CIVITATIS
Ce nom d'Ebroica civitas, inusité dans les premiers siècles
et employé par Déodat, était en usage au cinquième siècle, d'après Valois. ( Notitia Galliar.)
2 Le sarcophage en pierre fut toutefois respecté, et se trouve encore au dessous du chœur de l’église actuelle de Saint-Taurin, à huit pieds de profondeur dans un petit caveau où l’on descend par six marches.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
petite cédule qui portait ces mots : Hic requiescit B. Taurims. Chacun s’empare d’un des trois dépôts, et tous prennent la fuite, non du côté de leur pays, où l’on pourrait avoir la pensée de les poursuivre, mais du côté de la Bourgogne, où nul ne songerait à les chercher.
Il est remarquable que le plus vieux manuscrit connu des Bollandistes est à peu près contemporain de nos trois Normands.
Cependant Evreux ne revit pas encore les cendres de son apôtre. Des miracles retinrent les voyageurs au prieuré de Gigny, résidence du bienheureux Bernon, depuis réformateur et premier abbé de Cluny. Gigny ayant été détruit par un incendie en 1158, les saintes reliques furent transportées à Cluny, à Mâcon et à Lyon, d’où elles retournèrent à Gigny. Bien qu’on ignore à quelle époque et comment elles furent reportées à Evreux, elles s’y trouvaient à la fin du douzième siècle, au moment où Philippe-Auguste, irrité contre ses habitants, ne crut pas pouvoir se venger d’eux plus cruellement qu’en les dépouillant de leur palladium. L’Eglise de Chartres prétend s’en être alors enrichie. Mais elle ne le retint que pour peu de temps, ou ne posséda que quelques fragments des reliques, puisque nous voyons exécuter seulement un demi-siècle plus tard la belle châsse objet de ce mémoire. Sa date est en effet précise. On lit sur la plinthe de la base :