OBSERVATIONS RELATIVES AU PILOU
parler de cette arme, est la bataille de Sulpicius Peticua contre les Gaulois, laquelle fut donnée l'an de Rome 397, 355 ans avant J.-C. Alors résulterait une cooséquence sur laquelle j'appelle toute l'attention de M- J. Kl. Comme le pilum d'Âppien ne ressemble pas mal à celui du monument de Saint-Hemy, il deviendrait difScile de contester à celui de Polybe, qui se placerait entre les deux, la forme que je lui ai assignée.
En voilà assez pour faire voir que l'ingénieux critique par les mains de qui j'ai passé n'a pas saisi le fil de mes raisonnements. C'est ma faute, assurément. Je n'ai pas dit assez longuement les choses. J'avais de quoi faire un volume de trois cents pages, et je me suis renfermé dans quarante. Au lieu d'établir une fois pour toutes les principes en vertu desquels je me proposais d'opérer, j'aurais dû revenir sur chacun à toutes les applications que j'en faisais, et épargner à mes lecteurs la tâche laborieuse de réfléchir; au lieu de passer sous silence les recherches qui ont été faites sans avoir conduit leurs auteurs au résultat que j'ai tiré d'un monument décisif, j'aurais dû insister sar tout ce qui a été dit avant moi et à côté de ce que j'avais à dire moimême : comme ces démonstrateurs soucieux d'occuper longtemps l'attention du public, qui promettent de faire voir une chose, et qui commencent par en faire passer sous les yeux cent autres étrangères à celle-là. C'est ainsi que l'on montre qu'on en sait long, et qu'on emporte la réputation d'érudit. Mais moi. Messieurs, je ne cherche point à passer pour un érudit. Mon unique ambition est de jeter sur la place les grains de vérité qui me tombent sous la main, et comme je suis tant soit peu Américain dans ma manière de voir, comme je pense que le temps est de l'argent, pour les savants comme pour tout le monde, je me suis toujours fait une loi d'élaguer de mes communications ce qui n'est pas le strict nécessaire. C'est un défaut, sans doute. Je le reconnais, et pourtant je ne sais pas si je parviendrai à m'en corriger.
Agréez, Messieurs, etc.
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RAPPORT
AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIODES BULLETIN DE LA SOQÉTÉ POLYMATfflQUE DU MORBIHAN
2' IBHISTRR 130S BT 1" SINISTRI 13fl6.
(RemÊt dtt Soeiitii lavaiUet, 1367. — BlbUogr., d° 1*3.)
A M. le docleuT Foutpiet est dû le rapport d'une fouille exécutée à )a Grrée-Mahë, hameau de la commune de Pluherlin. Déjà OD avait retiré de terre en cet endroit de nombreux débris romûns. En faisant dégager complètement ce qui jusque là n'avait été qu'effleuré, on a reconnu les fondations d'un édifice octog^one à double enceinte. On a jugé que c'était un temple, et on ne s'est pas trompé. La eella ou octogone intérieur a Ô^flG de diamètre dans œuvre, et l'octogone extérieur, séparé de l'autre par un intervalle de ^,26, présente une étendue de 5», 92 sur chacun de ses côtés. Un massif de maçonnerie indiquait qu'un perron et par conséquent l'entrée régnaient sur celui des côtés qui regardait l'Orient. L'appareil de la construction était soigné, mais les murs trop peu épais pour qu'on pût induire que l'édifice avait été voûté. On a ramassé dans les décombres des plaques de marbre et du stuc ainsi que des tuiles romaines.
M. Fouquet dit que le monument de la Grée-Mahé est le seul de son espèce dans le Morbihan, Peut-être serait-il sage de donner à cette aflirmation quelque chose de moins absolu, en expliquant qu'elle résulte des faits constatés jusqu'à présent; car qui oserait Jurer que les substructions d'un autre octogone n'existent pas ailleurs dans le même département *? Pour ma part, je suis tenté de regarder cette forme de temple comme assez commune dans l'ouest de la Gaule. Depuis trois ans j'ai déjà eu l'occasion de la signaler à deux reprises dans mes rapports au Comité, une fois d'après YAtmuaire de la Soccélé tfémuiation de la Vendée [octogone de Saint-Gervais de Beau-
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