MONUMENTS HOH&INS DE BRETAGNE 33S
3* Le danger qu'il y aurait eu d'établir un bac à la Roche-Bernard, à cause d'un récif qui est dans la rivière en cet endroit;
4° Les tbiles romaines et autres débris qui jonchent le sol en quantité infinie sur la rive droite de la Vilaine, dans la même direction que le passage.
Ce sont là de bonnes raisons et dont il y aura lieu de tenir compte pour la correction de la carte des Gaules.
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RAffORT
AU COMITË DES TRAVAUX HISTORIQUES COMMUNICATION DE MM. DE RING ET DE MORLET
UN BAS- RELIEF AMIQUË DÉCOUVEaT A STRASBOURG iRevue des Sociftis tavaiUts, 1863. — ibiiogr., n-ltS.)
En 1866, en démolissant une maison de Strasbourg, on trouva, parmi les matériaux qui avaient servi à ta construction de la cave, une dalle en grès, portant sur l'une de ses faces un curieux bas-relief. Le sujet consiste dans la représentation d'une divinité d'apparence orientale. C'est un personnage barhu, muni de deux paires d'ailes et n'ayant pour tout vêtement qu'un suéitgaculum.H tient de la main droite une clef et de la gauche un sceptre. Le crâne manque. Le front a été tranché au-dessus des sourcils, évidemment pour recevoir une coiffure postiche, qui devait être un diadème ou une tiare en métal. Un Hon passant est figuré derrière les jambes du dieu. Près de chacun de ses pieds on voit un vase retourné, dont la forme est celle d'un bol. Le vase voisin du pied droit est comme brisé. Il en sort un serpent qui s'enroule autour de la panse.
Le travail de sculpture est négligé; les formes sont ramassées et trapues, mais traitées avec une énergie et un sentiment du dessin qui indiquent une bonne époque. Il serait difGcile de faire descendre l'exécution d'un pareil ouvrage plus bas que le règne des Antontns.
La dalle est de petite dimension : elle a 70 centimètres de haut sur 40 de large. Il y a toute probabilité qu'elle fut encastrée dans l'atrium d'une maison, et qu'elle nous représente la divinité tutélaire du logis.
Le bibliothécaire de Strasbourg, M. Sauem, aussitât après la découverte de cette pièce, s'empressa de l'acquérir pour la joindre à la précieuse collection de sculptures antiques qui est annexée à son dépât. Le mythe figuré dessus était quelque chose de tout nouveau
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BAS-ttELlIIF AMriQUIî DÉllOUVERT A STRASBOURG 337
pour le pays. M. Sauem entreprit d'en donner l'explication. Il écrivit sur ce sujet un article étendu qui parut dans la Revue £ Alsace et qui fut communiqué au Comité par M. de Ring, l'un de nos correspondants du Bas-Rhin. Ce que M. Sauem disait du monument nous Ht désirer d'en avoir une représentation fidèle. La demande en fut adressée à la Société pour la conservation des monulnents de l'Alsace, demande ù laquelle M. de Morlet répondit obligeamment par l'envoi d'une pliotographie. Cette image ayant été renvoyée à mon examen, l'étude que j'en ai fait m'a inspiré des doutes sur la 'égitimité de l'attribution proposée par le savant bibliothécaire de Strasbourç.
"• Sauem voit dans le bas-relief un monument du culte de Mithra, Les attributs du personnage lui ont rappelé la divinilé à tète de lion àa'OX. U y a une statue au Vatican et une autre au musée d'Arles. Le tap^rocliement me semble très acceptable; mais l'assimilation du dieu à tète de lion avec Mithra Test beaucoup moins. C'est une conjecture de Visconti et de Lajard, que les archéologues de notre temps ont vejetêe. La figure à lète de lion est considérée aujoui'd'liui comme celle du dieu Eon, dont les Grecs avaient fait un fils de Saturne, Ce aieu (^talt d'origine babylonienne. Dans la mythologie d'oîi il est issu, / *''**it moins un dieu qu'un génie. Il appartenait à une classe d'ôti-es imei-m^Qjgji^g qui i-emplissaient le même office que les anges dans tes livrtis saints, et que l'on voit constamment représentés avec deux Ç»>vea d'ailes sur les monuments de Ninive et de Babylone. Le personuage du bas-i-elief de Strasbourg, qui porte l'attribut si caraclensiiqyg des quatre ailes, serait donc la représentation d'Eon, ou "■^■i Eon, adopté comme divinité tutélaire par la secte mystique •lOûV quelques adeptes, mariant les dt^mes chrétiens avec les leurs, tondèrent le gnosticisme au milieu du ii° siècle de notre ère.
Comme je n'ai pas la prétentiou de décider la question, et qu'elle me parait digne d'une étude approfondie, je propose au Comité de faire exécuter, d'après la photographie, une gravure qui mettra les érudits en état de discuter avec fruit sur le monument. (Voy. PI. IV.)
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D'UN PEUPLE ALLOBRIGE