D’UN OISEL QUI EST APPELÉ CALADRES
Uns oiseaus est qui est apelés caladres1. De cest oisel est escrit en un des livres Moysi2, qui est apelé Deutronomus,3 que on n’en doit mangier. Phisiologes dist de cest oisel qu’il est tos blans4 et si a II cornes droites com de chièvre5 et nule noireté n’a en lui. Et se uns boni eust les ex 6 coraus ne raeillans, 7 li caladres est de tel nature que il gariroit les ex par vertu de Deu qu’il a en lui ; et en sa cuisse, s’ on li touchast, tèle vertu a la quisse del caladre. Et si a encore I autre vertu en lui, et si est trovés ès roiax porpris : s’ aucuns est en enfermeté, par la caladre est coneus s’il rnora8 ou s’il vivra. Se l’enfermetés del home est à mort, sitost com li caladres le voit, il oste9 ses ex del malade ; dont est coneu qu’il mora10. Et se l’enfermetés n’apartient à mort, li caladre esgarde l’enferme sor la face; et totes les enfermetés de lui aime en soi par nature de lui meisme. Et puis vole en l’air vers le soleil, et art totes les enfermetés de lui et espart. Ensi est sanés li malades.
Cis caladres porte la samblance de nostre Segnor Jhesu Crist, qui tous est blans et nule noireté n’a en lui; si comme il meismes tesmoigne en l’Ewangile, qui dist11 : A moi vient li princes de cest monde , et si ne trova en moi nul mal. Cil qui ne fist onques pécié, ne en qui bouche nule voisdie 12 ne fu trové, vint de ses sains ciels de («?) l’enferm pople des Juis. Il torna 13 d’els sa face pour la rqescréance, et torna ses ex à nos Gens, et osta totes nos enfermetés et nos péchiés quant il fu levé en crois; et quant il monta ès ciels, qu’ il mena notre chai tiveté 14, et si nos doua dons. Car icil qui le créirent 15, ne le rechurcnt mie; dont il dist en
1 S. caladrius.
2 Comme nous avons vu Juclam, p. 108. S : de Moyse.
3 B. Dcuteronomius ; S. Dcuteronoine.
4 S. tout blanc et qu’il n'a nulle taiclie noire. La graisse du caladrion sauve le mal des iex, et l’ oisel est trouvés en royaux pourprins.
5 Ce qui est renfermé ici entre les renvois A et 5 se trouvait écrit en surcharge, mais par une main contemporaine, et me paraît être une interpolation ; d’autant plus que le ms. B. n’a pas un mot de cette addition. Peut-être aurait-on droit de soupçonner une retouche analogue dans la miniature (fîg. F), où les cornes de l’oiseau semblent formées par un trait de plume postérieur qui indiquerait une retouche faite après coup.
6 Yeux. On a pu remarquer déjà que les finales ex et ax
doivent avoir exprimé dans le français de cette époque nos
sons eu et air, du moins elles ont été fréquemment rem-
placées par cette nouvelle orthographe dans le langage
moderne : comme pour les mots Dieu (Diex, Dex), mieux
(miex), etc. Voyez au bestiaire rimé, p. 132, note 1. L’x rem-
plissait une fonction semblable dans les anciens mots beax,
corbeax, oiseax, où nous n’avons fait qu’introduire l’w.
Quant à coraus, j’imagine que cela veut dire rouge, (corallin), roux, injecté de sang, etc.
7 Au lieu de cette phrase, R. porte : La cuisse del caladre sane le ruil (la rouille?) de ieux. Icist est trovés en remis (éloigné?) liu. S’ aucuns, etc. Sur le malentendu qui parait avoir amené le mot cuisse, Cf. p. 130, note 12.
8 S. morra.
9 B. tome.
10 S. morra.
11 Joann., xiv, 30.
12 Trahison, fausseté ; lat. versutia? B. boufoie (querelle?). — Apoc., xtv, 5: In ore eorum non est inventum mendacium.
13 S. trestorna.
14 Captivité. Pour traduire le texte latin il faudrait ajouter : en chaitivaison, ou quelque chose de semblable; mais je ne trouve ce complément nulle part.
15 B. porterait à supposer qu’il faut lire : icil qui ne le creirent mie.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
l’Ewangile 10 : T os cels qui le rechurent donra-il poesté d’estre fil de Dcu : à cels voirement qui creoient en son non sans mesdire de lui 1 7 .
16 Joann., i, 11, 12. 17 Ces quatre derniers mots sont omis dans R et S.
BESTIAIRE LATIN
MSS. A, B
, V. DE CALADRIÜS A
Item 2 est volatile 3 qui 4 dicitur caladrius. De 5 hoc scriptum est (Deuteron., XIV, 18) inDeuteronomio 6 : Caladrium 1 non rnanducabis 8. Physiologus 9 dicit de hoc 10 quia totus albus est, nullam 11 partent habens nigram ; cujus interior fimus 12 curât 13 caliginem oculorum. Istud in atriis14 regum 15 invenitur. Si quis autem est in ægritudine 16 constitutus, ex hoc caladrio cognoscitur si vivat aut 17 moriatur. Si ergo est infirmitas hominis ad mortem, mox ut viderit infirmum avertit faciem suam ab eo caladrius, et omîtes cognoscunt quia moriturus est. Si autem infirmitas ejus pertinuerit 18 ad vitam I9, intendit in 20 faciem ejus 21 caladrius et assuntit 22
1 Cet animal ne paraît point dans D ; A, sans titre.
2 B. omis.
8 B. volatil.
4 B. quœ.
B B. omis.
6 A. Deuteronomium.
~ B. omis.
8 B. Manducandum. Dans les extraits que renferme la collection du cardinal Maï, cet article commence ainsi : Cliaradrius, avis quœ in Deuteronomio prœcipitur non manducari.
9 B. Fisiolocus.
10 A. eo.
11 B. nulla.
12 B. intenus femus. De là sera née la leçon fémur.
13 B. currat.
14 B. studi natrius; M. in vasis.
15 B. regnum.
16 B. egretudine.
17 B. ut.
18 B. non pertinet.
19 B. mortem.
50 B. omis.
21 A. omis.
22 B. adsumet.
MS. C
III, DE NATURA VOLATILE (sic) QUÆ D1CITCR CALATRIUS,
Sicut in Deuteronomio scriptum est 65. Physiologus narrat de ipso quoniam totus albus est, nullant partent habens nigram. Interiora ejus infirma66 curant quorum oculi caligant 67. In atriis 68 regum invenitur ; et si quis infirmus est, ex 69 eo calatrius 70 cognoscitur si vivat aut moriatur. Et 71 si est infirmitas 72 hominis 75 ad mortem, avertit faciem suam calatrius74, et omnes cognoscunt quia morietur. Si autem infirmitas hominis est 73 ad vitam, aspicit calatrius hune eum, et infirmus calatrio 76 ; et absorbet 77 infirmitatem hominis 7S, et aspergit eam, et salvabitur bis (sic) qui infirmatur 79.
65 Le fragment du ms. de Tolède (Isid. Opp., t. iv, 522), déjà cité, nous guidera encore dans cet article, mais pour la dernière fois. Il entre ainsi en matière sans nul titre : Caradrius natura sua totus albus nascitur, nullam habens nigredinem; et in Deuteronomio de eo scriptum est ; et interiora ejus, etc.
66 Infirmos ?
67 C. semble défier ici toute interprétation:... ejus foe... ma (illisible; fœmora?) tam curam puram oculi quorum caliginant oculi.
68 C. etiam très (et in atriis).
69 T. ab.
70 T. omis.
71 T. omis.
72 C. omis.
73 T. omis.
74 T. omis.
75 T. si ad vitam.
76 T, aspicit ad infirmum, et infirmus ad ilium. El cum (tum ? ) volât sursum contra radios solis.
77 T. comburit.
78 T. omis.
79 T. et spargit , et infirmus salvabitur ; personam Christi gerens qui lotus est niveus etmundus, nullam habens nigredinem.
BESTIAIRES (P). XIX, XXIV, etc.).
omnem ægritudinem 23 hominis 24 intra 25 se ; et volât in aéra contra 26 solem 27, et combinât28 infirmitatem 29 ejus, et dispergit eam; et erit 30 salvus infirmus.
Caladrius igitur personam accipit 31 Salvatoris nostri : totus est candidus Dominus [noster, nullam habens 32 nigredinem 33 , sicut ipse testatus 34 est (Joann., XIV, 30) quoniam vcnit princeps hujus rnundi, et in me non invenit quicquam ; quia 35 peccatum non fecit, nec invent us est dotas in ore ejus (I Petr., II, 22). Veniens autem Dominus 36 de excelsis cœlis 37 suis ad infimum 38 populum Israël, avertit faciem suam ab eis 39 propter incredulitatem illorum 40 ; et 41 convertit se ad nos Gentes, tollens infirmitates nostras ; et peccata nostra portans (Ps. LUI, A), exaltatus est in lignum 42 crucis. Ascendens enim 43 in altum 44, captivam duxit captivitatcm, dédit dona in 45 hominibus (Eph. IV, 8),
23 B. omnes egritudines.
24 B. omis.
25 B. infra.
26 B. omis.
27 B. solus.
28 B. conburet.
29 B. infirmitates.
30 A. ejus.
51 B. accepit.
32 B. habet.
53 B. egritudinem.
34 B. de se cestatus (sic). On sait qu’à diverses époques du moyen âge, le c et le t se ressemblent au point de se confondre très aisément.
35 B. quippe qui.
37 A. omis:... de excelsis, avertit faciem, etc.
38 Les bestiaires français montrent que nos traducteurs avaient lu infirmum.
39 A. a Iudæis.
40 B. eorum.
41 B. omis.
42 B. ligno.
43 A. omis.
44 B. alto.
45 A. omis.
Hæc calatrius simul bona persona 80 accepit Salvatoris ; totus enim albus est Dominus noster, non habens neque unam 81 nigritudinem. Dixit enim quoniam princeps hujus mundi venit 82. Veniens enim de sanctorum cœlorum à Iudæis deitatem (sic). Veniens autem ad Gentes, tollens a nobis infirmitates et languores portavit; exaltatus est super lignum crucis ; ascendens in altum captivam duxit captivitatem, dedit 83 dona hominibus.
Bene ergo Physiolocus arguit de calatrio. Sed dic[es?]mihi quoniam calatrius immundus est; sed adferet (adf ers autem?) eum in persona Christi. — Et serpens inmundus est; Iohannes dicit quia 84 sicut exaltavit Moyses serpentem in désert o, il a exaltari oportet F ilium hominis. Prudentior est; duplicia enim creatura, et laudabilia et vituperabilia 85.
80 [Avis quidein immunda, sed] simul bopa, personam? etc.
81 Version diaphane, qui accuse le grec pr^s-pix, wSt-
fxt'x.
82 Phrase supprimée dans T... nigredinem ; desursum a Pâtre veniens, et sui eum non receperunt. Et a Iudæis avertit faciem suam; Gentes autem sua deitate aspexit tollens infirmitatem peccatorum. Et languores nos tros ipse portavit ut exaltaretur super lignum ; ascendens, etc.
83 T. omis:... captivitatem. Sed dicis : Caradrius immundus est ad escam, quomodo polest portare figuram Christi ?
84 T. audi Joannem evangelistam : Sicut exaltavit, etc.
85 Au lieu de cette phrase, qui ne s’expliquerait pas sans sa confrontation avec A et B., voici comme T. termine:... Filium hominis. Nam et filii Israël quando aspiciebant ceneum serpentem, sani e/ficiebantur. Le ms. de Bruxelles, qui ne cite pas ce texte du Pentateuque, a néanmoins le serpent du désert parmi les miniatures (lig. CA) qui accompagnent la calandre ; mais nous ne l’avons pas reproduit.
Vincent de Beauvais ( Spcc . nat.,W I, hk; p. 1183) aurait pu nous être utile pour cet article s’il n’avait deux textes sur le charadrius, et tous deux sensiblement arrangés [soit par le compilateur, soit par ceux qu’il copiait.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
In sua venit, et sut eum non 46 receperunt ; quolquot 47 autem receperunt eum i8, dédit eis potestatem fdios 49 Dei fieri, /ns qui credunt in eum (Joann., I, 11, sq.).
Secl forsitan dicis quia caladrius secundum Legem immundus est. Certum est ; nam 50 et serpens inmundus est, et Johannis (sic) testatur 51 de eo dicens 52 quoniam sicut Moyses exaltavit serpentem in deserto , sic exaltari 55 oportet filium hominis (Joann., III, 14). Et alibi (Gen., III, 1) pruderitior dictus 54 est omnium bestiarum. Similiter etiam et leo et aquila inmunda sunt ( Levit., XI ) , sed ille 55 ferariain rex est, et 56 ilia volatilium. Secundum regnum ergo 57 Christo adsimilata sunt, secundum rapacitatem vero diabolo. Et alia multa sunt in creaturis 58 habentia 59 duplicem intellectum; alia quidam 60 laudabilia, alia vero 61 vituperabilia ; et deferentia G2 inter se atque discreta, 6:5 sive moribus sive naturis 04 .
46 B. omis:... horninibas. Etenim qui non crediderunt, non, etc. C’est ce texte, ou peu s’en fallait, que Pierre le Picard avait sous les yeux.
47 B. quotquod.
48 B. omis.
49 B. Filins.
50 A. omis:... inmundus est, et loliannis, etc. Dans le ms. de Bruxelles, un mot répété à quelque distance de son premier emploi a souvent occasionné l’omission d’une ou deux lignes intermédiaires.
51 A. omis.
52 A. dicit.
55 B. exaltare.
54 B. üatus.
55 B. illi.
56 A. omis.
57 A. et tam (etiam ?).
58 B. créât a.
69 B. habeat.
60 Ouidem?
61 A. Quidem.
62 A. differentiam habent.
6S A. discretionem.
64 B. natures.
BESTIAIRE RIME
V. Kai.adrius est un oisels 1 Sor tuz altres corteis et bels,
Altresi blancs came la neifs 2.
Mult parest 3 cist oisels corteis.
Alcone 4 foiz le trove l’em 5 El pais de Jérusalem.
Quant uns boni est en maladie Que l’em despeire G de sa vie,
Dunt est cist oisels aportez.
Si cil deit estre confortez 7 Et repasser 8 de cel malage,
L’oiscl li tome le visage Et trait à sei l’enfermeté ;
Et s’il ne deit aver sancté 9,
L’oisel s’entorne 10 d’altre part ;
J à ne fera vers lui regart.
Ore est réson que je vus die Que cest blanc oisel signefie.
Il signefie sanz error
Ilm Crist nostre salveor
Qui unques neires plumes 11 n’out,
Ainz fu tut blanc, si cum li plout l2.
En lui n’out unques nereté 13 ;
Il mêmes I4, qui est vérité.
Dit en l’evangelie 15 de sei 16 :
Li princes, dit-il, vint à mei De cest mond, mes ren n’y trova De tôt iceo que il quida 17 ;
C’est à dire ren qui son 18 fust,
1 X. oiseax, et beaus ; Y. uns osiaus , et beax.
2 ital. neve; esp. nieve. X. neis; Y. nois et cortois.
3 V et Y. est.
b X et Y. aucune.
5 X et Y. l’en ; mais la rime correspondante est la même partout.
6 Y. despère, désespère.
7 Guéri, soulagé.
8 Revenir, relever.
9 X. santé.
110 X. se tome ; Y. s'antorne.
11 X. pennes ; Y. noire plume.
12 Si je comprends bien cette fin de vers, elle ne doit point signifier grand’chose; mais elle fournit une rime.
13 X. ne ont nertc ; ital. nero. Nous disons encore negre,
quoique noir ait prévalu sur neir.
14 Y. méismes.
15 Nous trouverons plus d’une fois cette finale ie ( glorie , pécunie ) n’ayant pas dans le vers plus de valeur qu’un e muet. X et Y. l’évangile.
46 Y. soi, et moi.
17 X et Y. cuida. Outrecuidance a seul survécu à sa parenté ; itâl. tracotanza; lat. cogitare.
18 X. soen ; Y. sien.
BESTIAIRES (PI. XIX, XXVI, etc.)
U péché chalenger 19 péust.
Si s’en tint nuilt à enginné :
Car Deu ne fist unques péché,
N’en lui ne fut unques troveie 2(1 Nul tricherie proveie.
Icest verais Kaladrius Est nostre Salveor Jhésus Qui vint 21 de sa grant majesté Pur esgarder 22 l’enfermeté Des Gieus que il ot tant amez,
Et garniz 21 et amonestez,
Tantes fois péus 24 et gariz,
Tant honurés 25 et tant chériz ;
Et quant il vit que ils moreient 20 En la non-fei 27 ù ils esteient.
Vit leur malice et lor ordesce 2S,
Et lor malquer 29 et lor péresce 3Ü,
19 Imputer, revendiquer, calomnier, chicaner ; angl. challenge ; lat. ealumniari.
29 X et Y. trovée et provée.
21 V. que unques vint de grant.
22 Esgart signifie quelquefois consultation (judiciaire ou médicale), examen : et, par suite seulement, décision péremptoire, conclusion.
23 Entretenus, soignés ; angl, garnish.
24 Nourris, repus.
25 X. ennorez ; Y. honorez.
26 Y. mor oient et estoient.
22 Y. nonfoi (infidelitas) ; comme ailleurs nonsachant (insipiens), nonchalant. Cf. ci-desssous, note 29.
2S Souillures, impureté; il nous reste encore ordure, ordurier, ital. lordo, lordura ( luridus ?) X et Y. duréce et perècc.
29 Y. malcuer ; comme ailleurs, maufé, etc. ; X. lor mauvais cuerp.
De lor esgart lorna sa face 31 .
Par sa benigne 32 seinte grâce Se torna donques 33 vers nos Genz Qui estoions laz et dolenz.
Sans fei et sanz enseinement 35,
En grant miseire 30 et en tonnent ; Nos enfermetez visita.
Nos péchez en son cors porta El seint fust de sa croiz veraie ; Duntli déables mult s’esmaie37, Issi 38 faire le conveneit :
Aussi cum Moïses aveit Halciè 39 la serpent cl désert,
Ausi 40 covenait en apert
Le fiz de femme 41 être enhalcié 42,
Et en la seinte croiz drécié 43.
30 Paresse ; esp. pereza.
31 X. adonques lor torna.
32 X. sa seintime (sanctissima) douce grâce.
33 V. dunt.
34 Nations païennes, les Gentils ( Gentes , g'6v>j, dans le style de la Bible), ethnici.
35 X. enseignement ; Y. ensoignement.
36 X. misère.
37 Se déconcerte, se pâme ; esp. desmayar.
33 Y. Ensi ; V. et issi.
39 X. drécié le serpent ; Y. haucié le serpent ou désert.
49 Y. a n si convcnoit.
41 X et Y. famé ; quoique l’Évangile et les Bestiaires latins disent filium hominis.
42 Elevé, exhaussé ; ital. inalzare.
43 V. halcié ; Y. hauciez. franc, hausser.
OBSERVATIONS
La calandre (on la trouve appelée calandria ) nous a suffisamment occupés dans le texte des vitraux de Bourges (n° 71, p. 1*28-130), à propos d’une verrière de Saint-Jean de Lyon. Contentons-nous de renvoyer à Élien (XIII, 17), et aux considérations par lesquelles Tych sen voudrait établir (Jibr. cit., p. 88-94) que cet oiseau doit être le cacatoès blanc ; bien que rien n’autorise à mettre sur le compte de ce dernier les vertus médicinales attribuées au charadrius , sauf le soulagement quelconque que la vue d’un objet blanc aura été censée procurer à des yeux affectés par la jaunisse. Car la jaunisse seule, et c’était bien assez, était la vrme maladie qui avait primitivement pour spécifique la calandre. Plus tard on a fait de ce précieux oiseau un véritable catholicon :
<t Vires adquirit eundo. »
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
6 (Fig. G).