‹ Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature (volume 2)Chapitre 131 sur 139 · TOME TROISIÈME · texte numérisé non relu

TOME TROISIÈME

P. Al, A2. J’aurais pu, dû même, faire entrer dans l’énumération dès propriétés géométriques la hauteur de la couronne d’après la distance entre la base et le sommet (au point de suspension), mais on aura peut-être trouvé que je subtilisais déjà beaucoup. C. C.

P. A5. A la suite du second alinea : Le quatre-feuille où Notre-Seigneur est assis entre les symboles évangéliques, nous montre près de lui deux anges, si je ne me trompe beaucoup; et ces deux figures ne sont pas ailées non plus. C. C.

P. 116, svv. Depuis la publication de la noie rédigée par !M. Ch. Lenormant sur l’étoffe arabe de Chinon, l’Académie des inscriptions, consultée sur ce sujet, a exprimé son opinion par l’organe de M. Reinaud. Le rapporteur a fait insérer l’avis de la Commission dans le Journal asiatique (1855, n° 16). A. 31.

P. 151. Le graffitto tracé sur une légère feuille d’or, que publiait JL François Lenormant, lui semble renfermer des paroles magiques dont il renonce à trouver le sens. Je pense pouvoir le lui indiquer en classant ce curieux petit monument parmi les moyens curatifs ou préservatifs où entre pour ingrédient une invocation contre quelque maladie. Or, dans ces amulettes, rien n’est plus ordinaire que de rencontrer les fautes d’orthographe les plus entortillées. Il est donc facile de comprendre qu’on s’v trouve embarrassé bien des fois. Citons un exemple qui mérite d’être rappelé à cause de l’habileté qu’y a montrée l’interprète. C’est dans le Giornale Arcadico (a. 1820, p. 168) que le savant abbé Amati a publié une invocation de ce genre , dont il s’est tiré avec la distinction qui caractérise ordinairement ses travaux, mais qui cette fois était d’autant plus remarquable que la chance ne paraissait pas grande de trouver un sens raisonnable dans un texte aussi maltraité. Il s’agissait de cette inscription (que je simplifie pourtant beaucoup, afin de ne pas recourir à un fac s imite) :

K II E K A. AOM E E EMErAAOAO H EOOVAM ATAE9HK AIEEAKO WMOKAXIlVHEOMEEn îrVXENOnVONVOYONCirOTMCAO IN‘OMArOE©OVKEM ( cf . Marini, Insor. Christ, ed. Mai T. V. .Script t Vctt. p. 360).

L’abbé Amati lit : EinxocXôupaf ai, yzya/.i$wl \t, ôç îâpara iQr.y.y.ç, èijocxcucôv pou, xx't Tto'.ti p- sirtruyeri/ ottoiovouv voitïj-

px, ôix t'o piy a ovopâ eov, zq> où xfTpxt. Oll voit que at SC change en t, v. également (bien que ce soit ordinairement en i) ; oi en urj (u tenant évidemment lieu de l’o carré) ; ou et o) en o.

Dans une autre invocation fort bien lue par JI. Charles Lenormant ( Revue archéoloy., XVI, 611), on trouve : Avx^wpi xota to 0tov et ôioxtr; c’est à-dire, comme il s'explique '• Avxj^tôpct ypj/ri , to QtTo-j et Su iixtc. Je ne finirais pas, et j’aurais d’ailleurs bientôt fatigué le lecteur, si je voulais alléguer des exemples de ces textes estropiés ; mais pour ceux qui ne s’en effaroucheraient pas, je me propose de rédiger ailleurs un travail sur ce genre d’amulettes.

Mais avec ce que j’ai dit on verra sans peine que, grâce à quelques corrections d’orthographe, on trouve non-seulement un'sens, mais une inscription en vers fort réguliers. Je lis donc :

nAHXCNX^'

neTOTec\A

eNGÇ)£pG^c

nANnmu

iTOCêMGEl

Il ayyehyti dozeeô u HtTOTtata èv vEcppôi; IISv 7r/,px vnj/a, fl oaerJactov

c’est-à-dire, Fixe-toi, ô Neptune, sous les reinsde Petotesias, fils de Panchuchis, et enlèves-en tout mal. Le patient devait être originaire d’Egypte, à en juger par ces noms copies; et l’i de Utronala^ a été allongé en vertu de l’accent par le rédacteur de l’invocation. R. G.

P. 203, svv. Lorsque je me promettais de compléter les Bestiaires anciens par la publication du Physiologus grec, j’avais compté y joindre un examen détaillé des traces que ce symbolisme a laissées dans les écrivains ecclésiastiques, et une revue des principales curiosités que renferment nos planches, aussi bien que les divers textes. J’ai peur qu’à présent le public n’ait été servi en ce genre an delà de son appétit, et je n’insisterai plus sur un sujet qui pouvait passer pour assez neuf quand je formais ces projets d’erudit un peu prévenu en faveur de son client adoptif. J’éprouve cependant le besoin de dire que les raisons apportées par moi en divers lieux pour attribuer le Pltysio-

CORRECTIONS ET ADDITIONS

logus chrétien à Tatien, ne nie semblent pas renversées par les considérations que présente D. Pitra dans le Spicilegium soiesmense (t. I, p. xlvij, sqq.); plusieurs des objections soulevées en cet endroit ne m’avaient pas échappé dans l’origine, et je me flattais de les résoudre. Toutefois, évitons surtout le pire défaut que puisse rencontrer l’éru-

dition, qui est d’être ennuyeux par delà une certaine mesure inévitable.

« Victriv causa diis placuil... » C. C.

P. 285, note 20, ligne 9. Avant Domino , ouvrez une parenthèse.

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