‹ Mélanges américainsChapitre 49 sur 86 · I. \ noul<i(;nc-tur-Mer, Ir <iimancli« ^o juiti lijl J · texte numérisé non relu

I. \ noul<i(;nc-tur-Mer, Ir <iimancli« ^o juiti lijl J

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champ de rocherches ne pouvaient manquer d'exciter l'intérêt de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres; il était d'ailleurs un lien naturel entre le monde des sciences et le monde de l'érudition, qui est le domaine spécial de notre Compagnie. Dès 1882, il commençait la série de ses communications par une Note sur les fii:;iires et les inscriptions ^^rtn'ees dans la roche, à El Hadj Minioun, découvertes par la colonne expéditionnaire sous les ordres du général Cavaignac en 18^7, et une description d'un Monument découvert à Téotihuacan, près Mexico, rapporté au Trocadéro par M. Désiré Charnay. Dans sa séance du 24 janvier 1890, l'Académie appelait Ilamy dans son sein en qualité de membre libre à la place du général Faidherbe : il prit immédiatement une part considérable aux travaux de notre Compagnie.

Une fondation d'un revenu annuel de i5ooo francs, instituée par un ancien Consul de France, M. Benoit Garnier, pour être affectée aux frais d'un voyage scientifique à entreprendre, par un ou plusieurs Français désignés par l'Académie, dans l'Afrique Centrale ou dans les régions de la Haute-Asie, permit au D"^ Hamy, qui fut nommé le 28 janvier i8qi membre de la Commission chargée d'exécuter les volontés du testateur, de donner une nouvelle preuve de son inlassable activité. Dès lors il était du devoir du D"^ Ilamy de mettre en lumière devant l'Institut les résultats ol)tenus par les voyageurs français : il n'y manqua pas. En igoS, il attirait l'attention de l'Académie sur les Résultats archéologiques des explorations sahariennes de M. F. Foureau, et sur quelques Antiquités découvertes par M. E.-F. Gautier dans les Vallées de la Sousfana et de la Saoura. Ce fut également grâce au D' Ilamy que l'appui de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres fut accordé au commandantLenfant lors de son mémorable voyage au Lac Tchad.

Le D' Ilamy donnait lui-même des mémoires sur différents sujets tels que : Note sur de nouvelles observations archéologiques recueillies entre El Alia et Biskra (1896); Note sur six anciens portraits d'Incas du Pérou, conservés au Mu-

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si^e d'Etltnn::riii>ltie du Trocndéro ( i<'^î)7); i n i'ii)plolo*;iie niihlié : M. Jetin-litiplisle Adu/ison (1732-180'j) (•«St)i)); Sur une niinitiliiie de Jacques le Morne de Mori^ues, représentant une scène du vorai^e de Laudonniére en Floride ( 1 5() '4) ( 1 tj* > i ) ; Oyapoc et Vincent Pinson (1901); Mecin de ViLideste, cartoi^raphejuifmnjorcain du commencement du XV' siècle (igov), etc. Le D' Ilamy exerçait la plus légitime induence à l'Acainie 011 son souvenir est resté si vivant.

Le D' Ilamy faisait aussi partie de la (](niirnissi<»n du pri\ triennal de .'i 000 francs fondé par li* dur de Loubat, pour ^tre tli'cerné au meilleur ouvrage imprimé en langues latinr, liancaise et italienne, concernant lliistoire, la îréoirraphii', l'archéologie, l'ethnographie et la linguistique du Nouveau Monde. Son action fut prépondérante dans cette Commission à laquelle il apportait une connaissance proiondr des recherches dont r.\méri(|ue a été le sujet, et qui, dans son (puvre multiple, est j)ent-<^trc la plus originale et la plus duralilc.

llamv passait do longues heures dans la Hil)liothè<nie de I Institut, au dt\ e|itp|iement de la(|ue||e il s intt'ressait vivement; c'était p(jur lui un véritable cabinet de consultation, où ses confrères venaient fré(piemmcnt lui demander son avis sur (pielque pr(d)lème embarrassant de géographie ou d'ethnographie.

Au nom de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, de la Socif't»' .\siati(pie, et de la Société des Traditions populaires dont Ilamy fut un di--^ loiidateurs et (|u'il jtrésida en iSij") et i<S()(i,je viens <dlrir ii la ville de Boulogne un dernier hommage ii In métmdre du D' llamv (|ui fut si attaché il sa terre natale; je viens, en mon nom personnel, comme son vieil ami, lui adresser un nouvel adieu (pii ravive le souvenir de la douleur cpie me causa sa perte inatten- <lue. J'ai dit, et je le répèle, llamv, travailleur iid.itigable. h l'esprit ouvert, a la culture encv(dopédi(pie, était aus>i un homme bon aux jeunes, accueilhint :iii\ Inborieiiv. profondément attarhé ii ses amis.

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