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DE LA MATIÈRE ET DE LA FORME DES CROSSES

On s’est servi, dans la confection des crosses, du bois, de la corne, de livoire, du cristal, du fer, du cuivre, du plomb, de l’argent et de l’or.

Crosses en rois. — Pour plusieurs, le mauvais jeu de mots de Guy-Coquille, si souvent redit, fait autorité dans la matière'; cependant, n’en déplaise aux esprits prévenus par le protestantisme contre l’art religieux, les anciens savaient unir à la simplicité des habitudes privées la splendeur dans les cérémonies publiques de la religion ; témoin l’argent ciselé qui ornait la crosse de saint Rémi, Les anciennes hampes étaient ordinairement en bois; mais la

Au temps passé du siècle d’or Crosse de bois , évêque d’or ;

Maintenant, changeant les lois, Crosse d’or, évêque de bois.

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partie supérieure en tau ou en volute était d’un plus grand prix. Nous citerons pourtant la crosse de saint Burchard, évêque de Vursbourg, bâton de sureau dépourvu de tout ornement (Af). Swium., 19 oct.,1. II, c. 1 ), ce que l’ancien historien du saint regarde comme un fait des plus rares. C’est aussi une simple crosse de bois, un bâton de cyprès, que les moines de Saulve-Majeure envoyaient à Étienne de Tournay, en s’excusant sur la pauvreté de leur présent'. Le présent ne parut bon, en effet, qu’à passer en d autres mains , et fut envoyé par Etienne à l’évêque d Orléans '1 2.

On connaît aujourd’hui un certain nombre de crosses en bois, celle de Montreuil-sur- Mcr, celle de saint Erhard, à Ratisbonne, une crosse d’abbesse faisant partie du trésor de Sainte-Ursule à Cologne, une autre trouvée à Saint-Germain -des- Prés, et conservée par M. le comte de l’Escalopier, etc.

Crosses en corne et en ivoire. — Il existe aussi, et nous ferons connaître des crosses en corne. O11 en possédait une dans le trésor de Saint-Paul de Londres en i2q53. L’ivoire était de meilleur ton , et, comme nous le verrons, d’un assez fréquent usage, surtout pour les tau.

Crosses en cristal. — On a aussi employé, malgré la difficulté du travail, le cristal de roche, non-seulement pour les nœuds dont vient de parler Durand, mais pour les volutes mêmes : témoin les deux crosses conservées à la bibliothèque de Versailles.

Crosses en fer et en plomb. — Parmi les métaux, on ne devait guère s’attendre à trouver le plomb. Il est présumable que la crosse qui a été trouvée par M. Deville, à Jumiéges, dans la tombe de l’abbé Guillaume, mort en 1 142, a été faite exprès pour accompagner le mort et conserver aux vivants celle que portait le riche abbé. Elle répondait, selon lions, à ces calices de plomb qu’il n’est pas rare de trouver dans les lombes ecclésiastiques. Quant au fer, nous verrons que saint François de Sales 11e dédaignait pas d’en porter une faite avec ce métal.

Crosses en cuivre. — La matière le plus communément adoptée, d’après les monuments qui nous restent, était le cuivre, quelquefois doré, fondu ou ciselé, orné de nielles ou d émaux, et pour les plus riches, de filigranes et de pierreries.

CROSSES en argent. — Les crosses en argent sont rares aux hautes époques. Telle était pourtant, outre celle de saint Rémi, celle de Godefroi du Mans4, celle de l’évêque Richard,

1 Miüimus... vestræ charissimæ palernitati insignum devotionis et pignons perpetuæ servitutis munusculum , indignum dignitate vestra, sed officio congruum , baculum videlicel cypressinum , attendentes non quantum, sed ex quanto proferatur , præsumentes de iliius exemplo qui plus respexit ad Abel quant ad mimera ejus. (. Bibl . vet. PP. de la Biijne, t. XII, p. 2; epist. 233, p. 542.)

2 Munusculum vobis miUimus de remotis parlibus nobis

missum baculum p.istoralem cypressinum officio veslro et

qualitate mysterii congruum et quantitate ministerii condignurn. {Ibid., p. 542.)

3 Baculus.., cum cambucca cornea , continens interius vineam cirrumplectentem leonem de cupro deaurato. (Du Gange, 67., V. Cambucca.)

4 Mabillon. Analccta, t. III, p. 390: Cambutam argenteam magni ponderis deauratam et opéré decoram cum baculo pastorali.

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dans l’ancien trésor de Londres', celle de Didier, abbé de Mont-Cassin et depuis Victor 1I1\ Sur celles qui existent encore, il n’est pas rare de trouver des plaques d’argent. Ces plaques, selon saint Charles Borromée, devraient couvrir la hampe et le croisillon, et il conviendrait qu’au croisillon elles fussent ciselées et dorées1 2 3.

Crosses en on. — Quant aux crosses d’or, ou du moins revêtues de lames d’or, il faudrait croire qu’on en portait au XL siècle, si l’on devait prendre à la lettre l’éloquente invective de saint Pierre Damien contre les excès du luxe4. Ces crosses n’étaient pas de celles qui pouvaient parvenir jusqu’à nous.

Dans l’Église d’Orient, les bâtons pastoraux étaient jadis , autant que nous en pouvons juger, en ivoire et en ébène plutôt qu’en métal, ornés de ciselures et d’incrustations de nacre, c’est à-dire tels qu’ils sont aujourd’hui.

Forme et Symbolisme des Crosses. — A l’étude de la matière employée dans les crosses nous avons à joindre celle des formes adoptées aux divers âges, et ici, avant d’examiner les monuments eux-mêmes, il est bon de recueillir les témoignages des principaux auteurs liturgiques ou dépositaires des traditions, aussi bien que témoins des faits; et comme, dans leurs témoignages, ils rapprochent habituellement de leurs descriptions les vues symboliques que celles-ci expriment ou font naître, nous réunirons nous-même ce double point de vue dans notre exposé.

La plus ancienne description que nous connaissions est celle du moine de Saint-Denys qui a écrit l’Iiistoire de son patron sous Charles-le-Chauve. Selon lui, c’était, d’après l’antique usage <pie le bâton se courbait en arc et se repliait vers la terre 5 6.

Le principal auteur à consulter sur ce point est Honoré d’Autun, mort, selon les auteurs de la France littéraire , sous le pontificat d’innocent II, c’est-à-dire de i i3o à i i/[3. D’après sa précieuse Gemma animœ, la verge de Moïse était une ‘boulette de pasteur recourbée au sommet. Pasteurs comme Moïse, les Apôtres furent autorisés par Jésus-Christ à conserver le bâton dans leurs voyages, et leurs successeurs les imitèrent. Ce bâton est recourbé au sommet pour attirer ceux qui s’égarent, et pointu à l’extrémité pour frapper les rebelles. L’os et le bois qui le composent sont réunis par un pommeau doré ou en cristal; la pointe

1 Baculus Ricardi tertius cujus cambuca de argento deaurato.

2 Pastoralem virgam argento vestivil et deauravit. (Léo

Osli. Chron. casin., I. III, c. 20.)

5 Pars recta baculi integilur laminis solidis argenteis

nulla cælatura oraatis , retorta laminis etiam argenteis elaboratis et fabri argentarii judicio inauratis (Act. eccl. Med., 1. IV, tit. De supell. miss., p. 153.)

6 Opp., t. III, opusc. 31, p. 236: Omitto annulos enormibus adhibilos margaritis , prælerea virgas non jara aura gemmisque conspicuas, sed sepultas. Nunquam certc

vidisse me memini pontificales baculos tarn continuo radiantis metalli nitore conlextos sicuterant qui ab Esculano atque Tranensi gestabantur cpiscopis. Uterque tamen aller in Apulis finibus Nicolao præsidente , alter in Lateranensi ecclesia coram Alexandre, romanis scilicet pontificibus, sunt dejecti.

5 Mabillon, Lee. III Ben., p. II, p. 244. Videt interea introire senem clericum pontificalibus vestibus exornatum, ferentemque in manu baculum a capite arcuatum, in iina reflexum, qualibus antiquiores pontifices usos fuisse, ad memorias eorum suspensi déclarant.

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inférieure est en fer. La hampe indique l’appui de la doctrine, la dureté de l’os rappelle celle de la loi , le bois exprime la douceur de l'Evangile, la gemme sphérique du pommeau est un symbole de la divinité du Sauveur. Il voit dans la volute un souvenir du ciel, dans la pointe celui du jugement dernier. On écrit sur la volute : Dam iratus fueris , miseriçordiœ rccordnberis , sur l’anneau : Homo, et sur la pointe en fer : Parce, pour rappeler au pasteur qu’il commande à ses semblables et qu’il ne doit frapper qu’en père. La pointe ellemême doit être émoussée. Nous donnons en note le texte complet à cause de son importance1.

A l’époque précise où Honorius d’Autun écrivait sa Gemma, Hugues de Saint-Victor rédigeait son traité De Sacramentis, puisque, entré à Saint-Victor en t 118, il est mort en i i4o. Ses idées sur la signification des crosses ne sont pas tout à fait les mêmes que celles d’IIonorius, ce qui nous permet de conclure que certaines lois de leur symbolisme commentaient seulement à s’établir. Pour lui, la forme droite de la hampe rappelle au prélat la

1 Gemma animes, 1. I; Max. bibl. PP., Lugd. 1677, t. XX, p. 1075.

Cap. 217. — De baculo episcopali.

Baculus, ex autoritate logis et Evangelii, assumitur, qui et virga pasioralis, et capuita, et ferula, et pedum dicitur. Moyses quippe , dum oves pavit, virgam manu gestavit. Hanc ex præcepto Doinini in Ægyptum pergens secum portavit, liustes signis per eam factis lerruit, qui veiut lupi oves Domini strangulabant. Gregem Domini de Ægypto per mare Rubrum hac virga eduxit'; pastuin de cœlo, potum de petra hac virga produxit, ad terrain lac et mel fluentem, velut ad pascua , bac virga induxit. Nihil autem hæc virga fuit quain baculus pastoralis, cum quo gregem, utpula, pastor minavit. Hic baculus apud auctores pedum vocatur, eo quod pedes animalium illo relineanlur. Est enim lignum recurvum , quo pastores retrabunt pedes gregum.

Cap. 218. — Item de virtja et baculo episcopi.

In Evangelio quoque Dominus Aposlolis præcepil, ut in prædicalione nihil præter virgam tollerent. Et quia episcopi pastores gregis dominici sunt, ut lloyses et Apostoli fuerunt, deo baculum in custodia præferunt. Per baculum, quo infirmi susleniantur, auctoritas doctrinæ designatur. Per virgam, qua improbi emundantur, potestas regiminis figuralur. Baculum ergo pontifices portant , ut infirmos in fide perdoctrinam erigant ; virgam bajulant, ut per potestatem inquietos corrigant ; (|uæ virga vel baculus est recurvus, ut aberrantes a grege docendo ad pirnilentiam trabat ; in extremo est acutus, ut rebelles excommunicando retrudat, hæreticos velut lupos ab ovili Christi prolestative exterreat.

Cap. 219. — De genere baculi.

Hic baculus ex osse et ligno efficitur, crvstallina vel

deaurata spbærula conjunguntur, in supremo capite insignitur, in extremo ferro acuitur. Per baculum, ut dictum est, auctoritas doctrinæ accipitur, qua grex dominicus a pastore reficitur, et ad pascua vitæ compellitur. Perdurum os, duritia legis; per lignum, mansuetudo Evangelii insinuatur ; per geinmam spbærulæ, divinilas Christi. Per supremum capot, regutim cœlorum; per extreinum ferrum , ultimum judicium denotatur. Ex osse ergo baculns inciditur, dum ex dura lege duritia peccantium reprimitur ; ex ligno tornatur, dum ex liguo vitæ Christo doctrina formatur et populus in virtulibus roboratur. Os ligno per gemmant connectitur, quia vêtus lex novæ per Christi divinitatem contcxilur.

Cap. 220. — De sphccrula.

Per sphærulam enim dilectio intelligitur, qua vel severilas vel lenitas pontificis complectitur. Oportet enim ut doctrina episcopi ex utraque lege sic dilertione copuletur, ut ecclesiam Christo conjungere per charitalem conetur. Hæc autem cuncta sunt rasili arte polita ; quia ista sunt omni sanclitate redimita. Os recurvatur, ut populus errans per doctrinam ad Dominum retrahatur. Caput in supremo ponitur, dum conversis vita æterna proponitur. In extremo baculus ferro induratur, dum omnis prædicatio per ultimum judicium terminatur. In curvatura est scriptum : Dum iratus fueris , miseriçordiœ recordabens , ne ob culpam gregis superet ira mentent pastoris , sed verbo et exetnplo revocet peccantes ad misericordiam Redemptoris. In spbærula est scriptum : Homo, quatenus se hominem memoretur, ut de potestate collaia non elevetur. Juxta ferrum est scriptum : Parce, ut subjectis in disciplina parcai , quatenus ipse a sumtno pastore graliam inveniat, unde et ferrum débet esse retusum, quia judicium sacerdotis per clementiam debel esse delibutuin.

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rectitude dans le gouvernement, la pointe est le symbole de la juste sévérité, et la volute est celle de la bonté qui attire les âmes douces par la voie des consolations

A la fin du même siècle, Sychàrd , évêque de Crémone, écrivait son Mitrale, souvent cité, mais i;esté jusqu a présent manuscrit. Sous-diacre en i 1 83 , il n’est mort qu’en i ?, i5. On voit cpie, sur l’article des crosses, le texte de notre Honorius a fait les principaux frais du sien. Nous apprenons seulement de plus que, sur la volute, on écrivait parfois : Cape, en faisant allusion à la vie éternelle. Nous devons à Sychard deux formules métriques du symbolisme d’Hugo :

Curva trahit miles, pars pungit acuta rebelles.

Curra trahit, quos virga régit, pars ultima pungit1 2.

Ce dernier vers présentait une variante sur la crosse de saint Saturnin conservée jadis à Toulouse :

Curva trahit quos recta régit, etc.

Durand de Mende est venu assez longtemps après les auteurs précédents, puisqu’il est né en 1232 et mort en 1296 : nous le citons en entier, comme ses prédécesseurs pour que la confrontation soit plus facile3, Durand a, comme Sychard , scs vers mnémoniques:

1 Opp., t. III, Rotliom. 1658, p. 618. De sacram., 1. II, p. V, c. 15; De baculo cpiscopi :

Utuntur pontifices baculis et annulis. Baculus, per rectitudincm suam , justitiam significat prælatorum, qua subjectos regere debent. Qui idcirco subtus acumcn habet, ut rebelles per increpationem pungat ; desuper recurvus est, ut per consolationem mites trahat.

2 V. Ibid. Notre ami , M. le comte de Lescalopier, l’éditeur de Théophile , se propose de gratifier le monde savant d’une édition complète de Sychard. Nous lui devons la communication du texte suivant ( Mitrale . I. II, c. 5) :

« Baculus a lege suinitur, et Evangelio, qui et virga pastoralis, et sambuca, et pedum, et ferula nominatnr. Moyses ex mandato Domini virgam liabuit, qua terribilia fecit in cœlo, in terra et in mari : quia cibum de cœlo, polum de terra produxit , et gregem ad terrain fluentem lacté et melle minavit. In Evangelio quoque Dominuspræcepit Apostolis ut euntes ad prædicandum virgam tollerent. Hic ergo baculus ex osse et ligno conficitur, quæ cristalina vcl aurata sphærula conjunguntur; os supprius recurvatur, lignum iuferius ferro acuilur, modice tamen retundilur; os et lignum arte rasili poliuiilur. Per baculum doctrinæ auctorilas inlelligitur ; bac infirmi sustentantur, inquieli cofripiunlur , errantes ad pœnitentiam relrahuntur, unde et pedum vocatur; estenim pedum lignum curvum, quo paslores pedes retrahant animaliup. Hic ex osse .i. duritia legis et ligno .i. mansuetudine conficitur Evangelii, quæ duo cincta sunt sphærula divinitatis Jesu

Xpi. Vel per os severitatem , per lignum pontificis accipe lenitatem , quasjungit in judicio pontifex per charitatem. Nam severitas, vel misericordia multum destiluitur, si una sine altéra teneatur, ideoipie ferrum obtunditur ; quia jtidicium clementia temperatur. Baculus recurvatur, cum os prædicationis ad asellam retorquetur operationis , \el cum errantes ad pœnitentiam revocantur. Ferro iuferius acuitur, cum prædicatio per ultimum judicium terminatur. Aliquando in curvatura Cape ponitur, quoniam ad Dominum conversis vila æterna promittitur. Aliquando in curvatura scribitur: Cum iratus fueris, misericordia; rcconlaberis, ne^ ob culpain ’gregis, ira turbet in pastore oculum rationis, sed verbo et exemple revocet peccantes ad misericordiain Redeinptoris. Aliquando in sphærula scribitur : Homo, ut se .pontifex homincm memorclur, et de potestate collata non elevetur. Aliquando juxta ferrum scribitur : Parce, ut in disciplinis subditis parcal, ut miserions a miséricorde, misericordiam consequatur ; inlelligat ergo pontifex se debere parcere subjeelis et debellai e superbes ; unde dicitur : Curva trahit miles pars, puuijit acuta rebelles ; et iterum : Curva trahit, quos virga régit, pars ultima pungit. Cuncta sunt rasili ai le polita ; quoniam bæc omnia régula sanctitatis debent esse in pontificc redimita. »

3 liationale div. offic. , Lugd. 1599, I. III, p. 35 : De baculo paslorali.

Baculus pastoralis correctionem pastoralem significat propter quod a consecratore dicitur consecrato : Accipe baculum pastoralis o/ficii ut sis in corngendis vilus pie

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Collige, sustenla , stimula: vaga, morbida, lenta.

Attrahe per primum , media rege, punge per iniutn.

On trouve ces vers légèrement modifiés dans la Glose (c. Cum vetiissét. De sacra unclione ):

lu baculi forma, præsul , dalur hæc tibi forma [uorma]

Attrahe per curvum, medio rege, punge per imum ;

Attrahe peccantes, rege justos, punge vagantes ;

Attrahe, sustenla, stimula: vaga, morbida, lenta.

La crosse en ivoire d’Othon, évêque d'Hildeskeim, porte les deux vers suivants :

Attrahe per primum, medio rege, punge per imum l’asce gregem norma, doce, serva, corrige forma.

A ces formules connues nous en pouvons joindre deux inédites. L’une est gravée sur une plaque d’argent autour d’une crosse d’ivoire du XIIe siècle, trouvée dans un tombeau d’évêque à Metz :

+ GENS • SUBJECTA • PAREM •

+ TE SENTIAT • EFFERA • GRANDEM.

+ SPE • TRAHE * DILAPSOS + PUNGEQUE TARDI GRADOS.

L’aulre se trouve placée de la même manière sur la crosse également en ivoire de l’archevêque saint Annon de Cologne :

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