II. DE AUTALOPS r
Item 2 est aliud 3 animal qui dicitur autalops 4, acerrimum nimis 3, ita ut nec Venator eiG possit adpropinquare. Habet autem 7 longa cornua serræ figuram habentia, ita ut possit etiam arbores resecare 8 altas et magnas, et ad terram deponere. Quum autem 9 sitierit, venit ad magnum Eufraten fluvium I0, et bibit. Est autem 11 ibi frutex 12 qui dicitur græce I3-hericine I4, habens 15 virgulta, subtilia et R; prolixa. Veniens autem, incipit 17 ludere cornu 18 ad herecinam (sic) ; et dum ludit, obligat cornua sua 19 in virgultis ejus. Quum autem diu pugnans 20 liberare se 21 non possit 22,
1 A. point de titre; D. autula; Maï ( Classic . auctor., t. vii, p. 591 ; je l’indiquerai par M ), autolops.
2 B. et D. omis.
3 B. omis; D. Est animal quoddam, Autula nomine, nimis acerrimum.
4 B. omis : Est animal acerrimum.
5 A. omis.
6 B. ut venatore possit ; D. nec ei venator possit accedere ; M. nec Venator es ei.
I D. enim magna cornua et alla; quando autem fugit per silvas persequulits a venatore, incidit et secut silvarn cornibus; alque cava robora deponit ad terram. Quumque sitim palitur, venit ad / lumen Euphraten, et bibit. Voilà des phrases où l’on reconnaît l’homme qui se met assez à l’aise avec son modèle.
8 B; secure; M. secare.
9 B. et cum.
10 B. fluvium Eufraten.
II D. Est quoque frutex ibi, nomine herelicina; M. Et est.
12 B. flutex.
13 B. grege.
14 B. herecine, M. kericina.
15 B. Iiabet autem.
16 B et M. atque.
,7 D. ... autem ad hereticindm, ludit ibi; alque obligat cornua sua virgultis ejus.
18 B. cornis suis ; M. cornibus suis.
19 A. omis.
20 D. luctans, se virgultis non potest expcdire, exciamat magna voce.
21 A. se liberare.
22 B. posset.
MS. C
XVIII 4I. Figura (sic) habentes; ita ut arbores magnossecent, et ad terra deponant. Quum enim42 sitierint, venit fluvium 43. Sunt enim tenuis hulici ramos ; et quum ludendo transcendeverit (sic) , obligatur cornibus et tenetur ad ramos hulicis 44 tamquam si irritietur (sic) ; et clamat vociferans, volens fugere. Et dum audierit eum venator, venit et occidit eum.
Et tu, homo, serva duo Testamenta, novum et veteræ (sic) , quæ tibi pro salute animæ datasunt 43 : hoc est avaritia, luxuria, et omni pompas sæculi, et eis incipias 40 obligari.
41 Article tronqué, sans titre et sans tète.
42 Le texte grec avait sans doute yàp, qu’un traducteur timide aura prétendu rendre exactement par enim ; comme il est arrivé plus d’une fois pour d’autres auteurs, même dans des versions imprimées. La phrase suivante reproduit le même cas.
43 Ici nouv elle lacune, sans que le copiste la signale d’aucune façon ; pas plus qu’à la fin de l’article précédent ou au commencement de celui-ci.
44 Malgré les mots ulex, frutex et virgulta, la miniature du ms. de Bruxelles (que nous n’avons point gravée) représente un grand arbre dans les branches duquel se trouvent prises les cornes de l’autolops. Du reste, la forme des cornes est la même que dans les miniatures de l’Arsenal ( fig. C); mais l’animal est tué d’un coup de lance dans la poitrine.
45 Autre lacune encore.
46 II est assez clair que le texte original devait faire usage ici du verbe cip^og-xi, si fréquemment employé de cette façon dans le grec de l’Écriture sainte.
Vincent de Beauvois ( specul . naturale ), dont il faut tenir compte dans la recherche de notre texte primitif, cite fréquemment un livre De naturis rerum qui paraît représenter sensiblement le vrai Physiologus. quoique dès lors bien modifié. Ainsi pour Y Autalops (iib. xix, 3 ; Douai, p. 1385) : <■ Aptalon [sic) est animal accerrimum, ita ut venator ei non « possit appropinquare. Habet autem longa cornua serræ fi- « guram habentia, ita ut possit etiam arbores magnas et altas « secare et ad terram deponere. Quumque sitit, venit ad flûte men Euphratem, et bibit. Est autem frutex qui Græce dici- « turherecin [sic), habens virgulta subtilia et prolixa ; ad quæ « ludens auditur, et a venatore occiditur. » Mais ce liber De naturis rerum, comme le Pfiysiologus cité aussi dans la même compilation (Ibid., cap. 2ù,28, etc.;p. 1386,1398, etc.), doit s’être trouvé bien mêlé dès cette époque. Notre vieux Bestiaire primitif avait perdu son caractère ancien, et s’en allait par lambeaux garnir des recueils où il perdait surtout les applications morales qui avaient été son principal objet dans l’origine.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
tune 2' exclamat voce magna. Audiens autem 24 Venator vocem ejus, venit 25 et occidit eum.
Sic et tu homo Dei 26, qui studes sobrius esse et castus, et 27 spiritualiter 28 vivere, cujus duo cornua sunt 29 duo Testamenta, per quas (sic) poteris 30 resecare et excidere abs te omnia vitia corporalia : hoc est adulterium, fornicationem, avaritiam, invidiam, superbiam, detractionem, ebrietatem 31 , luxoriam 32, et omnem lubricam hujus sæculi pompam 33e Tune congaudent tibi angeli 34 et omnes virtutes cœlorum 35. Cave ergo, homo Dei, ab ebrietate 36 ; ne obligeris luxuria 37 et voluntate 38, et interficiaris a diabolo. Vinum 39 enim et mulieres apostatare faciunt homines a Deo (Eccli. xix, 2) 40.
23 B, D, M. omis.
24 M. tune audiens.
25 D. accurit.
26 A. omis. D prend une tout autre voie dans l’application morale de cette histoire : Hoc animal significat viros liabentes magna cornua bonorum operum, sive scientiam üuorum Testamentorum ; qui quamdiu in his studuerint, non solum modica, sed et grandia vitia resecant. Si vero indc reversi ad illecebras et voluptates, hujus seculi vitec altenderint, gulœ quoque atque carnali delectationi inservierint ; non solum virtutem bonorum operum, cornibus obligati liereticince, sed etiam preemia perdunt habenda. Pour inventer, on pouvait rencontrer mieux.
27 B. omis.
28 B. spiritaliler.
29 B. cui dua sunt cornua.
30 B. ... testamenta quem potes.
31 B. œbrietatem (sic).
32 B. luxuriant ; A. omis.
33 B. omne ludibrium... pompam.
35 B. cœlorum virtutes.
36 B. ... Dei, cebrietatem.
37 B. luxoria.
38 Voluptate? B. voluntati.
39 B. unum.
40 il peut être bon de faire observer que, comme dans ü, notre animal est appelé autula (ou altula ) par l’auteur du bizarre poème De nurnmo (Ap. Otto, Codd. gissens., p. 183), quoique les manuscrits grecs du Bestiaire consultés par moine donnent rien qui approche de ce nom. M. Otto a été réduit à dire : « Non novi hoc animal ; » et je ne suis pas beaucoup plus avancé que lui, malgré mes textes avec leurs miniatures.
BESTIAIRE RIME
IL Aptolops '.
Ore 2 vus dirrai d’altre beste Qui ad IL cornes en la teste Si trenchantes corne alemèle a;
Iceste beste est si isnèle 4 Que nul veneor ne l’ataint Si cèle d’aler ne se faint 5.
Et si vus poet 6 ben aficher Que od ses cornes poet 7 trencher Un arbre gros et parcréu 8;
Ceo est esprové é 9 séu.
Aptalops 10 ceste beste ad non,
Si habite en la région U cort le fluvie 11 Eufratès.
Quant seif 12 la prent, si cort adès 13 A cel fluvie l4, et dei ewe 15 beit 16 Quant béu ad, si va tut dreit Iloc 17 près à un boissenei 18 Si espès corne un roncerei I9.
Là sunt les raimes 2" si menuz,
Si espès, si bel et si druz U 21 la beste se vait frotant.
Iloc 22 s’envoise 2i et gieue tant
1 X. De alalos: mais dans la suite cette orthographe ne se maintient pas.
2 Y. Or vous dirai.
3 Lame (lamelle?). Alemèle se dit encore en Lorraine, et les Anglais ont conservé trenchant.
4 Rapide ; allem. schnell ; ital. snello.
5 Je ne sais ce que cela veut dire.
6 Y. Vous puis bien ; X. vos os bien afichier ; on peut (ou je puis) vous assurer. Affirmer et assurer ne reposent pas sur une notion différente de celle qu’exprime afficher (fixer). L’usage seul a déterminé les fortunes diverses de ces expressions primitivement parties d’un point commun.
7 X. puet ; Y. puit.
8 Dans toute sa crue. Nous avons laissé perdre plusieurs mots formés ainsi à la manière du pervelim des latins, entre autres.
8 X et Y. et.
10 X. Apthalos.
11 Y. flueve ; X. fleu ve.
12 X. sei ; Y. soi.
13 De même que sans cesse, ce mot a signifié à la fois immédiatement (ital. adesso) et toujours.
14 Fluive? X. flouve; Y. fluie.
15 Peut-être aurais-je dû transcrire de Veuve. X. éve : Y. aigue s- Nous avons encore évier et aiguière, Aiguebelle, etc.
16 Y. boit et droit.
17 X. ilec ; Y. illuc.
18 X. buisonnei; Y. boissonoi et ronceroi.
19 Un fourré de ronces, comme saussaie, oseraie, rouvroi, etc.
20 X. rainsel; Y. ramel. Trois mots différents, d’une même famille; de là, rinceau (rainseau), ramée, et ramer des pois. F.n Lorraine les haricots s’appellent fèves de raimes.
21 X. et Y. où.
BESTIAIRE (PI. XIX et XXVI).
Od ses corns à val et à mont 24,
Que tôt envelupés 25 i sunt ;
Quant 26 ses cornes sunt atacliées Es vergètes qui sunt dolgées ‘-7,
Et èle est prise al runcerei Cum un peisson 28 en une rei,
Dunt 29 sache 30 et tire à grand poer 31 Quant ses cornes ne pot 32 aver.
Mult c’esforce 33, ne rcn ne valt 34 , Dunt se coroce et crie hait 35 Que l’em le pot 3G de loinz oïr.
Dunt vent li venères 37 d’aïr 38 ;
Qui la trove iloc enserrée 39;
Si la firt 40 de lance u d’espée,
U d’altre arme 41 ; si l’oscist 42.
Car ele 43 ne pot grant ne petit De iloc fuir, ne sei 44 défendre ;
Là li covent 45 la vie rendre.
Seignors, ceste beste par fei 4,i Donc grant ensample 47 de sei ;
Iceste 48 beste signefle Plosors homes 49 qui sunt en vie.
Qui ont u. cornes finement
— C’est l’un et Paître testament ; — Qui l’ont apris et recordé 5Ü,
Et l’un à l’altre concordé Si qu’il en sèvent toz 51 les pas 52, Qu’il n’augent 53 al boisson juer 54 Et lor cornes envoluper 55 !
Et quel boisson porrait ceo estre.
Fors cest malvais 56 inonde terrestre ? Qui est malvais 57 et deceivant,
U tant se juent li auquant 58 Que i sont pris et acrochiez.
Li venères, ben le sachiez 59 Est cil que le fol home sache 00 Tant qu’il l’ataint en cèle place Suz 61 le boisson, et là l’oscist 62 Sanz défen 03 et sanz contredit ;
Car Deu l’en soffre 64 la baillie.
Pur ceo 65 fait cil mult grant folie Qui tant se délite et solace 66 El monde 67, et qui tant 68 s’i enlace Qu’il ne pot ses cornes retraire.
Si me vent 69 mult 70 à grant contraire Des clers, qui les dous 71 cornes unt 72.
22 Y. Mue ; X. la.
23 Se met en bonne humeur. Y. s’anvoise et jue ; X. s’enveise et jeue ; ital. invogliarsi ; angl. inveigle ?
24 Mous n’avons conservé que les locutions techniques tu amont et en aval.
25 Ital. viluppo, etc. X. envelépé ; Y. envelopées.
26 Y. Cant.
27 Menues (déliées) ; deliètes, dit Philippe de Thaun. Y. dougiës : X. deugiés ; esp. delgado.
28 X. comme peson ; Y. com li poisons est ou maroi.
29 Y. don; X. Donc. On a déjà pu remarquer que le sens du tune latin est beaucoup plus sensible dans ce mot à l’époque de Guilliame.
30 Le sacar espagnol ne répond plus à toutes les acceptions de cet ancien verbe, qui avait quelque chose du latin agitare (feras, etc.). Les Anglais, avec leur shake, le comprendront mieux que nous aujourd’hui. C’était à la fois secouer, lancer, remuer pour faire sortir, etc.
31 X. Poeir et aveir ; Y. pooir, avoir.
32 X et Y. puet.
33 Y. se force ; X. s’es force. Les copistes français du moyen âge, surtout à cette époque, confondent fréquemment l’s et le c ; je n’y ferai même pas grande attention en transcrivant.
34 X. Rien ne li vaut.
35 X et Y. haut et vaut.
36 X. L’en la puet ; Y. l'on la puit.
37 X. veneor ; Y. venerres.
38 De toute sa force, avec feu ; angl. airs.
39 Enfermée, retenue.
40 X et Y. fiert. Il ne nous reste que sans coup férir.
41 X. autre glaive.
42 X et Y. ocit.
43 X. Quer el ne puet ; Y. qu’ele ne puit.
44 Y. soi deffeiulre.
45 X. codent ; Y. convient.
46 Y. foi, et soi.
47 X et Y. Essanple.
48 Y. Et ceste.
49 V et Y. genz ; X et Y. plusors.
50 Garde en mémoire.
51 X et Y. touz ; Z. tôt le pas.
52 Passages ; ital. passo.
53 X. n’aillent.
54 X. joer. Boisson exprime bien mieux un petit bois, un bouquet d’arbrisseaux, que ne fait la forme moderne buisson.
5* X et Y. Enveloper.
56 Y. mauvais ; X. mauves.
57 X. Qui si est faus.
58 ital. alquanti. Y. auquns genz ; X. tant se déduient la gent.
59 X. remplace ce vers par un autre qui continue la phrase précédente :
Par les vices (runces?) de lor péchiez.
60 X. chace; Z. cace.
61 X. soz ; Y. sos.
62 X et Y. ocit.
63 X. deffense; Y. défense.
64 X. Dex l’en done ; Y. Diex li seufre la balie.
65 X. P or ce fet cil ; Y. Pour ce fait il.
66 Se délecte, ital. sollazzo ; lat. solatium.
67 Y. au monde ; X. el munde. Ce vers, qui manquait dans V, est pris de Z.
68 X et Y. trop.
69 X et Z. vient ; Y. tome.
70 X. à mult grant.
74 X. deus ; Y. II. Dans V les nombres sont parfois en toutes lettres, parfois en chiffres romains.
72 X et Y. ont.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
Qui tôt à costume 73 le funt :
Al boisson vènent 74 tote jor,
Et ben véient 75 le venéor Qui les enchace 70 pur oscire ;
Mès tôt adès 77 à sei les 78 tire La veine gloire 79 et les délit 80 Decest monde qui les oscist.
Et qui les plus sages encombre 81 Tant fet 82 bel estre dessuz 83 l’ombre Del boisson ù tant se délitent.
Que trop volontiers 84 i habitent.
Là les tènent 85 les bels mangiers 86,
Les bons beviers 87 suefs et chiers,
Les bêles femmes 88, les bons 89 dras.
Les palefreiz 99 amblans et graz 91 ;
L’or et l’argent, la grant pécune 92 Qui 93 tant fet mal à qui 94 l’aüne ;
Tant demorent suz le boisson 95,
Que li venères al laron 96
73 X et Y. costume.
7 ^ X. jeuent.
75 Y. voient.
76 X. enchauce ; Y. enchante.
77 Z. adiès.
78 Y et Z. à soi le tire.
79 V. (jlorie.
80 Plaisirs.
81 Retient, embarrasse; ital. ingombrare.
82 Y. fait ; X. tant a bel.
83 X. desoz ; Y. desos.
84 Y. voluntiers.
85 X. tiènent.
86 Y. menger ; X. boens mengiers.
87 X. ital. bevere. boens beïvres ; Y. Li bon boire que il ont chier.
88 X et Y. famés.
89 X. beaus.
90 Z. Li palefroix ; Y. les palefrois.
91 X. soés et cras ; Y. et blans et gras ; Z. et biel et cras.
92 X et V. pécunie, sans que la rime correspondante soit changée.
93 X et Y. Qui.
'J4 X. Qui fet mal à cil qui.
Vent sur els 97, et là les acore 98 Od son glaive ; plus ne dentore.
Ha ! pur Deu ", hom, porpense toi 100 Qui en Deu 101 as créance et foi.
Fui homioide, fui luxure,
Renie orgoil l02, guerpis usure,
Leissez avoistre l03, fui yvresce,
Et envie qui l’aime 104 blesce.
Si tes coins ne pos désaerdre " 5 La vie t’en convendra perdre.
Non pas del !06 cors tant solement,
Mès 107 cèle de l’aime 108 ensement.
Ne semblez 109 pas la beste mue Qui del boisson ne se remue Devant qu’èle i est entreprise llü;
Si ceste ensample as ben aprise Et solunc ceo volez ovrer IM,
Dunt ben i porras recovrer m.
95 X. soz cel buisson ; Y. sos le buisson.
96 X. venéor li larron ; Y. venerres au laron.
97 X. sor eus ; Y. sus elx.
98 Eventre. Je n’ose rapprocher cela ù’accouer le cerf.
99 Y. Pour Dieu; X. Por Deu.
100 Y. pourpense toi; X. home garde toi.
101 X. qu'en Deu aies... fei.
102 X. llcneie orguel; Y. Regnoie orgucl.
403 X. Lesse avoutère ; Y. Luise avoutire.
404 X. àme ; Y. arme.
405 Y. Se tes cornes ne puis deserdre ; X. Tes cornes t'estouet . désaerdre. Nous reviendrons ailleurs sur le sens précis d 'aerdre, que la Picardie a maintenu.
406 Y. Dou cors; X. Non pas le cors..., mes le cors et l’dmc.
497 Y. mais.
408 Y. L’arme.
409 Y. sanblez; X. semble.
440 Embarrassée, arrêtée.
444 Y. Et selon ce vuillcs ovrer.