MONUMENTS ROMAINS DE BRETAGNE
voir), et une autre fois d'après les Mémoires de la Société académiçtie de Maine-el-LMre (oclogone de la Provenchère, près Craon) '.
En 1859 on avait mis à découvert» au lieu de Kerhan [commune d'Arradon), diverses substructions d'une villa considérable. M. Galles a jug^ utile de lever le plan de ces ruines après de nouvelles fouilles exécutées en 1865. C'est toi^ours ce même ensemble de petites chambres carrées que des exemples sans nombre ont fait suffisamment connaître. Toutefois je remarque ici une circonstance qui ne se présente pas partout. Sur une galerie couverte de plus de 150 mètres de long, qui était tournée au couchant et, selon toute apparence, du côté d'un jardin, s'ouvraient seulement trois pièces spacieuses : une pièce carrée, de 5 mètres de cAté, k chaque bout de la galerie, et au milieu, une pièce de même mesure, agrandie par des absides sur trois de se« côtés. Le plan de cette dernière salle offre par conséquent la configuration d'un trèfle. C'est justement la forme des substrucUons d'où a été retirée la belle mosaïque de Blangy (Aisne), conservée aujourd'hui au musée de Laon, et c'est aussi le plan sur lequel un certain nombre de chapelles furent bâties à l'époque romaine, particulièrement dans le midi de la France. On peut se demander si la destination n'était pas la même du temps des Romains, en d'autres termes, si les chambres ou édicules à triple abside n'ont pas été des ictcellum.
Le rapport très succinct mais suffisant qui donne l'explication du plan des ruines, nous apprend que des monnaies de Gallien, Victorien, Constantin II et Constant ont été trouvées dans l'une des chambres de la villa.
Un mémoire de M. de Closmadeuc a pour objet de placer à 5 kilomètres au-dessous de la Roche-Bernard la station marquée Duretie sur la carte de Peutinger, quand c'est la Roche-Bernard même qui jusqu'à présent a passé pour être Duretie, Les arguments de M. de Closmadeuc sont :
1' L'époque certaine de la fondation de la Roche-Bernard que l'on sait n'exister que depuis le xf siècle ;
S" L'existence d'une voie romaine entre Nantes et Vannes qui, suivant sur presque tout son parcours la route impériale actuelle, s'en détache à la hauteur de la Bretèche pour arriver à la Vilaine en un lieu appelé le Passage et le Oué-de-t Isle ;
1. Afvuc det SocUtti lavantes, 3' série, t. IV, 186t, 2° semestre, p. 253, et 4* aËrie, l. II, IB65,2° semestre, p. 110. Voy, plus haut, p. 276.
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