‹ Mélanges biographiques et littérairesChapitre 6 sur 27 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

ce cruel d^saceord entre l*àme humaine et la vie haïuaiiie ; olie 8*irrite el se dësoie à i^idée de no foire qu>n<re?oir et voir s*ë?anouir les bonheurs suprêmes «uxqueks elle asfrii^ et qu'elle, touche en passant. L*)K)miiie ne se résigne pas à n'étiti qu'une ombre, une ombre trompée par ses rdvea.

11 se fait, de nos jours, une tentative singulièrement inconséquente. En même temps qu'on rejette et qu'on noie la pei^sonnalité tle Dieu et l'immoi"talitë de l'homme dans l'océan du panthéisme, on essaye pourtant de donner quelque aatisfaclion à cette soif de foi en Dieu et d'avenir pour rhomiite qui est inhérente à notre nature. Dans un brillant et touchant pelit écrit que M. Henan a consacré à la mémoire de M''"^ Henriette Renan, sa sœur, morte à Byblos^ dans le voyage d'Orient où elle l'avait accompagné, je lis ces paroles : u Nous ignoix)ns les rapports des grandes ^mes avec l'infini ; mais si, comme tout porle à le croire, la conscience n*est qu'une communion passagère avec l'univei^, communion qui fait entier plus ou moins avant dans le sein do Dieu, n'esl-ce pas pour les Ainrs comme celle-ci que l'immorlalilé (vst faite?... Tout n'est icibas que symbole el qu'image. La partie vraiment ' éternelle de chacun, c'est le rapport qu'il a eu

PRÉFACE. m

ce cruel désaccord entre Fâme humaine et la vie hamaiiie ; elle s'irrite et se désole à l^idée de ne faire qu'entrevoir et voir s'évanouir les bonheurs suprêmes auxquels elle aspire et qu'eUe touche en passant. L'homme ne se résigne pas à n'être qu'une ombre, une ombre trompée par ses rêves.

Il se fait, de nos jours, une tentative singulièrement inconséquente. En même temps qu'on rejette

'et qu'on noie la personnalité de Dieu et l'immortalité de l'homme dans l'océan du panthéisme, on essaye pourtant de donner quelque satisfaclion à cette soif de foi en Dieu et d'ayenir pour l'homme qui est inhérente à notre nature. Dans un brillant et touchant petit écrit que M. Renan a consacré à la mémoire de M"^ Henriette Renan, sa sœur, morle à Byblos, dans le voyage d'Orient où elle l'avait accompagné, je lis ces paroles : « Nous ignorons les rapports des glandes âmes avec l'infini; mais sii comme lout porle à le croire, la conscience n'est qu'une communion passagère avec l'univei-s, communion qui fait entrer plus ou moins avant daiïs le sein de Dieu, n'est-ce pas pour les âuics comme celle-ci que rimmortalité est faite ?... Tout n'est icibas que symbole et qu'image. La partie vraiment

* éternelle de chacun, c'est le rapport qu'il a eu

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