SABBATI DULCIS ANIMA ROGA ET PETE
8 Marini, Iscr. Albane, p. 189. x
Perret, t. V, p). LXXIII.
9 Iscr. Alb. p. 37.
Mon. degi. arv., p. 362.
Perret, t. V. pl. XX.
,0 Marini, Mon. degl. Arv., t. I, p. 266.
Une inscription aujourd’hui détruite Re Narbonne, considérée ordinairement comme païenne, me semble contenir une formule tout à fait analogue. D. Martin ( Religion des Guides, X. Il, p. 263) en a donné la copie suivante, repro-
126 MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
On trouve encore clans Cardinali 1 une inscription grecque où on lit : ETXOV HIEP ÏMuN, et clans Perret 2 une autre qui porte les mots : MNHCKEC0E | AE KAI HM«N EN T Al | C AOAIC YM«N üPEYXAC | KAI TOY TAT^ATOC KAI TPA^AN | TOC.
Cest clans la confiance que les premiers chrétiens avaient clans le salut de leurs frères et de leurs parents, qu’ils ont puisé les belles et simples inscriptions, laissant aux païens les formules emphatiques et banales, « cpii, fait remarquer M. Le Blant, témoignent souvent moins « de la douleur des survivants que de l’adoption d’un même formulaire par les quadratarii « de diverses contrées3. » Aussi l’auteur de l’épitaphe de Gentianus Fidelis , que nous venons de citer sous le n° 12, dit-il hardiment, scimus te in Chrislo.
Nous lisons aussi clans une autre inscription :
ATTICE SPIRITVS TVS IN BONV ORA PROPAREN TIBVS TVIS \
L’épitaphe d’Antonia Severa, que nous avons citée sous le n° 1 3, présente une restitution certaine de Marini les mots : SCIO NAMQVE [BEATAM].
Eusèbe 3 atteste cette croyance des chrétiens aux prières des morts pour les vivants. Saint Augustin, dans son trente-quatrième traité sur l’Évangile de saint Jean, parle de la même façon : Ideo ad ipsam mensarn non sic commemoramus (martyres), quemadmodum alios (pu m pace requiescunt, ut etiam pro eis oremus, sed rnayis ut ipsi pro nobis. Philon Carpasius dit aussi b : Incessabiliter instat saepe rocjans alque conjurons animas sanctorum, ut pro nobis ejus filiis intercédant.
duite par Gruter (693, 1), Muratori (MCCXXXII, 2), Fletwood (2 A6, 3) et Orelli (1755) :