etienne Geoffroy Saint-IIilaire en Espafjne et en Portugal {\8oHy Lorsque le Bulletin du Muséum d'Histoire Naturelle ïul créé, en 1890, Ilamy en devint l'un (les plus actifs collaborateurs; il lui a donné plus de qn:itievirigts articles qu'il réunissait en volume de vingt-ciiui sous le titre à' Analecla historico-naturalia . I/intérèt que le D' Iliimv j)renait au Jardin des Plantes le lit désifjrner par Alphonse Milne-Kdwards comme archiviste du Muséum, et en cette qualité il alla s installer à c«\té de son dép(\t de documents qu'il enrichit sans cesse au second étage de la vieille maison de Bullon, v3G. rue GeoUroy-Saint-llilaire. Otte nomination était pleinement justiliée par d'innombrables publications parmi lesquelles je citerai l'album des peintures inédites de J.-B. Ililair, représentant les divers aspects du Jardin des Plantes en I7()'i (i<S(|'|, in-'i oblong). Le iG janvier if^77, par un anèté du Ministre de l'Agriculture et du Commerce, llamv était nommé à l'Kvposition de l'Art ancien (187.S) membre de la (^)mmission administrative et chargé de la classification de la première seetion : Arts primitifs et Antiquités des (iaules ; deux jours plus lard, il ('-tait désigné pour faire partie de la (Commission de la 'r(q)ngraphie des (laules ; celte même année, le \ novembre 1877. il entrait au (loniile des Travaux historiques et scientili(|ues comme mendire titulaire de la section des sciences. Le 70 janvier i.S.So. il tb-venait membre de la « Commission de l'ancienne France u ; le Ministre de l'Instruction l'ubli(|ue lui écrivait alors : « Les attributions de celte Commission sont extrêmement étendues et d'une importance toute particulière. Il s'agit, en ejlet. «le terminer les travaux entrepris par la « (iommission du Topographie des (lanles « et de centraliser tout ce qui peut toucher il la topographie bistori(|ue de i.i l'rance depuis Ich temps les plus reculé» ju»<|u'ii i 7*^<i ■• le l 'j janvier 1881,
llamv entrait ii la Commission des voyages et missions scientifiques et littéraires.
Le i5 mars 1877, Hamy avait été nommé membre de la Commission des ('changes internationaux au Ministère de l'Instruction Publique ; le 7 décembre de la même année, il fut chargé de l'organisation du Muséum ethnographique qui devait s'ouvrir au Palais de l'Industrie le i5 janvier 1878; le if) octobre 1878, ce fut à lui encore que le Ministère s'adressa pour étudier la création définitive du Musée ethnographique ; l'année suivante, le 6 juin 1879, M. Jules Ferry, Ministre de l'Instruction Publique, confia à Ilainy « une mission à la Hâve, Copenhague, Leyde, Stockholm, Helsingfors, Berlin et Moscou, à l'efTet d'étudier dans ces villes l'organisation des divers musées ethnographiques etle classement de leurs collections et d'assister au Congrès des sciences anthropologiques qui devait avoir lieu ii Moscou ».
Le moment était venu de donner enfin une organisation définitive au Musée d'ethnographie.
Le 17 juillet 1880, une loi portait ouverture d'un crédit de 1 1 o5o francs, destiné à réunir en un musée les collections du Ministère de l'Instruction Publique et le 19 juillet, un arrêté du ministre, M. Jules Ferry, marquait que « Les collections ethnographiques provenant, soit de dons, acquisitions ou échanges opérés au profit du Ministère de l'Instruction Publique, soit des missions scientifiques ordonnées par le Ministère, seront organisées au Musée d'ethnographie. Ce musée demeurera installé au palais du Trocadéro, dans le local qu'occupent les dites collections. Le personnel comprendra : une commission de surveillance et de classement, deux conservateurs et divers agents ». M. Hamy était nommé conservateur et était chargé du classement scientifique et de l'installation des collections ; M. Armand Landrin était également nommé conservateur du musée. Ilamv se consacra avec le plus entier dévouement à sa nouvelle tâche : il entassa dans le palais du Trocadéro, local nullement approprié à sa nouvelle d"estination, dans des conditions hygiéniques déplorables, des merveilles dont
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une fjrantle partie n'a jamais été accessible an pul)lic, laut<' de gardiens, déplace et d'argent: le Gouvernement français n'a jamais pris un vif intérêt à une création (jui lui laisait cependant grand honneur. Le budget du Must-e n'a jamais dépassé, en efîet, 21000 francs, sur lesfjuels on payait personnel et matériel, et rien n'était prévu pour les acquisitions ; or le Muséum fur Vôlkcrhundc a un budget dix lois supérieur ; M. Ilamy n'a jamais eu sous sa direction que six fonctionnaires ou agents ; à Berlin , ils sont soixante, dont seize scientifujucs ; Berlin dispose cluu|ue année de prés de looooo francs pour les achats.
M. Ilamy se retira un peu découragé à la lin do içioO ; il eut la joie, en aviil \\)0~, de voir son assistant au Muséum, M. René Vi-unkai, choisi pour lui succéder. Grâce à une généreuse subvention du duc de Loubat, llamv avait publié en 189" en un grand iii-loln). la dtilrrie unirricaine du Musée d'elhnoi^niphie du Trocadéro.
Le 5 mars 1.S81, le Comité était reconstitué sous le titre de M Comité des Travaux historiques et scientiliques », et llamv était maintenu en ([ualité de membre titulaire de la section des sciences ; une nouvelle réforme du Comité axant été opérée, le i '1 mars iS,S,'^. llamv était transféré dans la section de sciences naturelles et de sciences géographiques. Kniin une section spéciale tle " (iéographie histori(|uc et descriptive » étant créée sous le ministère de M. Goblet, M. Ilamy en était nommé secrétaire par arrêté du 5 novembre iiSBri. Pendant les vingt-trois dernières années de sa vie, llamv a mis tout son dévouement et toute sa scienc*' an service de la rédactimi du liulletin de Géographie }iisloru^ue et descriptU'e : non seuletiieiit d en surveillait la rédaction et l'impression, mais il en rédigeait aussi les tables annuelles en même temps (pi il «-tait un <les collaburateuis les plus actifs ; je rappellerai ici les titres de <|uel(juc8-uns de ses mémoires «pii n'ont pas peu «"«intribué il la réputation dont jouit le liulletin dan» le monde »cipntifi({ue : \ole aur Li Mappemonde de hie^o Hibero (l5a(j) : Native sur une Mappemonde portugaise anonyme de
i'>02 ; Note sur une carte marine inédite de Domenico 17gliarolo (^13']']); Note sur une carte marine inédite de Giacomo Russe de Messine (i557); Cresques lo Juheu, Note sur un géoi^raphe juif catalan de la fin du XIV^ siècle; Francisque et André d'Alhaiij^ne ; Luis Vaës de Torres et Diego de Prado r Tovar ; Peyssonel et Antoine de Jussieu. Comme secrétaire de la section de oéographic, le D"" Hamy remplit ésalemeiit les fotictions de secrétaire de cette même section aux cono-rès annuels des sociétés savantes organisés par le Ministère de l'Instruction Publique, et lorsque ce congrès tint ses assises alternativement à Paris et en province, le D"^ Ilamy le suivit à Toulouse (1899), ^ Nancy (1901), à Bordeaux (1903) et à Montpellier (1907). Le vénéré président de la section, M. Bouquet de la Grye, a pu justement s'écrier dans la séance du Comité, le 5 décembre 1908: « Si sa disparition est un deuil pour l'Institut et pour la science, pour nous elle est plus cruelle, car elle nous enlève un collègue que nous aimions et estimions et qui depuis vingt ans avait montré les qualités les plus rares
de zèle et de dévouement Le nom de M. Ilamy restera
attaché h tout ce qu'a fait la commission pendant un quart de siècle. »
Le 18 mars 1887, le D' Ilamy était chargé dune mission en Tunisie avec M. EuRiNfiTO- de la Choix, ingénieur civil des Mines, pour y étudier spécialement l'archéologie et l'ethnographie berbères. On retrouvera le souvenir de cette mission dans la notice sur le Pays des Troglodytes qii il a lue dans la séance publique annuelle des Cinq Académies du 2^ octobre 1891, ou encore dans l'étude ethnographique et archéologique sur les Cités et Nécropoles berbères de l'Enfîda, insérée dans le Bulletin de géographie historique de 1904, et dans V Esquisse antliropologique de la Régence de 7 unis insérée en 1904 dans le recueil La Tunisie au début du XX'' siècle.
Le D' Ilamy, à la (in de sa vie, délaissait un peu l'anthropologie pour les sciences ethnographiques et géographiques, historiques et américanistes ; comme Qualrefages,
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il (loiiuail a la |iluin<' la préférence sur le scalpel ; avant d'élre absorbé par les travaux du Bulletin de géographie /iis/ori(pie, Hamv, de janvier l88tî à décembre 18S9, avait publié sa Revue d'Ellino^rai)hie qui contient quelques-uns de ses travaux les plus importants ; le nombre de ses occupations lui fit abandonner la direction de ce périodique, qui, le i**" janvier i8i)0, fusionna avec les Matériaii.r pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme de Cartailhac, et la Revue d'Anthropologie, de Topinard, pour former le nouveau recueil, V Anthropologie, (jui, sous la direction de MM. Hori.i: et Veknkai, continue sa prospère carrière scientili(]uc chtv. les éditeurs Mass»>n.
Hamv était entré i» la Société de Géographie le 3 janvier 18^3, et dès le lO juin 1870, il était nommé membre de la Commission centrale, cju'i» deux reprises différentes il fut appelé à présider, en 1888 et en 1896. Il prit une partactive au\ travaux de la Société, dans l'organisation des missions; comme membre dr la Commission des |)rix, il eut à léiliger depuis 1882 cin(j ra|tports importants consacrés aux explorations de M. .M(»>TA>() dans la péninsule de Malacca et l'archipel des Philippines (Prix Logerot, M. Montano. iSS-^); aux travaux archéologicpies et géographiques de M. Désiré (!n\H\AY au Mexique et dans le Yucatan (Prix Logerai, M. Charnav, l8.S'|); au Recueil de Voyages et de documents pour servir à l'Histoire de la (Géographie depuis le XIII* jusifu'a la fin du Al/' su'cle de MM. (-h. Si uki kr et Henri CoHDiKH (Pri\ Joniard, M. Krnest Leroux, iNS')); aux voyages de M. Alfred Maiu m: dans l'arehipj'l des Philippines (Prix Logcrot, M. .Mlred Mar<he. i88()); enfin a la biographie de Tavernier, par M. Ch. J«tuKT (Prix Jomard, M. (.U. Joret, 1887). Parmi les mémoires (ju'il a donnés au liullelin, nous citerons : Les Al/ourous de ( iilt 1 In (^n\ ai 1877); Mémoires pour servir à l'histoire des découvertes géogrophufut's et ethnf>gra/>hif/ues en Océanie (1878); Centenaire de Li mort de ('.(Htk Cook et halrvmple {uMH 1879); Lsaat d'interprétation d'un des mrtnuntents de C'opan |Hondura!«| (1886); Solive mu r une collection de dessins provenant de l'expédition de d'Un-
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trecasti'diw (iSgô). Kn septembre 1892, Ilamy avait été nommé président honoraire de la Société, comme avant, en qualité de vice-président, présidé une des séances solennelles et, cette année même igo8, il était appelé à la place de M. Le Myre de Vilers à la présidence de la Société, où il allait continuer la tradition de ses illustres prédécesseurs, Quatrefages de Bréau et Alphonse Milne-Edwards, coninic lui professeurs au Muséum d histoire naturelle.
Los travaux du D' Ilamv ne pouvaient manquer d'attirer l'attention de l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres ; il était d'ailleurs un lien naturel entre le monde des sciences et le monde de l'érudition qui est le domaine spécial de cette compagnie. Dès 1882, il commençait la série de ses communications par une Note sur les fii^iires et les inscriptions i(/-ai>ées dans la roche à El Hadj Mimonn et une description û.' un monument découvert à Téolihuacan,. près Mexico, et rapporté au Trocadéro par M. Désiré Cliarnay. Dans sa séance du j.lx janvier lîSgo, l'Académie appelait Ilamy dans son sein, en qualité de membre libre à la place du général Faidherbe, par 27 suflVages contre 12 au duc de la Trémoïlle et 3 à M. Dieulaloy. Le 28 janvier 1891, il était désigné avec MM. le marquis d'HERVEY de Sai>t-Denvs, Barbier de Meinard et Senart, pour faire partie de la Commission de la fondation Benoit Gahmer, d'un revenu annuel de loooo francs, aflccté aux frais d'un voyage scientifique à entreprendre par un ou plusieurs Français, désignés par l'Académie, dans l'Afrique centrale ou dans les régions de la Haute-Asie. Il dut prendre aussi une part active à la commission du prix triennal de 3 000 francs, fondé par le duc de Loubat, pour être décerné au meilleur ouvrage imprimé en langues latine, française et italienne, concernant l'histoire, la géographie, l'archéologie, l'ethnographie et la linguistique du Nouveau Monde ; enfin, le 20 octobre i8g(), il était nommé membre de la Commission de la mission archéologique de l'Indo-Chine.
Dés lors, il était du devoir du D' Ilamy de mettre en lumière devant l'Institut les travaux des voyageurs fran-