X. Et tu la veuz bien retenir
Mult t’en porra bien avenir.
442 Y. Grant bien... retrover.
OBSERVATIONS
Tychsen, qui travaillait sur des fragments du Physiologus ( Physiolog. Syrus , p. h, 30-42), et M. Berger de Xivrey, dans ses Traditions tératologiques (p. 299-302), ont reconnu la difii- • culté d’accorder ce récit avec l’histoire naturelle positive. S’il faut remonter à un fait réel aussi peu éloigné que possible des données de notre vieil auteur, il semble que la présence de l’élan dans les régions de l’Euphrate à une époque reculée est une supposition un peu trop
gratuite; tandis que le daim, avec son bois aplati, garni de nombreux andouillers, et terminé par une large empaumure dentelée sur ses bords, satisfait passablement à ce que l’on peut
BESTIAIRES (PL XIX et XXVII). 121
attendre de vrai dans le fond de cette narration. On a très bien fait observer que pour trouver un fondement à cette idée d’arbres sciés au moyen des cornes il fallait supposer un animal du genre de ceux qui refont leur tête chaque année, et qui touchent au bois, comme l’on dit, pour frotter leurs dagues et les dépouiller de la peau qui les recouvre encore lorsqu’elles sont entièrement formées et solidifiées. Cependant, si l’on voulait suivre les manuscrits de plus près, et accorder même quelque confiance aux miniatures, qui pourraient bien avoir eu un point de départ authentique, les antilopes ne répondraient pas mal aux exigences du problème. Les anneaux de leurs cornes n’auraient pas été comparés fort improprement à une scie; et quelqu’un de ces agiles animaux retenu par la tête dans les broussailles aura prêté un thème suffisant à l’imagination orientale, qui n’est pas exigeante. En ce cas, l 'unis du texte grec attribué à S. Epiphane ne serait peut-être pas mal traduit par bubale; car, pour l 'aurochs, il ne semble pas qu’il y ait moyen d’y songer.
3 (Fig. D).