Y. essenple ; X." essanple
93 Car est ordinairement remplacé dans X. par quer ( quare au lieu de quia).
94 Y. faonne, met bas des petits (faons).
95 X et Y. soufle et lèche.
96 La suite (entre les renvois 1 23 et 125) montrera que ce verbe est employé avec le sens transitif d 'inspirare.
97 Médecin.
98 X et Yr. senefie.
99 X. Çàjus (ici-bas); ital. qua giuso.
190 X. sout (sut) ; Y. sot.
101 Si cette leçon est bonne, quoique X et Y portent veneor, il fallait que l’o accentué (comme dans salveor) approchât du son ou. Cela se rencontre encore dans quelques provinces d’Italie; et quant au mot qui nous gêne ici pour la rime, le saviour des Anglais appuierait cette supposition.
102 y. fut ; X. fust nostre Sauveor.
103 X et Y. se merveilla.
103 Y. Juis; X. Jevies, angl. Jewish.
105 X et Y’, anemis.
Si vus volez resurdre à vie;
Car la déité ne pout 107 mie Estre baillée 108 ne sentue ’09,
Ne escopie n0, ne batue.
L’umanité pot l’em 111 blécier
Sans la déité empeirer 112
Sil (cil?) vus illustrera 1,3 par sentblance 114
Que n’en devez aveir dotance "5:
Trencliez un arbre liait et grant.
Quant li soleils serra raiant II6;
Enl’oscliée 117 del primer colpel 118
Verrez le rai del soleil bel
Et eum plus creisez 119 l’osche avant.
Et li soleil par tuts’espant.
Vus ne poez 120 le rei 121 férir,
Blescer, ne prendre, ne tenir ;
Trestut l’arbre poez trencher Sains 122 le soleil point enpeirer.
Altresi fu de Ihu Crist :
L’umanité' qu’il pur nus prist.
Que pur l’amor de nus vesti.
Peine et travail et mort senti;
La déité ne senti rien.
Issi créez, si ferez ben.
Quant Deu fu miz el monument,
Treiz jorz i fu tant solement;
Et al terz jor le respira Li Pères, qu’il 123 resuscita;
Altresi corne 124 liléon Respire son petit foon.
Ore avom 125 del léon dit La vérité solunc l’escrit.
Li léons fait mult grant noblesce.
106 Injustice, par opposition à droit.
407 X. puct; Y. peut.
108 X. b allie ; Y. balie. Menée à volonté; ital. -baba.
109 Le ms. X renverse l’ordre des deux rimes, mettant batue au premier vers.
110 Conspuée; esp. escupir.
m Y. peut l’en (l’on peut) ; X. puet en.
112 X. empeirier ; Y. empirer (détériorer).
1 13 X. Si vos mosterrai ; Y. Se (ce?) vous mostrera.
'114 Y. sanblance; comparaison, exemple.
115 Doute.
H® Rayonnant.
117 Entaille; X. oche; Y. ouche.
118 Coup; ital. colpo, esp. golpe.
119 Aggrandirez, accroîtrez. X. creissiez.
12° Y. povez.
121 Y. rai, rayon. Nous ne le disons plus que pour une roue.
422 X. sanz; ital. senza, et sanza.
123 X. qui le resuscita,
124 Y. comment.
425 Y. Or vous avons dou lion dit.
BESTIAIRE (PI. XIX et XXVI).
Car nul cheitif 126 home ne blesce Si il l’encontre en mi sa veie ;
Nejà, segrantfeim ne l’espreie l2~, A nul home mal ne ferat Se devant corocié 128 ne l ad.
Li léon qui est si hardiz Porte tote sa force el piz l2!);
Quant atains est de veneor,
De son espié 130 a grant poor l31.
Escrousemcnz 132 des rocs crient; Si merveille 133 dunt ceo li vent 134 Que de blanc cok grant pour a, Jà, qu’il poisse 135, ne l’attendra.
126 Y. chéti, comme en Poitou. 131 Y et Z. paor.
127 X. aspreie ; ital. aspreggiare, inasprire. 132 Y. et Z. Escroisscmcnt ; il craint le bruit des roues (le cri des
128 V. corecié. Ce vers termine l’article du lion dans X. Le retran- essieux) ; ital. scroscio.
eliement des huit autres est d’autant plus excusable que, outre les 133 Z. m'esmervel; ital. mi maraviglio. redites, tout cela est de nul effet pour la moralité. 134 Y et Z. vient.
129 La poitrine. Cf. p. 110, note 39. 135 Y et Z. puisse; pourvu qu’il le puisse.
130 Z. espiel, épieu.
OBSERVATIONS
Elien, à lui seul, nous montrerait comme admises déjà dans l’histoire naturelle gréco-romaine presque toutes les propriétés attribués au lion par le Physiologus, et même par les additions qu’y font nos traducteurs français. Si l’on y joint Pline, rien n’y manquera ; et les auteurs classiques demeureront seuls responsables des contes que notre écrivain ecclésiastique a cru pouvoir accepter de confiance comme bases de ses leçons morales ou de son symbolisme.
Je ne prétends pas revenir sur ce que j’ai dit en expliquant les Vitraux de Bourges ( Nos àà, 45 ; p. 77 82) ; il pourra suffire de renvoyer aux passages d’Élien et de Pline où sont exposées ces propriétés fabuleuses qui formaient une auréole au roi des animaux, avant que les observateurs modernes se permissent de le découronner.
lrc nature : Æl., de nat. animal, lib. IX, 30. Cf. VI, 1; XIII, là; XVI l, 26. Les mouvements brusques de la queue du lion et la sagacité que l’on prêtait à cet animal paraissent s’être confondus dans une seule narration avec sa course bondissante, pour concourir à une sorte de stratagème dont on lui faisait honneur.
2e nature : Æl. V, 39. Cf. Leemans, ad Ilorapoll. I, 19 (p. 220).
3e nature : Plin., Vil 1 , 17.
Les autres singularités se retrouveront presque toutes dans Solin ( Polyhist . , cap. 27), et dans Élien, IV, 3à ; V, 39 ; II!, 31 ; VI, 22; XII, 7 ; VII, G ; etc. Cf. Oppian. Cyneget., lib. IV, v. 111, sqq, — Plin., VIII, 16 (al. 17) — 21.
De tout cela les naturalistes modernes ne nous ont à peu près rien laissé qui put consoler les amateurs du merveilleux, et conserver au lion quelques débris des prestiges de son antique royauté.
Serait-il trop hardi de rechercher l’origine du coq blanc redouté par le lion dans le coq de l’aube dont le chant (c’est à dire l’heure qui signale son chant) fait rebrousser chemin aux bêtes farouches vers leurs tanières ? « Facta est nox, in ipsa pertransibunt omnes bestiæ silvæ
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
(Ps. cm, 20). » — « Præco diei jam sonat,.... Hoc omnis erronum cohors viam nocendideserit... Gallo canente spes redit, etc. » C’est un aperçu, sans plus, sur lequel je 11e veux pas insister aujourd’hui. Cf. 1 Petr. v, 8. — Du Méril, Poésies populaires latines du moyen âge , p. 13. — Etc.
2 (Fig. C)