LA ODESTION DES PUITS FUNÉRAIRES
le-Roi près Paris, à Paris même sur l'emplacement des nouveaux bttiments de l'École des mines, à Châteaubleau {Seine-et-Mame), k Bayenghem-lez-Eperiecques (Pas-de-Calais), à Gourgé (Deux-Sèvres). Mes informations particulières m'ont appris qu'il en existe aussi en Limousin, en Gascogne, en Savoie. On est en droit d'affirmer, iTheure qu'il est, que ce fut un usag:e général dans la Gaule.
Des objections se sont produites. La plus spécieuse est tirée de ce que tous les puits contiennent en abondance de la poterie cassée, et que ces débris, que l'on trouve pêle-mêle, semblent mal s'accorder avec l'ordre dans lequel on prétend que le trou a été comblé. Mais cette difliculté n'en est pas une pour qui sait que, dans le rite funèbre des Gaulois, on cassait de la vaisselle sur la tombe du défunt, et que les tumulus contiennent toujours, en plus ou moins grande quantité, des débris céramiques. l'en citerais d'oii l'on en a tiré de pleines voitures. D'ailleurs, si la poterie se présente en morceaux dans les couches supérieures des puits, dans les couches inférieureson la trouve entière. Là sont des urnes, ordinairement protégées par des tuiles ou par des pierres qui forment autour du vase une petite cellule.
On a dit aussi que les os d'animaux, les coquilles d'huîtres et d'escargot, la ferraille oxydée, qui sont une autre partie du contenu de la plupart des puits, pourraient bien n'être que les balayures de la cuisine des grandes maisons. Mais des objets de toilette, des vases de bronze d'une parfaite conservation, des armes, un cercueil de bois, des résidus de bûcher renfermés dans les urnes entières, toutes ces choses, qui ont été fournies par les fouilles dont le Comité a reçu les rapports, peuvent-elles passer aussi pour des balayures de cuisine? Évidemment les débris animaux ont ici la même signification que ceux que l'on retire en non moins grande abondance des tumulus.
L'âge de ces sépultures a donné lieu à des discussions plus sérieuses.
La première fosse vidée à Troussepoil fournit une urne cinéraire de fabrication celtique; mais au-dessus s'étaient montrées la poterie rouge vernissée et les tuiles romaines ; mais, à côté, un autre vase contenait des moules k couler de la monnaie, et les types étaient ceux des empereurs depuis Tr^jan jusqu'à Julia Mamma^a. L'abbé Baudry n'eut garde de méconnaître cet indice chronologique. Les objets déposés avec les autres sépultures qu'il visita depuis ne l'ont pas autorisé à en faire remonter une seule au delà de l'époque des Antonins.
Ce sont: encore les monnaies des Antonins ou les caractères de Hndnstrie de leur temps qui ont apparu à Triguères, k Villeneuve-le- Roi, à Châteaubleau, à Bayen^hem, à Gourgé.
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