L^attentat de Fieschi sur le roi et son cortège
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<lrn qiiolqucs autre:;, a dit Tempereur, et vous y viendrez. — Selon rorcnsion et selon ropinion, c'ii-je répondu ; dans noti*c forme de gouvernement ei dans noire situation, il faut attendre que ropinion soil avertie et éclairée; alors le mérite consiste à profiter du moment. » Tout en continuant sur ce sujet, il lui est arrivé de me dire, en reconnaissant notre bonne situation: — n Mais cela durera-t-il7 » — J'ai répliqué froidement: — « 11 n'y a pas une raison pour avoir sur cela une inquiétude quelconrpie. » ^ Hien de plus n*i) été ajouté sur ce ton. » A|)rès la conv(*rsation impériale vinrent les convei^sations avec les ministres, le comte de Ness(*lrode, vice-chancelier et ministre des affaires étrangères, M. Ouvaroff, ministre de rinstruction publique, etc., puis les visites et les propos des principaux pei^sonnages de la cour. H. de Barante les trouva pi*es^iue tous disposés, quelques-uns m/'^me empressés à exprimer leur désapprobation, leur regret du moins de Tattitude de Pemperear onvei*s le roi Louis-lMiilippe, et ces témoignages se renouvelèrent plus fréquents et plus explicites à mesure que M. de IKirante s'établissait et durait dans son ambassade : » Tout en rendant compte A Votre Excellence et à ses prédécesseurs, m'écrivait-il
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le 28 mai 1841, je n'y ai pas attaché une grande importance; le caractère de l'empereur résiste à toute sorte d'influence ; il écoute peu les idées des autres, et ne les conçoit guère pour peu qu'elles s'éloignent des siennes. Aussi personne n'essaye de changer, même de modifier ses convictions; c'est moins encore parce qu'on craint sa disgrâce qu'on ne lui dit point la vérité, que par la certitude qu'on prendrait une peine inutile; d'autant que, par la tournure de son esprit, ses opinions sont absolues et ne comportent pas de nuances. Je parle surtout pour ce qui se rapporte à la politique extérieure, et à la connaissance de l'Europe, car en ce qui touche la Russie et son gouvernement intérieur, l'empereur a un mélange remarquable de volonté et de prudence, de despotisme et de ménagements. »
a Quand j'ai vu, disait dès le 9 février 1836 M. de Barante, que cette disposition hostile de l'empereur envers la France revenait souvent dans nos diverses conversations, j'ai cru à propos d'en parler froidement, comme d'un fait que nous connaissions fort bien, dont nous ne nous exagérions pas les conséquences, et dont le plus ou moins de durée n'était pas pour nous une grande affaire. Ce n'est pas ce
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que je dis expresse men t ; mais le ton dont j'en parle signifie cela ou à peu près. »
Kn novembre 18/(0, j'avais quitté Tambassade de Londres ; le cabinet du 20 octobre venait de se former; j'avais la clior^e des aiïaires élrangèrea; M. de Haranti^ m'iicrivlt ^ : » Mon cher ami, me voici sous vos ordres, et je vais me trouver en correspondance oniciellc avec vous, aprte avoir va cesser avec regret notre correspondance intime. Il me senil)le (]ue nous devons nous trouver en par&ite confonnitc^ de vues sur la politique extërietire« comme aussi sur la situation intérieure. Voas prenez i(îs aiïaires h un montent difficile. La situation actuelle |)ouvait-elle ôtre (!vitée? C*ost ce que tous savez et ce ((ue j*ignore; si je suis asseï bien au courant des cabinets du continent, je n'ai nulle connaissance de l'Angleterre, et encore moins de lord Palmnrston. Vous n'aurez certes pas le temps de lin; la stirie de lettres où j'ai essayé de laire oen* natlrc! comment et pourquoi la Russie s'est mise avec tant d'empressement à la disposition de lord Palmerston pour signer tout ce que nous ne TOih drions pas et ce ({ue l'Angleterre voudrait. Aompie