M É LANGES D’ A II G H ÉO LOG I E
et les rayons de sa lumière illuminent et vivifient les fidèles en consument les impies. »
Avant de quitter ce beau monument, je ferai observer la riche ciselure du treillis séparant les signes. Il est à peine croyable que chaque petite perle
d’ivoire le long des entrelacs enchâsse une pierre précieuse, et que les yeux des animaux sont ainsi formés. Les deux extrémités de la traverse manquent. Il ne reste plus que deux ouvertures grossièrement pratiquées afin de recevoir des reliquaires qui étaient, je pense, recouverts d’épais cristaux.
En produisant un autre lau de la collection du prince Soltikof (fuj. 46), nous quittons le nord et les hautes époques pour nous transporter dans l ltalie du XIIP siècle. Avant d’appartenir au prince, ce beau morceau de toreutique a enrichi le cabinet Debruge et a été décrit par M. Jules Labarte ( Description des objets d'art, etc.,
1847, p- 74°)- h avait figuré auparavant, ainsi que le tau de Morard, dans le musée /Jes Petits-Augustius, et avait été signalé également par Alexandre Lenoir. Le lau est formé de buis et d’ivoire et enrichi de pierreries.
On lit sur une baguette supérieure:
même temps qu’ils brûlent et