AB IMP CAES M AVRE
LIO COMMODOANTONINOI
RIO AVG
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ciVITAS AVRELIA THVGGA dd pp
(1) Après que la mémoire de Commode eût été réhabilitée (à la fin de 195, autant qu'il semble, cf. Dessau, Inscriptiones selectae, n° 418, note).
(2) 11 en est de même dans un grand nombre de textes où les noms de Commode ont été restitués. Dans une inscription de Timgad qui avait été gravée avant 183, le lapicide chargé de la restitution a attribué à Commode les noms qu'il n'a portés qu'à la fin de sa vie (C. /. L. VllI, 2366 = Dessau, Inscriptiones seleclae, n° 405) ; ailleurs le second graveur restitue « divo Commodo » (C. /. L. VIII, 4212 = Dessau, /. c, 402).
(3) II n'est par contre guère possible de faire remonter le texte au règne simultané de Marc-Aurèle et de Commode (177-180); il faudrait pour cela supposer à la frise épigraphe une longueur peu compatible avec les dimensions probables de l'édifice à exèdre.
(4) /. de T. 126; N. I. D. 68.
CIVITAS AURELIA THUGGA 3S3
A la ligne 3, la lecture sufetiano n'est pas absolument certaine.
La base a été érigée sous Commode (180-192). Après la mort de l'empereur, ses noms furent martelés; ils ne furent regravés que vers 197 (1). Le martelage des noms et titres du personnage honoré est évidemment postérieur à celte date ; la restitution des noms de Commode n'eût pas été possible dans le cas contraire.
Pour les raisons exposées à propos du texte ô, il n'y a pas à faire état de la rédaction des parties regravées pour la datation du texte.
cl. D'un cinquième texte, il ne reste que la partie inférieure (2).
sacerdoti (3)
AESCVLAPI • OB • EXIMIAM
EIVS LIBERALITATEM
PAGVS ET CIVITAS AVRELIA
THVGGA • D • D • P • P •
Nous avons jadis supposé à tort que ce texte se rapportait au même personnage que le texte c.
Le texte d ne peut être daté que d'une façon assez approximative. Il n'est pas antérieur au règne de Marc-Aurèle, la civitas n'ayant pu recevoir son nom que d'un empereur Aurelms (4). Il a d'autre part nécessairement été gravé avant
(1) En tous cas pas antérieurement aux derniers mois de 195 (Dessau, Inscr. sel., 418), Pour P. von Rohden l'apothéose de Commode est de 197 (Pauly- ^issov/a, Real encyclopâdie, II, col. 2479).
(2) /. de T. 127.
(3) Cf. sacerdoti Aesculupi et Jovis dans /. de T. 128.
(4) On notera qu'on a pagus et civitas aurelia Thuf/ga tandis qu'on a toujours pagus et civitas Thuggensis, T/iiigg.,uu Thuggensium. D&ns l'expression /jq.^ms et civitas Thuggensis, Thuggensis, bien qu'au singulier s'applique vraisemblablement aussi bien au pagus qu'à la civitas. Dans l'expression pagus et civitas aurelia Thugga l'épithète aurelia placée entre civitas et Thugga ne concerne que ces deux mots. Du reste on ne trouve jamais pagus aurelius thuggensis; même dans des textes qui datent de l'époque où la civitas était dite OM/'e/ia comme l'inscription dédiée divo Commodo trouvée à II' es Slal, il y a simplement pa«?«* Ihugg. (L. Poinssot, Bull, arch.du comité, 1910, p. ccxxxiccxxxii).