‹ Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature (volume 2)Chapitre 81 sur 139 · CROSSES A SERPENTS, TRADITIONS GERMANIQUES · texte numérisé non relu

CROSSES A SERPENTS, TRADITIONS GERMANIQUES

.Si les tau sont rares aujourd’hui, les crosses antiques ne le sont pas. Employées dès la plus haute antiquité plus fréquemment que la férule et le tu», elles sont devenues, vers le XI IL siècle, d’un usage exclusif; mais leur forme a varié selon le goût de chaque époque, et nous avons a suivre ici ces modifications successives, les monuments sous les yeux.

Quoi qu il en soit de la mauvaise plaisanterie de Guy-Coquille, on connaît fort peu de crosses

en bois. J’ajouterai pourtant à celle de Montreuil déjà produite (fig- 8 et 9) celle de saint IV. 2â

MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

Lrhard, évêque de Ratisbonne au XIe siècle (fig. 47), que j’ai pu dessiner dans l’ancien monastère de Niedermunster, où le saint repose. Le travail d’art présente d’évidents rapports avec le tau de saint Héribert, prélat contemporain, et les nœuds formés d’entrelacs en offrent de non moins frappants avec ceux qui enlacent sur ce tau la mâchoire et le cou du dragon. On lit sur le pied :

PARS SUPERIOR BACUL! S. ERHARDI EPI RATISBONENSIS.

La figure de serpent qui signale la crosse de saint Erhard, aussi bien que les tau de saint Héribert et de Gérard, va se reproduire avec de nombreuses variantes sur les plus anciennes des crosses suivantes. Il est impossible qu’un symbole aussi persévérant dans un art aussi sérieux n’ait pas été réfléehi et d’un sens à la fois profond et populaire. N’allons donc pas plus loin sans essayer d’en pénétrer le secret, et, ce secret, demandons-le aux analogies, puisque les anciens liturgistes consultés (p. 1 5 5) ont omis de nous l’apprend re.

Le serpent ou le dragon, employé de mille manières et en divers sens par l’ancien art païen', a aussi dans l’art chrétien plusieurs significations principales.

O11 la pris d’abord pour 1 emblème de la prudence, et cela dès 1ère des catacombes: tel est du moins le sens que me semblent avoir quelques bas-reliefs des sarcophages d’Arles et de

Marseille, où des serpents, se glissant le long des arbres, s’appro- pig. 47. (A. m., d’ap. l'orig., 2/3.) client de nids d’oiseaux cachés dans le feuillage, tandis que des colombes se tiennent aux pieds du Sauveur, qui semble répéter (. Malth ., X, 16) : Eslote ergo prudentes sicut serpentes et simplices sicut columbœ. Ainsi la vertu de la prudence a-t-elle été caractérisée durant le moyen âge et depuis, en raison de ce texte et de celui de la Genèse (c. III, 1): Sed et serpens erat callidior cunctis animantibus terræ <piœ fecerat Dominus Deus. Il ne serait pas invraisemblable que ce sens eût influé sur le choix de la décoration des crosses, pour rappeler aux pasteurs une vertu sans laquelle les autres deviennent des vices, selon l’expression de saint Bernard ( in Cant.), et que saint Paul leur recommande comme un devoir spécial de leur charge ( ad Tim. I, c. d, v. 1 ). Telle est l’opinion du P. Allegranza 1 2. D autres ont jugé qu’il était plus conforme au génie de l’ancien art de supposer dans les serpents des crosses la verge

1 Lami, Satjcji delta dissert, accad. di Cortona, T. IV.

? Spiegazione e riflessioni sopra alcuni monumenti di Milano, 1757, p. 77 et 93.

CROSSES A SERPENTS

de Moïse, changée en serpent pour détruire ceux de la magie égyptienne, Le mot de vinja inscrit sur le tau de l'abbé Isarn viendrait à l’appui de cette interprétation, qui se concilierait d’ailleurs avec la première, pour peu qu’on eût expliqué le miracle de l’Exode comme le fait l’auteur des Sermons attribués à saint Augustin, puisque, selon lui, la verge du législateur était l’image de la croix et ne fut transformée en serpent que pour indiquer la vraie sagesse, celle qui triomphe de la fausse sagesse du monde

Souvent, enfin, dans l’art antique, le serpenta représenté le serpent d’airain : témoin, les sarcophages, les vitraux, la colonne de Milan. Or, de toutes les allusions bibliques, cette dernière serait ici, sans aucun doute, la plus naturelle, après que le Sauveur nous a montré dans le serpent sa propre image2. Mais de quelle manière le serpent, symbole ordinaire du démon, a-t-il pu devenir celui du Sauveur? Sur la colonne du désert était-il à la lois l’un et l’autre à divers égards? Il y a, en elfet, un accord unanime parmi les Pères à voir dans le serpent d’airain non un xyxQodxiuoyj représenté comme le faisaient les anciens, ni une image directe du Sauveur comme l’entendaient les Ophites, héritiers des Xicolaïtes et des Gnostiques (S. Augustin, de I/œres., c. XIII et XIATI); mais bien le serpent d’Eve, de sorte que le rapprochement ne tombe que sur les effets. « Le serpent d’airain, dit saint Grégoire de Naziance (Or. 45, ed. Maur., t. I, p. 863) , était non le type, mais lantitype de Jésus-Christ, sa figure par opposition ». ...« S’il donne la santé, ajoute-t-il, à ceux qui le contemplent, c’est parce qu’ils le croient frappé à mort, entraînant dans sa perte les puissances qui lui sont soumises, et écrasé en un mot comme il méritait de l’être. Aussi quelle sera son épitaphe, sinon ces paroles (I Cor., XV7, 55) : Ubi est, mors , Victoria tua? Ubi, est rnors, stimulus tuus (Id. Osée, XIII, 1 4)? La croix fa vaincu ! l’auteur de la vie fa infligé la mort! Tu es étendu sans force, immobile, impuissant, mort et ignominieusement suspendu en l’air 3. »

* S. August. , S crm. suppos., T. V, ed. Maur. Appcndix. Serin. XVIH, p. 38 : Virga ilia crucis mysterium præferebat sicut enim... Pharao et populus ej us per vïrgæ sacramentum affligitur, ita et diabolus et angeli ejus per crucis mysterium fatigantur et preinuntur ut a Dei servitio revocare non possint populum christianum...

Quod autem virga projecta in terrant versa est in serpentent, quid significet videamus. Serpens pro sapientia reputatur... Virgatn crucem diximus figurasse. Grux ergo quæ infidelibus stultitia esse creditur.. . versa est in serpentent, hoc est in sapientiam : et in tantam sapientiam quæ crucem mundi istius sapien liant devoraret...

2 Dieu avait dit à Moïse, ( Num . XXI) : Eac serpentent æneum, et pone eunt pro signe : Qui percussus aspexerit eum, vivet. — Moïse obéit, et l'Écriture ajoute : Quent cunt percussi aspicerent sanabanlur. — Ce qui a faitdire au Sauveur (Job., III, 14): Sicut exaltavït Moïses serpentent in deserto, ita exaltari oportet Filiutn hominis, ut oinnis qui crédit in ipsum non pereat, sed liabeat vitarn æternam.

3 Dans son commentaire sur ce passage (ed. 1630. T. II,

p. 1186), Nicétas remarque qu’il y aurait de l’impiété à nommer l’esprit pervers le type de Jésus-Christ, et qu’ici la comparaison est celle des contraires : «Le serpent conduit au mensonge, Jésus -Christ indique la vraie vie; le serpent n’était pas un vrai serpent, Jésus-Christ était un homme véritable; le serpent tue des serpents ses semblables, Jésus- Christ vivifie les hommes ses frères; enfin, Jésus-Christ sauve ceux qui le croient vivant et la vie même, tandis que le démon guérit à condition que ceux qui le regardent croient, non pas qu’il est vivant, mais, au contraire, qu’il est vaincu par la croix et exterminé, quant à sa tyrannie. » Cette manière d’envisager le serpent d’airain me paraît jeter beaucoup de jour sur le passage évangélique, qui n’est pas sans difficulté. Dès lors que le serpent était montré dans l’état de malédiction qui avait commencé après le premier crime, et devait se consommer à la mort du Sauveur et au jugement dernier, on conçoit que les malades en le regardant suspendu dirigeaient leur prière vers le Messie et comprenaient que le Messie seul était l’auteur de leur guérison.

188 MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

En un mot, le démon avait été représenté par Moïse maudit comme il l’avait été dans l’Eden et vaincu comme il devait l’être au Calvaire : tel il était apparu à saint Jean quand l’apôtre le vit enchaîné; tel l’art chrétien se plut, dès le principe, à le montrer aux yeux fidèles, depuis cette peinture où Constantin l’écrasait sous la croix, jusqu’aux vers où Prudence le peignait roulant aux pieds de la même croix ses anneaux tortueux et vomissant dans l’angoisse son venin impuissant. Tel nous l avons vu figuré dans ces Mélanges par l’art carlovingien, et, a nos yeux, nos crosses ne font que nous donner la continuation du même symbolisme pour les époques romane et ogivale. Nul n’ignore que durant tout le moyen âge il était d’usage, dans un bon nombre d églises, de porter en procession des dragons suspendus au haut d’une pique avant ou derrière la croix, comme pour ajouter au triomphe de celle-ci en montrant le vaincu à côté du vainqueur. Je me figure que la représentation de ces dragons, si conforme a celle du serpent d’airain, aura plus spécialement servi à déterminer de la part des artistes le choix du symbole qui nous occupe '. En tout cas, Satan dans sa défaite, voilà, je ne dis pas toujours, mais ordinairement, ce que signifie le serpent de nos crosses. On s’en convaincra, je le pense, en examinant les nombreuses variantes où la première idée s’éclaircit en s’unissant a des idées analogues, toujours poétiques et fécondes.

La première de ces variantes, qui s’est présentée à nous dans les figures 35, 36, 37 et 4 7 » nous montre, si je ne m’abuse, l’esprit du mal sous quelques-uns de ses traits caractéristiques dans la vieille mythologie germanique. il est, je crois, hors de doute que le dragon dans l’art du moyen

1 L’usage de porter dans les processions des dragons suspendus venait évidemment de celui des armées romaines, seulement le sens devint nécessairement tout autre. Pour les païens, les dragons étaient les bons génies exaltés par honneur; pour les chrétiens, ils devinrent les démons exposés dans leur honte en opposition avec la croix. Prudence nous peint des soldais dragonaires mettant sur leurs étendarts des croix h la place des dragons ( lib. de Coronis, hvinn. I ) ;

Proque ventosis draconutn, quos gerelianl, pal I i is,

P.æferuul insigne lignuin, quod draconem subdidit.

C’était leur devoir à l’époque où l’on voyait des exvoto sanciis draconibus (I)oni, Inscript., cl. I, n. 59). Quand la foi publique eut transformé ceux-ci en démons, leur présence auprès de la croix ne servit plus qu’à un poétique contraste. Jacques de Vitri a sur ce sujet, dans ses Sermons sur les rogations , des mots précieux aujourd’hui (Fer. II in lœtan. min. ed. Vcnet.

1518, p. 762): Draco autem in pluribus locis primis duobus diebus deportalur et cruces præcedit cum cauda longa et inflata. Tertio autem die rétro vadit, cauda incurvata et dimissa, quod non vacat à mvsterio. Per draconem enim diabolos designatur. Per très dies, tria tempora significantur. Tempus scilicet ante legern, sub loge et sub gratia. Duobus primis diebus, princeps hujus mundi tanquam dominus præcedebat et fere omnes ad se trahebat. Tempore autem graiiæ conculcatus est a Christo nec jain audet ita aperte sævire. — On conserve à Metz, dans la cathédrale, le Graüli ou Graully, un de ces anciens dragons qui se portaient encore il y a quelques années. On ne sera pas fâché d’en voir un croquis. Il a deux mètres de hauteur et se trouve représenté dans la triste posture affectée au troisième jour : cauda incurvata et demissa; ce qui ne manque pas de mystère , ajoute Jacques de Vitri. Quelque chose de non moins mystérieux, comme nous le verrons tout à l’heure, est la manière dont la tète est soutenue sur la lance.

CROSSES A SERPENTS

âge a quelquefois représenté celui des croyances du Nord. En retrouvant le mythe de Tyr dans des chandeliers romans et celui de Sigfried dans le célèbre pilier de Frisingue {Mélanges, T. [, 92 et T. III, 63), nous avons reconnu dans les dragons les anciennes personnifications populaires de l’esprit du mal, associées, du moins à Frisingue, à des idées chrétiennes. Une pareille fusion de souvenirs n’aurait elle pas lieu ici? Examinons de nouveau la crosse de saint Erliard (p. 186). Ee serpent suspendu est si évidemment l’esprit du mal vaincu, que l’artiste nous le montre enchaîné. Mais quelles sont ces chaînes? L’esprit se reporte d’abord à l’Apocalypse, où nous lisons : (c. xx, l) Et vidi angelum habentem calenam magnam in manu sua et apprêt tendit draconem , serpentera anliquum, qui est diabolus , et Satanas.et ligavit eum per annos mille. Ce texte pourrait sans doute, à la rigueur, suffire; cependant, il ne nous donne pas raison des trois chaînes, que l’artiste n’a pas ciselées sans motif; or ces trois chaînes se retrouvent dans les traditions septentrionales. Qu on se rappelle le combat du monstre Fenris contre le dieu Tyr, les deux premières chaînes brisées comme de la paille, et la dernière, précisément la plus faible en apparence (Mélanges, t. I, p. 9/j, note), comme elle le paraît ici, victorieuse du dragon désormais prisonnier des Ases et condamné à d’indicibles angoisses jusqu’au jour du jugement, où il sera délié pour un dernier combat. Avouez que si l’artiste germain avait eu le dessein de rendre dans l’occasion la plus propice la tradition germanique, il n’aurait pu mieux s’y prendre.

.l’ajoute que si les légendes du Nord expliquent d’une manière nette et adéquate la crosse de saint Erliard, elles ne jettent pas un jour moins inattendu et moins complet sur le tau de saint Héribert (p. 1 77). Que les deux têtes de dragons, languissamment penchées auprès des scènes où Jésus-Christ meurt et ressuscite, soient l’image du démon vaincu, rien de plus évident; mais où trouver dans les traditions chrétiennes le motif des entrelacs bizarres enchaînant la mâchoire supérieure du monstre? Une circonstance aussi peu naturelle peut-elle s’expliquer par un caprice d’artiste? N’est-il pas présumable quelle renferme quelque allusion de nature à être comprise par les contemporains, et que le ciseleur a voulu rendre par là quelque croyance populaire relative à la défaite de 1 esprit du mal? Examinons maintenant le peu qui nous reste de ces traditions primitives, et nous éprouverons le plaisir des petites découvertes en trouvant que ce qui nous aura paru plus inexplicable dans la ciselure n’est qu une traduction littérale d’une ancienne légende.

Parmi les représentants du mal dans la mythologie septentrionale, la première place appartient à Loki, le père du dragon Fenris. Le caractère de Loki répondait tellement à celui du Satan de l'Evangile, que ces deux être sont aujourd’hui encore. confondus dans le langage, au témoignage de Finn Magnussen (Lexicon, Y. Loki). On appelle le mensonge la parole de Loki ; l’odeur du soufre, [odeur de Loki ; le bois à brûler, le bois de Loki; le diable se nomme Loke et Laake en norvégien, et Lake en suédois. Parvenu au terme de ses crimes, Loki est en-

MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

chaîné, comme Fenris, auprès du fleuve infernal, et doit rester prisonnier des Ases jusqu’à la fin des temps, où il sera, comme Fenris, un moment déchaîné pour un dernier combat et une défaite définitive. Il ne serait pas impossible que l’idée de cette captivité temporaire eût été puisée dans la sublime figure de l’Apocalypse par les peuplades asiatiques qui émigrèrent vers le nord de l'Europe clans les premiers siècles de 1ère chrétienne. Quoi qu’il en soit, le fait impressionna puissamment les imaginations, et nous en avons la preuve dans les nombreuses variantes du même thème, dues à la liberté des récits populaires (iil. ibid.). L’histoire de Fenris n est sans doute qu’une de ces variantes, et j eu vois une autre dans le châtiment subi par Loki pour avoir- créé l’or en enlevant la blonde chevelure de la déesse Sifa.

Aussitôt que Loki eut accompli ce dernier crime, pour le malheur des humains, il se vit saisi par le puissant dieu Thor qui voulut lui briser la mâchoire. Toute sa ressource pour se sauver fut de promettre avec serment de procurer à Sifa une nouvelle chevelure pareille en apparence à la première. Mais une telle œuvre ne pouvait être accomplie que par la science magique des nains. Loki s’adresse donc à ceux-ci qui consentent à le servir, mais à condition qu il les payera de sa tête. Le travail achevé, Loki est livré aux nains par le dieu Thor, et les nains s’apprêtaient à lui couper le cou, lorsque le dieu a l’esprit de leur objecter qu’il a engagé sa tête et non son cou. Leur baine ne peut donc s’exercer loyalement que sur ses mâchoires. Armé de l'alène du travailleur qui a confectionné la chevelure magique, le nain Brock perce en effet et entaille à souhait les mâchoires de Loki, et les attache ensuite avec une courroie appelée vortari. Mais en les cousant il les a tellement déchirées, quelles ne laissent pas de pouvoir s’ouvrir encore. Telle est la légende et ne suffit-il pas de l’énoncer pour que la courroie savamment entrelacée autour dê la mâchoire perde tout son mystère? Il n’y a pas jusqu’à la circonstance de la gueule béante qui ne soit rendue, et si dans l'intérieur de la gueule un lien joint les deux mâchoires, il se trouve encore que ce lien rappelle le pieu ou le glaive dont les dieux transpercèrent la mâchoire inférieure du dragon, fils de Loki, de manière à ce que la pointe restât fixée contre la mâchoire supérieure (Mélanges, T . I, p. 94 et pl. XVI), absolument comme les habitants de Metz ont représenté leur Graüli (page 188), en obéissant, je le suppose, aux mêmes traditions germaniques.

Avant de quitter le terrain où nous sommes, je ferai remarquer que le dernier trait n’est pas sans rapport avec un symbole singulièrement goûté aux hautes époques, mais (pii présente une image un peu différente de la précédente et que je serais porté à croii’e puisée à une autre source. Je parle des dragons étouffés et comme empalés par la croix. Il n’est pas très-rare de rencontrer des croix romanes dont la tige s’enfonce dans une gueule de dragon qui part du trépied et

CROSSES A SERPENTS EMPALÉS

s’ouvre vers le ciel, comme on peut s’en rendre compte sur ce fragment d’une petite croix appartenant à Mgr levêque d’Hildesheim (fig. 49)- Une image toute semblable va se reproduire sur un bon nombre de crosses exécutées vers le même temps, et évidemment d’après les mêmes idées.

Page 1