LE JUGEMENT DE VIBIA
1. IX, cap. 9: Inter stabilitœ fidei opéra ardua imitatn. Femme, dit Ovide à la sienne, digne detre comparée à Pénélope, à Evadne, à Léodamie (Epist. ex Pont., 1. III, v. io5, etc.):
Si mea mors redimenda tua, quod abominor esset Admeti conjnx quain sequereris erat.
Æmula Penelopes fieres, si fraude pudica Instantes velles fallere nupta procos.
Si cornes extincti mânes sequerere mariti,
Esset dux facti Laodamia lui.
Iphias ante oculos tibi erat ponenda volenti Corpus in accensos mittere forte rogos.
011 plutôt femme unique en son genre, selon Quintilien (. Decl IX), Una fingitur conjux, quæ jam perituri vilain conjugis vicaria morte sua redemit ; et tellement surhumaine en son héroïsme, pour le médisant Juvénal, qu’il le croit impossible ( Sat ., VI, 1 5 1, Seq.) :
Spectanl subeuntia fata mariti
Alcestim , et similis si permutatio detur,
Morte viri cupient animam servare catellæ.
bien qu’il ne manque pas, parmi les femmes de l’antiquité, de prétentions rivales
( )n s est beaucoup occupé des deux ombres de femmes conduites par Mercure devant Pluton et Proserpine, dans une peinture du tombeau des Nasons1 2. Pour les uns, la seconde femme est Naenia, déesse de la mort ; pour d’autres, c est Tclète, l’initiation personnifiée, la déesse des mystères3. Désormais les doutes ne seront plus possibles. L’ombre bleuâtre et mystérieuse ne peut être qu’une Alceste, et cest là une des connaissances que l’on devra à nos peintures.
1 Promptilla, d’après son épitaphe grecque, se serait donnée en rançon pour son mari : taïkepoï aïtpon ïiiep pametoï : ce qui se trouve répété sur le même tombeau dans une inscription latine ainsi complétée par M. Lebas ( Restitution et explic. des Iriser, grecq. de la grotte de la Vipère, à Cagliari, 1840) :
templa viri pietas fecit pro funere magno
PROMPTILL.E MERU1T victiuS. CASTA COLI :
NAM SE DEVOVIT J(ZM de/ÎCIENTE MARITO
rapta viro semper flebnur illa suo
Dans une gracieuse épigramme de l’anthologie palatine (VII, 191), citée par le même auteur, Callicratée reçoit le glorieux nom de nouvelle Alceste : aXxeotiç •ri-n cip\, ôâvov S VTz'ep àvipoç cgOaov Zr,vo>voç . . . x. X.
Cf. I. c. 6336 : aakhxtix TEroPA. aakhstix ekeinh H nAAAI 4>IAANAP02 HN, KAI ©EOI K AI BPOTOI EMAP- TïPHSAN 200P02ÏNH2 ENEKA.
2 Ottf. Mul. Manuel., III, p. 32, fig. CXIX bis. La peinture est prise , par erreur , pour un bas-relief du Capitole.
3 Creutzer, pl. CIII, 11. 421.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE