‹ Mélanges américainsChapitre 82 sur 86 · CONGRÈS INTERNATIONAL DF.S AMÉRICANISTKS · texte numérisé non relu

CONGRÈS INTERNATIONAL DF.S AMÉRICANISTKS

tion incomplète; il devrait y avoir en réalité lO planches. On comprend que les colons de pur sang castillan fussent désireux de posséder les renseignements qu'on peut tirer des sangs-mèlés mexicains et ces tableaux do métissage les leur donnaient.

Kors d'un v(»vage au Mexique, le D' Uapluul Blanchard, de l'Académie de Médecine, a examiné, le lo octobre i<)<)7, au Musée national de Mexico, une série de seize tableaux probablement peints également par Ignacio de Castro représentant les « castas de Mexico, epoca colonial » et une grande toile peinte par un autre artiste de i m. 5o de haut sur i m. «•<"» de large et divisée en seize petits tableaux qu'il a décrits et reproduits dans le Journal des Américanis/es de Paris\

Au Contrrès de Londres, M. Franz Ile^xer, de \ ienne, signalait deux autres séries de tableaux de métissage, qui sont conservées, l'une comprenant dix-sept peintures au Musée d'Histoire naturelle do Madrid, l'autre a la section ethnographi(jue du Musée d'Histoire naturelle de Vienne; cette dernière série de dix peintures est incompW'to : le pii-mior tableau porte le n" i et le dernier le n" 19; elle provient des collections du musée de Miramar, près Trieste, dispersées en i883. D'autre part, a la petite exposition d'objets réunis à l'occasion de ce congrès figurait une sixième série de quatorze tableaux de métissage prêtés par l'honorable lady Hulse ; ces tableaux, (|ui étaient destinés au roi d Kspagne, lurent capturés en mei- par l'amiral anglais Westiou (|ui les légua il sa Sd'ur Domtliv. mariée vers \i)'yj et mire du prenii<>r Sir Kdward llulsi-; cette série ist donc plus ancienni' que celle du Muséum de Paris.

Une autre collection de huit tableaux |teints également a l'huile figurent ii cette e\positi«»n; ces tableaux pr/^tes par Mrs. Willoughby, de llowsham. représentent la cunquétc du Mexique par l'ernand Corlés : i " les K»pagni>U |iénétrcnl

I. Riipli.M I Hl.in.lianl. Jiiitrn.il dfi {mfrif.iinilfi. N. S.,\. n p|i 5y-06 ; lbid.,\l\, njio, pp. il^-fi»»

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à Tabasco et à la pointe du Palmier, guidés par Geronimo de Aguilar qu'ils avaient trouvé parmi les Indiens; ceux-ci combattirent les Espagnols puis firent la paix et devinrent les premiers Chrétiens de la Nouvelle-Espagne; 2° Cortés jette l'ancre à la Vera Cruz; 3" Cortés va aux iles de Iztapalapa où il contemple dans l'eau les villes et le chemin qui conduit à Mexico; A" Montezuma est obligé par les Espagnols de parler sur une terrasse aux Indiens pour les pacifier ; 5" Cortés quitte Mexico ; 6" capture de l'étendard royal ; 7° conquête de Mexico par Cortés ; on voit le grand temple à larrière-plan; 8" capture de Guatimoc. Vers 1670, Sir Hugh Chomley, qui retournait de Tanger en Angleterre sur la frégate Ruhy, captura un navire hollandais qui portait ces tableaux pris, sans aucun doute, aux Espagnols; Sir Hugh Chomley les transporta chez lui à White Manor Ilouse dans le Yorkshire, d'où ils furent envoyés à Ilowsham il v a une centaine d'années. Il est intéressant de voir la diiierence entre le traitement de ces sujets et, par exemple, celui du premier tableau exposé au musée de Kensington, peint à l'âge de seize ans par le célèbre artiste anglais J. E. Millais : Pizarre prenant l'Inca du Pérou.

M. Alfred Marston Tozzer, de Harvard, signale une lettre conservée à YArcIiivo gênerai da India à Séville, écrite en i()f)5 dans la ville de Xuestra Senora de los Dolores, dans la Province de Vera Paz, Guatemala, à l'évêque de ce pavs par trois franciscains espagnols; elle donne un aperçu des méthodes employées par les Espagnols pour l'évangélisation des indigènes et des dilEcultés qu'ils rencontraient dans leur tâche ainsi que la description de quelques-unes des anciennes coutumes des habitants.

Etudes sud- Américaines. — Le bibliographe bien connu de Santiago du Chili, Don José Toribio Médina, a lu un mémoire sur le frère Diego de Landa, inquisiteur des Indiens au Yucatan au xvi* siècle, tandis que M. B. Glanvill Corney, de Londres, étudiait l'administration de Don Manueli de Amat, vice-roi du Pérou (17G1-1776), après avoir été six ans Président du Chili. Amat était d'origine catalane; ce fut

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en 17^7 qu'il eut ;i exécuter l'ordre roval d'expulsion des Jésuites, tâche qu'il accomplit avec succès et pjromptituile sans eflusion de sanjr; il organisa une expédition à lile de l*;*iques avec le San Lorenzo et la Santa Hosalia, commandés par Felipe Gonzalez, et une autre à Tahiti avec la frégate Aqiiila, commandée par Domingo de Boenechea. Il finit sa vie aux environs de Barcelone.

La trihu des Quimhavas, dans le Nouveau rovaume de Grenade, habitait du nord au sud entie les rivières Tacurunibï et Zegues et entre la (ioidillère et le rio Cauca. M. Krnesto Hestrepo Tirado. d»' Bogota, grâce aux chroniques de Cirza de L(''(ni, du fière Pedro Simon, et surtout aux relations de Sardella, qui lut le compagnon de Don Jorge Hobledo, a reconstitué l'histoire de ce peuple dans une brochure dédiée au (Congrès Les Quimhavas étaient un peuple riche, pacifirjue. efl'éminé, qui reçurent sans diUîciilté les Espagnols conduits par Hobledo en ifi'io; l'àpictt' du con- (juérant amena une ré\(tlte dans hi(|u<'Ile lurent massacrés un grand nombre de (^uimbayas (|ui achevèrent d'être décimés par la petite vérole en i5()>!; les survivants se réfugièrent dans les montagnes où ils furent exterminés |)ar les l'ijaos; l'ourerture récente par les chercheurs d'or île « guacas M, anciennes tombes indiennes, a fait retrcuiver des (dijets en usage par les (Quimhavas aiijuiird luii ih-truits; ils sont d'un travail remarquable.

M. K. Theodor Stoepel, de Ijeidejberg, Ijiit |iart des fouilles (ju'il a exécutées dans ri'!([uateiir et dans la (!olombie. l'n tumulus ouvert dans Vliacifnda de Sefior J. Jijon y (^aamano, VA llospital, l'rov. Imbabura, s'est trouvé ^tre au lieu d'un tombeau une ancienne habitation. D'autres touilles ont été exécutées :i rii(|iierres, puis dans l:i valb*e etilre la Magdalena el la (!a(|ueta, où l'on a trcnne une pierre couverte dhiérogivphes. M. Stoejiel conclut tie ses rej-herche<4 (jii aux temps préhistoriques il v avait une civilisation commune ;i tout le sud de |:i ( [(tlotnbie, v c()mpri'» la niNslérieuse vallée de San Agustin.

Le Jonkhecr L. ('.. van l'aiduivs, de La llave, a entretenu

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le Congrès de la sixième expédition organisée par le Comité de recherches scientifiques dans l'intérieur de la Guyane iiollandaise, sous la conduite du lieutenant Eilerts de Haan : en explorant près de sa source le Grand Rio, l'une des branches de la rivière de Surinam, on a découvert un ailluent de la Corentinc qu on a baptisé Lucie; ce cours d'eau a été exploré par une septième expédition sous la direction du lieutenant Kayser et du D' lluelk. D'autre part, d'une étude faite dans l'intérieur de Surinam sur la malaria, par le lieutenant P. C. Flu, il résulte que cette maladie fut importée d'Afrique par les Bush-Negroes et qu'elle est causée principalement par V Anophèles alùipes; quelle a été communiquée aux Indiens par les Nègres ; les Indiens de Surinam disparaissent, tandis que ceux de la Guvane anglaise, qui n'ont pas été en contact avec les Bush-Xegroes, sont encore au nombre d environ i3ooo; le lieutenant Flu a également découvert que la iilariosis est produite parla piqûre des moustiques.

Le directeur de la Bibliothèque de l'Université de Gottingen, M. Richard Pietschmann, a fait une conférence sur les manuscrits péruviens récemment découverts de Huama Poma. avec des portraits d'Incas et de leurs femmes. Signalons que le Président du Comité d'organisation du Congrès, M. Alfred P. Maudslay, a entrepris, après Jourdanet et José Maria de Heredia, une traduction du célèbre ouvrage de Bernai Diaz del Castillo sur la Conquête de la Nouvelle Espa^^ne (Mexique) qui aura cinq volumes; cette traduction est publiée par rilakluyt Society qui a déjà donné la traduction, par Sir Cléments Markham, de V Histoire des Incas par Pedro Sarmiento de Gamboa et l'exécution de l'Inca Tupac Amaru, par le capitaine Baltasar de Ocampo.

M. F. C. Mayntzhusen, du Ilaut-Parana, décrit les circonstances qui accompagnent la naissance de l'enfant chez les Guayaki ; quand l'enfant est né, une femme parente ou amie, upiaré, le prend et l'assied sur ses genoux; l'homme, roare, qui a servi d'accoucheur, verse de l'eau sur tout le corps de l'enfant pour établir avec lui un lien de parenté

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pour toute la vie qui clans le cas d'une filîe l'empêcherait de l'épouser. L'upiaré i\\oTS masse l'enfant complètement et ne laisse aucune partie du corps non touchée ou pincée ; ensuite elle commence à déformer la tète, en la pressant fortement entre les deux mains, l'une placée derrière la tète, l'autre contre le menton, de façon à donner au crâne une forme més()cépliali(|ue. Cette opération que le hébe sui)r)(»rle sans crier est lerommencée par la mère après quelle a repris son enfant, jusfju'au tioisiènie jour, moment où l'on suppose que les os ont durci. Pendant ce temps, le père se tient dans les bois, se nourrissant d'une espèce de sagou, s'abstenant de viande pendant trois jours, après lesquels il est lavé avec une décoction de kimata (éeorce d'une plante •grimpante), la mère suit son exem[)le. dans le but d'éloigner le démon jaguar. Les Guayakis donnent à leurs entants les noms des animaux emplovés pour la iioiiniture. vertébrés aussi bien que larves d'insectes. Kn général, la mère choisit celui de l'animal dont la chair lui a paru préférable pendant sa grossesse et qui, présume-t-on, forme le corj>s de l'enfant.

Les Scanditun't's on A/nrrùfite. — La (piestion de la découverte de l'Ann-ricpie par les Scandinaves est de nouveau il la mode, ii cause d'un ou\ race récent et d une fouférence faite le i) novembre 191 1 par h'ridtjof Naiisen à la Société royale de géographie de Londres'. Le célèbre explorateur conclut que les « Norsemen » ont déc<»uvert l'.Vmériijue, qu'ils ont eu des relations avec les indigènes pendant une longue période et (jue le récit de cette découverte et des vovages du Vineland sont b-grndaires. D'un autre c«\té, dans un travail approloinli. M. IIi-im v Vignaud démontre (jue seul If t«'m<»ignage des Sagas reste pour la «lée«»uvertp du Vineland sur rem|>lacemcnt du(|uel on est réduit aux suppositions'. Rappelons (jue les Sagas qui racontent les

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