scène est domi née par u ne belle inscription en émail rouge
On ne verra pas sans intérêt, après la crosse du Louvre (fig. io5), une autre (fig. 106) que l’on dirait sortie du même atelier, bien que je l’aie trouvée à grande distance, parmi les tristes restes du trésor de Bamberg, dissipé, on le sait, sous le premier roi de Bavière, par une administration voltairienne. L’ange est encore pris au moment où , venant des Cieux , il met le pied sur la terre et apprend à Marie le choix du Tout-Puissant. Sur la crosse précédente, la férule du messager manquait, ici manquent ses ailes. Nous n avons, on le voit, que d incomplètes copies d’un original que les confrontations nous permettent de recoin poser. Un nouveau détail dû à la crosse de Bamberg est la colonne et son arcade. Cet accessoire nous fait pénétrer, comme la tradition, dans la petite et secrète demeure où l'épouse de Joseph vivait cachée au monde, les jours partagés entre la prière et le travail. Nous 11e devons pas perdre de vue une petite circonstance probablement intentionnelle puisqu’elle se trouve sur les deux crosses : remarquez-vous que la tige de l’arbrisseau se bifurque et que l une des branches est tronquée: c’était rappeler par un hiéroglyphe assez intelligible la plaie de la mort entrée dans le inonde par le péché ( Rom., V, 1 2) , mais réparée désormais par celui qui est la résurrection et la vie ( Joli., XI, 20).
C’est encore au Louvre et à l’obligeance de M. le comte de "Vielcastel que nous devons la belle crosse (fig- >07), où se continuent et sc consomment les mystères de la Sainte-Vierge dans son couronnement aux Cieux. Le désir défaire briller autour de Marie quelques fleurs des
... lflo ,, , collines éternelles a fait oublier à l’artiste la tête obligée du serpent : mais
l'icj. 108. iA M., dap.Vor.) u 1
le contraste de la défaite de l’enfer est suffisamment rendu par les serpents de la douille.