‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 107 sur 240 · partie qui est assimilée à un pied d'arbre ou à un fond de vase · texte numérisé non relu

partie qui est assimilée à un pied d'arbre ou à un fond de vase

^^^<f* -^wOnivt. Dans ma version française j'ai traduit par le pied.

^ea-t^;»ids par làlabase du trait, posant sur le sommet du chapiteau et

^J^*^*^ jiour prolongement sur un côté la patte dont je viens de parler.

^ ï*î^d, dans ma pensée, était lait à la façon d'une capsule. Quant

81 *-*~siit dont il était surmonté, les seules données que nous ayons à

™'*- ^"«J^et sont qu'il avait 69 centimètres de long, et qu'il était terminé

P*"^ ■*-a»i dard qu'il est permis de se figurer pareil à une pointe de

''**^*^^ - n faut supposer en outre une certaine ténuité du fer sous le

^'"** » jour qu'il ait pu fléchir comme on le raconte.

*'-*^ résumé, le piluni dont a parlé Polybe nous représente une

dépassant de beaucoup la taille d'un homme et composée de

.^-jarties d'^ale longueur, savoir : un manche ou hampe en forme

**^-*^«n, comme toutes les hampes; un renflement cylindrique ou

^*~^^^ tout le long duquel s'étendait une patte de fer; et enfin une

'*^ *i^ fer qui se rattachait à la patte et qui allait en s'amincissant

j'^ ."*»n dard ajusté tout au bout, La Qgure i de la planche II

,^*- ï*«ra toute obscurité à l'égard de ma définition. . ^^^*- **nsp<irtons-nous maintenant à présent dans les temps où finit j "^^^^;^ublique romaine. Les textes et les monuments vont nous monj^ ■*=S'un commun accord le pilum modifié dans plusieurs de ses ^ * *■ ^, mais non pas de telle sorte qu'il eût perdu sa physionomie

jij^^^,^ ^^ a d'abord dans Tite-Live une expression qui mérite qu'on s'y

Ig .»^ *^a. Décrivant la falarique employée au siège de Sagonte, et qui

^^*-^ également dans les légions romaines', cet auteur dit : « C'est

-g^^^^^'^it avec une longue hampe, faite au tour, sauf que le bout d'où

^*-^»-dt le fer était carré comme dans le pilvm\ » Voilà une indica-

^ Trite Lîve, XXXIV, c. 1*.

'~ V Falorlca eral raiMlle telam, hutlli obloogo, et cffitwa tereti, prêter-

anch.* troî^t

DigitizsdbyGOO'^le

312 LE PILUM DE l'

tion assez chire du chapiteau. Or, il est dit d'une manière ^nérale et absolue que cette partie était carrée dans le pilum : c'est donc que les règlements avaient fait cesser l'arbitraire en vertu duquel le chapiteau, du temps de Polybe, put être indifféremment rond ou carré.

Denys d'Haï icamasse et Plutarque nous fournissent d'autres traits à jouter à celui-là.

Nous tenons de Denys d'Halicamasse l'indication de la grosseur du manche. Le bois, nous dit-il, était de mesmre à remplir la main'; eo d'autres termes, il était comme une hampe ordinaire. On voit qu'il y a là une omission du ^enre de celle qui a été relevée tout à l'heure dans Polybe. Polyle n'a considéré, dans le bois, que le chapiteau, et Denys d'Halicamasse ne considère que le manche.

Quant au fer, le même auteur nous en fait la peinture rien que par le nom de bi^iche qu'il lui donne, et il estime que cette broche n'avait pas moins de trois pieds de long, soit 0'",87*. Cela ferait 18 centimètres de plus que la ti^^ de l'ancien pilum qui n'avait qu'une saillie de 69 centimètres au-dessus du bois ; mais cette augmentation n'oblige pas de supposer que la hampe eût été allongée à l'avenant. C'est plutôt le contraire qui avait eu lieu, puisqu'on lit un moment après, que l'arme entière, bois et fer compris, ne dépassait pas la longueur des javelots ordinaires'. Le fer avait pris cet accroissement au détriment du chapiteau, celui-ci ayant cessé d'être le tiers du tout.

Pour ce qui est du mode d'attache, Denys l'exprime par une phrase fort obscure, disant que la broche ajustée au bois s'élevait suivant la direction en ligne droite de chacune des deux extrémités : iSeXijxouç i-/i-nx Typoù^ovraç xxc' eùOsTov i-x.cnipsu tûv axpuv. J'étais bien embaT^ rassé par la dualité énoncée dans cette phrase, lorsque M. Ëgger m'a averti qu'un manuscrit, celui du Vatican, au lieu de k^atiptu w» ccxjMuv, portait èx 6at£p3u tùv ïxpuv. Dès lors il est permis d'entendre que le fer faisait saillie à l'un des bouts du bois, xat' eiÔ£T«v, après avoir longé le bois; et cette manière de parler, qui conviendrait a:i mode d'attache déduit de l'interprétation de Polybe, s'applique auisi bien à un autre dont va nous instruire Plutarque dans la Vie de Marius.

J'amène ici Plutarque, parce qu'il s'agit d'un passage que cet éci-

quaiu Bij eïlreniuui, unJc terruiu excloLikt, id sicut iu pUo quadratnm, ec. I.. XXI, c. 8.

1. S'jla mpoîi'nxi) Tt xal zïipoBÎiiiS^. Antiquiléi Romaina, 1. V, c *•.

2. TpiSiv où^' T|TTOv Ttoîûv oi6iif)oC( ô6(X(ijxo-j{ ï]i;ovia. Ihid.

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