‹ Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littératureChapitre 96 sur 149 · IX. DE VOLATILE FENIX L · texte numérisé non relu

IX. DE VOLATILE FENIX L

Fenix 2 figuram gerit Domini 3 nostri Iesu Ghristi qui dicit in evangelio suo (Ioann. X, 18) : Potestalcm habeo ponendi animam meam , et potestalem 4 habeo iterum adsumendi 5 eum. Propter 6 hæc verba irati sunt Iudæi, et 7 volebant eum lapidare (Ibid., 31, 33).

Est ergo avis in Indiæ pariibus, quæ 8 dicitur fenix 9. De hac dicit Phvsiologus 10 quia expletis quingentis annis vitæ suæ, intrat1 11 in lignis Libani, et 12 replet utrasque 13 alas suas 14 diversis aromatibus I5; et 10 quibusdam indiciis significatur hoc17, sacerdoti ci vitatis 18 [H]eliopoleos I9, id est mense

1 A et D. De phenice; M et C, rien sur cet oiseau.

2 A. Iiujus ; D. Est volatile quod dicitur phénix , cujus figuram.

5 A et D. dominus noster lits xpc.

4 A. omis :... et iterum.

6 A et D. sumendi.

6 D. nemo eam tollet a me. Propter lucc ertim verba.

7 D. omis : Est itaque hac avis.

8 D. omis : De eu dicit.

9 A. plieonir.

10 B. Fisiolocus.

11 D. intrabil in lignum.

12 D. repletque ambas suas alas diversis.

13 B. ut ardent qui. La forme de pluralité donnée ici à ulerque est probablement calquée sur celle qu’avait igfo-époç dans l’original.

15 B, aromatas.

16 D. ejusdem ligni, faciensque variis de pigmentis inclusum nidum ; congregatque sermentorum (sic) acervum maximum, subtus domum ponens ; accendensque ad aërem (accedensque ad aram ?) solis, ignem attraliil secum, et incendit sarmenta; ac ingreditur in nidum suum mense fume nothi (en marge : farmothi), id est marcio, et comburit (sic) se ipsum. Et euns (sic) primo die vertitur in vermem ; secunda die, in volucrem ; tertia vero die revocatur in pristinurn statum. Hac avis signifie al Christum utrisque alis odore suavissimo repletis, id est Veteris et Novi Testamenti. Sed et scriba erit in regno cœlorum qui profert de thesauro suo nova et vetera.

novo Nisan aut Cedar 20, id est Sarmath 21 aut Faminoth 22, quod est Martio 23 aut Aprile mense. Quum autem hoc 24 significatum fuerit sacerdoti, ingreditur et implet aram de lignis sarmentorum 2r'. Quum autem advenerit volatile illud 2Ü, introiit 2; in civitatem Eliopoli 28, repletum 20 omnibus aromatibus in utrisque alis suis ; et statim videns factum struem30 sarmentorum. super aram, ascenditet circumvolvens 31 se, de aromatibus 32 ignem sibi ipse 33 incendit, et ipsum 34 exurit. Alia autem die veniens sacerdos, videns exusta ligna quæ conposuerat super aram, et 35 scrutans diligenter 36 invenit ibi 37 vermiculum modicum suavissimo 38 odore flagrantem 39 ; et 40 secundo 41 vero die veniens, in-

17 B. hac.

18 B. civitates.

19 B. Eliopolis.

20 A. Nisan nautclar (sicj; aut Adar ?

21 A. frarmuth; pharmuthi?

22 Phamenoth? A omet les deux derniers mots.

23 B et D. marcio.

24 B. omis.

25 B. sacramentor um.

26 B. omis.

27 B. introivit.

28 B. Eolopole.

29 A. repletas [habens] utrasque alas suas aromatibus ; et, etc.

30 B. struentem sacramentorum.

31 B. circumvolvit.

32 B. ar ornai is.

33 A. omis.

34 A. se ipsarn.

35 B. omis.

36 B. omis.

37 A. omis.

38 A. suavissimi odoris.

39 A. fr aglantem. Ces deux formes combinées donnent les éléments de la véritable, qui est sans contredit fragrantem.

40 A. omis.

41 A. secondo.

42 A saute une demi-phrase :... figuratam. Perfecta autem pheonice (sic) valefaciens sacerdoti.

venit iam aviculam figuratam. Rursum 42 tertia die veniens secundos (sic) , invenit eam stato (sic) suo integram, atque perfectam seneam 43 valentem facientem 44 sacerdoti, et volât et pergit ad locum 45 pristinum suum.

Si ergo volatile hoc potestatem habet seipsum mortificare, et rursum semetipsum vivificare, quem admodum 46 stulti homines irascuntur in verbo Domini nostri Jesu Christi, qui 47, ut verus homo et vere Dei ftlius, potestatem habuit ponendi animam suam, et iterum potestatem 48 habuit su-

43 Fenicem?

44 Valefacientem.

45 A. ad pristinum locum suum.

46 A. nes'cio cur stulti.

47 A. omis.

48 A. omis :.... iterum sumendi.

49 B. omis.

50 A. pheonix.

51 B. omis.

52 B. cœlo.

mendi eam. Ergo, sicut iam supra 49 diximus, fenix 50 personam accepit Salvatoris nostri. Etenim 51 descendens de cælis 52 sanctis 53 suis, utrasque 54 alas suas suavissimis odoribus replens secum déposais 56, id est novi et veteris Testamenti, divinus 56 ac præclarus 57 sermo ; dicens 58 (Matth. V, 17) : Non veni solverc legem sed adimplere 59. Et iterum (Math. XIII, 52) : Sic crû omnis 00 scriba doctus (iI in regno cœlorum qui profert de thesauro suo nova et vetera.

Nulle mention du perroquet dans mes manuscrits.

53 A. omis :... cælis , utrasque.

54 B. utriusque.

65 A. déposait.

56 B. divinos.

57 B. praclaros sermones.

88 A. dicit.

89 A. implere.

60 B. omis.

61 B. doctissimis.

BESTIAIRE RIMÉ

IX. Un oisel que 1 ad non Fénis 2 Habite en Ynde 3 et meint 4 tut dis,

Aillors nel 5 sot 6 l'em pas trover.

Cist oisel est tôt dis 7 sanz per 8,

Car jà n'en ert fors un ensemble ;

Cinc cens anz vit 9, ce me semble.

D’un estât et 10 d’une inanère.

A bon semblant, a bonne chère 1 '.

Quant Y. C. anz sunt acompliz, .

Donc li semble qu’est 12 envielliz;

Si se charge d’espèces 13 chères,

Bones, et de plosurs 14 manères.

1 X et Y. qui a.

2 X. fénix ; Y. féniz.

* X. Inde.

4 X et Y. maint toz.

8 X ne seul l’en ; Y. n'en puet l’en.

6 Ce mot, que ses différentes orthographes sembleraient parfois rattacher au verbe savoir, appartient réellement au vieux soûler ‘ lat. solet, esp. suele.

7 X. jorz.

8 Compagnon, pareil (pair). Cf. p. 163, note 5.

s X. dure; Y. vit, si ce...

10 V et Y. omis.

11 X. chière; Z. ciére (mine); ital. cera, ou ciera ; esp. cara.

De la désertine s’envole En la cité de Léopole *\

A un prestre de la cité Est acointé pur vérité,

Par alcun signe, ou autrement,

De cist oisel l’aveinement ;

Et quant il seit qu’il doit venir,

Il fait rains de sarment 17 coillir Et lier 18 en un faisselet;

Sur un mult bel auter 19 les met Qui a cel oes 20 est adenti.

Et li oisel, si cuin jo di 2I,

12 V. qu’il est ; X. se semble trop envieilliz.

13 X et Y. espices; épices, plantes aromatiques. Cf. p. 182, note 9.

14 X et Y. ptusors manières.

45 X. Leupole ; Héliopolis.

46 X. Acostumé por vérité.

47 X. fanol. Le correcteur aura pu voir dans le fenouil un aromate; mais il laisse reparaître le sarment à dix vers de là.

48 Y et Z. loier.

49 esp. autar ; X. et Z. autel. Du reste, même dans V, nous retrouverons bientôt autel.

20 Z. oeus ; usage. X. Li oisel, sicom je vous di,

Charchié d'espices, vient à lui.

24 Z. et li oisiaus, siconjou di.

BESTIAIRES (PL XX, XXIX, etc.).

Charchié 22 d’espèces 23 vent al liu'24,

Od 25 son bek alunie le feu;

Car tant fert sur la père 26 dure,

Que feus en sait 27 por aventure,

Que mult tost avive 28 etesprent Es espèces 29 et al sarment.

Quant li feus est clers et ardent,

Si se met enz 30 demein tenant ;

Si se art en poldre et en cendre.

Dunt vent li prestres por aprendre Cornent la bosoinne 31 est alée ;

La cendre trove amoncelée.

Et la départ 32 tôt suavet Tant que dedens trouve un vermet Que 33 done asez meillor34 odor Que rose ne nul 35 altre tlor.

Li prestres le lendemain vent Pur véer cornent se content 36 L’oisel qui est ja figuré ;

Al tierz jor est oisel formé 37,

Si qu’il ad 38 quanque 39 doit aver.

Al chapelein cline pur veir,

Puis s’entorne lez et joianz ;

Ne revent devant cinc cenz anz.

Por cel oisel devez entendre Nostre Seignor qui volt descendre Çàjus pur nostre salvement.

De boues odors finement Fu chargez quant en terre vint

22 Z. cargiés ; Y. chargez.

23 X et Y. espices.

24 X et Y. au leu.

23 X. o ; Y ou ; Z. à.

26 X et Y. pierre.

27 X et Y. saut.

28 X. alume ; Y. esvive.

29 X et Y. espices. ital. spezie, speziale,

30 Y. dedanz, démenant.

31 X et Y. besoigne.

32 Ecarte, sépare. Cf. infra, p. 138, note 23.

33 X et Y. qui.

34 X. mellor ; orthographe espagnole. Cf. infra, p. 186, note 2.

35 X et Y. nule.

36 X et Y. contient ; nous n’avons plus, et encore avec une notion un peu écartée, que contenance (attitude) ; ital. contegno. Les

Pur les prisons io que enfern tint;

En l’autel41 de la croiz sacrée,

Que 42 tant est duce et onorée,

Fu sacrefiez cist oisels

Qui al tierz jor resurt 43 novels ;

Mès plosurs ne le 45 volent creire Que la chose fût issi veire.

Il ont grant tort, ce m’est avis :

Quant l’oisel qui ad non Fénis Se démet et se mortefie,

Et al terz jor reprent sa vie,

Mult est à. creire plus léger De Deu qui tôt ad à juger;

Et 45 ceo qu’il dit en son sermon U ren n’ad 46 si vérité non.

Ceo dit Cil qui est vérité :

Jo ai, dit-il 47, la poesté

De poser m’aime 48 et de reprendre.

Veir dist, et veir nus fist entendre,

Si devom oïr et retraire;

Jo ne vint pas, dit-il, desfaire La lei, ainz la vint acomplir.

Et assumer 49 et aemplir.

Issi est li sage écrivain El règne del cel 50 soverein.

Qui de son trésor met avant Les viels choses et les novels Qui ensemble sunt bons et bels.

chimistes et les marins diraient dans diverses occasions assez semblables: comment se comporte, etc.

37 X. clamé. Il peut être appelé (ital. chiamato) oiseau.

38 X. Si a quanque il deit aveir.

39 Y. quanqu’il doit avoir.

40 Captifs, prisonniers, ital. prigione.

41 Y. auter.

42 X et Y. qui.

43 Ressuscita, ital. risurse ; lat. resurgere.

44 X. veulent.

45 X. ce que il dist.

46 X. où n’a rien se. Y. où il n'a se...

47 X. dist-il.

48 X. dme ; Y. arme.

49 X. assummer ; Y. assomier ; consommer.

50 X et Y. de (Y. dou) ciel soverain.

OBSERVATIONS

Que dire du phénix, sans répéter des indications déjà données cent fois? Pour éviter des redites fastidieuses, qu’il suffise de renvoyer aux travaux les plus récents qui ont résumé, ne fùt-ce qu’en partie, les recherches faites sur ce sujet. Cf. Rittershuys in Coripp., lib. 1, v. 350. — Tychsen, l. cit., p. 95-98. — Ad. Martini, in Lact. carm. de phœnice , p. 38-53, 106-109. — Leemans, l.cit. , 2/il-2à5; 3à9, sq. — G. Leopardi, /. cit., p. 271-283. — Vitraux de Bourges , n° 55 (p. 105, sv.).

MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

27 (Fig. AD).

LI PAPEGAIS *.

D’un oisel qui est apelés papegai. Phisiologes dist qu’il en i a de H manières, et li uns sont asés9 plus gentils que li autre. Si nos fait entendre que li vilain ont III dois à lor pies, et les gentils en ont VI à lor pies; et ben sèvent parler s’on les aprent. Si est uns petit oiseaus I poi graindre1 * 3 que une pie, et si a longhe keue comme de pie ; et il est tos versa I poi de bloue color entremellé. Si a corbe 4 bec et tort comme espreuers. Si het moult la pluie, et il set tant de sa nature que il s’en garde ben que pluie ne grant tempeste ne le souprent defors5 le bois là [où?] il liante et converse. Quer6 il est de tel nature que pluie li griève7 moult, et que sa color moult enlaidist ; et por ce s’en garde comme sages oiseaus.

Ensi est à entendre del home ; li uns est asez plus gentieus que li autres : c’est à entendre esperituelment à vivre et Deu crémir et servir totes ores et adès. Li hom qui si vit, est li gentieus papegai. Cil fuit la pluie et la tempeste d’infer; cist ne s’enbat8 mie defors le bos, il ne puet estre sopris 9 de tempeste. Li boni qui pèce c’est li vilains papegais; et cist est soprisen pluie et en tempeste que moult li griève et moult le enlaidist et tue par force d’orage. Il ne set où eskiver la tempeste, il est trop lcins de bos. C’est à entendre qu’il est sopris en péchié à sa fin, et muert en péchié et est perdus; et demore à tos jors en la iempeste d’infer entre diables.

1 Perroquet, esp. papagayo. Nulle menlion de cet oiseau dans R et S.

- Beaucoup, ital. assai. On trouve le latin satis employé avec celte signification au cinquième siècle.

3 Plus grand; nous trouvons ailleurs greignor, autre déformation du latin grundior.

4 Courbe, recourbé ; comme Courbe-voie.

5 Surprend dehors ; ital. di luori.

6 Car, lat. quare. Cf. supra, p. 114, note 98.

7 Lui nuit, franc, gréver, grief; esp. agravio.

8 S’abbat ? se pose. ital. imbatlersi.

9 Surpris. Nous avions plus haut souprent.

C’est une étrange idée que de transformer le perroquet en une sorte d’oiseau peint dont

les couleurs risquent d’être lavées par la pluie. Mais il ne serait pas impossible que ce fût le

résultat d’un emprunt fait sans intelligence à ce que S. Isidore ( Etymol . XII, cap. VII, 21; ed. Arevalo, t. IV, 91) dit de l 'Artlea, qui s’élève au-delà des nues pour éviter les orages; car

les belles couleurs de certains hérons auront peut-être donné lieu de leur appliquer les propriétés d’un oiseau qui paraissait rarement dans nos climats. Les Arabes, qui parlent d’un oiseau préoccupé de la crainte de voir le ciel fondre sur lui (ap. Bochart, L cit., lib. II, c/30 ; t. II, 341, sq.), pouvaient bien aussi, dans leurs fables ou leurs contes fantastiques, doter le papegai d’une préoccupation comique comme celle-ci. Mais je ne suis pas en mesure de suivre l’histoire naturelle sur le terrain de la littérature orientale; quelques ressources que j’y

BESTIAIRES (Pl. XX, XXIX).

soupçonne pour la solution de bien des problèmes fort anciens, où nous ne tâtonnons peutêtre sans résultat que faute de consulter l’Asie. Cependant il se pourrait qu’il y eût quelque chose à prendre dans une forme de ce récit qui est donnée par Albert-le-Grand (De animal. XXIIT, 2A ; t. VI, p. 6A5). Selon ce naturaliste, l’eau de pluie n’est nuisible au perroquet que comme breuvage. Ici encore « je m’en rapporte à ce qui en est. »

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28 (Fig. AE).

LI FORMIS.

Salemons 1 nos dist che que nos prennons garde del frémi 2; car ja soit3 ce qu’il soit petiset de petite forche4, moult repont5 et aporte de forment en esté.

Phisiologes dist que li formis ont III manières. La première est que quant il issent de lor fosse, il vont tôt ordenéement et quièrent les grains de quel semence que ce soit, et aportent en lor fosse. Et li autres formis qui vont quère les grains, et il n’en ont nul, et quant li wit6 encontrent les formis qui les grains aportent, il ne dient mie : Donés-nos de vostre blé7; ansi en vont querre par les traches8 aoes lor oes, et aportent en lor abit9. Et lor oes governent et garnissent si qu’il ne périssent par défaute dels.

Et puisque ces bestes10, qui sans entendement sont, se contiènent si sagement quenule ne remaint foie; tu, hom qui raisnable entendement as, ben dois ci prendre garde. Car les Y virges qui avoient raison furent foies par négligence, quant èles durent ensièvre 11 les Y sages et aprendre 12 en lor vaisiax de l’oille dont èles 13 ne quesissent par ( quenussent pas?) sofïraite '4. Quant èles distrent 15 : Donés-nos de vostre oil/e, ben dussent16 ensièvre le sens del fromi. Mais dementres 17 que èles en alèrent querre, li espous vint; si remestrent 18 comme foies defors, estaintes lor lampes. Ci (si?) devons nos garder que nos lampes soient garnies d’oille : ce est que nostre cuer soient (sic) plainde bones vertus et de bones oevres; que nos soions avoec l’espous, c’est avoec Nostre Seignor.

1 S. Saluions dist de petite chose qui a non le formi, que nous preiynes garde à lui.

2 Fourmi. Les Picards disent encore freniion; et les Lorrain, frémi.

3 Bien que. On peut reconnaître dans cette vieille locution un autre analogue du conciossiacliè des Italiens (p. 1A8, n. 9).

4 S. force.

5 Amasse, lat. reponit.

6 Vide (vuide); c’est à dire ceux qui ne sont point chargés, qui cheminent à vide. Peut-être aurais-je dû écrire vuit, de même que Euvungite. S. Quant li un encontre l un l'autre.

7 S. vostre anoine (annona).

8 R. traces, avec lor oes.

9 Habitation.

,0R. besteletes.

^R. ensuivre, lat. insequi.

12R et S. prendre ,

13 R. dont eles (cèles?) pristrent, que les ne quesissent pas soffraiteès V sages quant èles dist'-ent, etc. Je n’oserais pas assurer que je comprends très bien cette phrase.

14 Disette. Nous n’avons plus que souffreteux.

15 Matth. x.xv, 8.

16 Elles eussent bien dû ; ital. dovessero.

17 R. et S. endemenlicres. Cf. p. 19û, note 29.

18 Demeurèrent, restèrent; lat, remanserunt. Nous avons déjà rencontré plusieurs formes du verbe rrrnanoir, aujourd’hui totalement perdu pour nous, mais dont les Anglais ont conservé une trace dans leur remain.

MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

Quant li formismet ses grains en sa fosse, il les devise 19 en II parties; que l’une ne défaille en l’iver. Et tu, hom de Deu, part20 ensiu ( cnsil ) Eescriture en II parsdou viés testament21': ce est selonc l’estoire et selonc l’entendement22. Départ25 la vérité de la falseté24, descuevre25 les esperitels coses des corporels; garde l’esperitels sens qui vivifie, que tu ne périses26 de fain par la letre qui soit péri27 al jor d’iver : c’est à entendre al jor del juise, que li 28 Apostles distyors esperitels n’est29 mie corporels ; la letre ocist, li esperis vivifie. 30 Li juif ensievent lalètre de la viés loi, et les esperitels sens despisent. Por ce furent il ochieors51 des prophètes, et lor Segnor meisme livrèrent à mort; et por ce périsent32 il de faim de si aore53. Car il laisent le grain et le34 perdent [por?] la paille ; ce est qui55 laissent les esperitels sens por la letre.

19 Partage, divise. S. si les entame.

20 Partage. R. partit ansi ; lat. partiri.

21 R. l 'Escripture duviez Testament en II parties.

22 R et S. Cesperitel entendement.

23 Cf. supra , note 19. Nous nous servons encore de ce mot dans le langage chimique et métallurgique. S. depar (dépars), franç. se départir.

24 R... la vèritezde sa figure.

25 R. Dessoivre, sépare. Cf. supra, p. 125, note 8.

26 R. périsses.

MS. C

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